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« Le basket-ball se porte mal de nos jours dans notre pays… » estime M. Sakoba Keita, Président de la Fédération Guinéenne de Basket-ball

M. Sakoba Keita est le président de la Fédération Guinéenne de Basket-ball. Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, il revient entre autres sur les maux dont souffre la fédération dont il préside, mais aussi la cause de la défection de l’équipe nationale féminine (U-18) au championnat d’Afrique.

Présentez-vous et parlez-nous de votre carrière au sein du basket-ball ?

Je me nomme Sakoba Keita,  président de la fédération guinéenne de football depuis novembre 2011. Auparavant j’étais membre du bureau sortant en tant que président de la commission d’organisation. Aussi je suis ancien président d’un club de basket-ball. Parlant de ma carrière, j’ai été joueur de basket-ball. J’ai joué un peu en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.

Etant la deuxième discipline sportive la plus pratiquée dans le monde, comment se porte actuellement le basket-ball dans notre pays ?

Le basket-ball, je dirai se porte mal de nos jours dans notre pays. C’est un sport qui a besoin d’infrastructures modernes. Malheureusement nous disposons d’infrastructures très vieilles héritées de l’ère Sékou Touré. Donc il faut vraiment, si nous voulons des résultats dans l’immédiat, qu’on s’attelle d’abord à changer ces équipements. Le basket-ball a besoin de beaucoup d’électroniques et du matériel pour pouvoir concurrencer les pays limitrophes.

Faites-nous un briefing sur le parcours de nos deux équipes nationales (féminine et masculine) depuis votre élection à la tête de cette discipline ?

Vous savez le combat est entier au niveau du basket-ball. Non seulement il existe au niveau organisationnel, mais aussi au niveau des participations à l’étranger.  Je vous dis c’est un parcours de combattants. C’est un dossier que tu prends et tu montes les escaliers au ministère du budget, à la primature, à la présidence…Donc jusqu’à ce jour franchement le constat est amer. Le seul point positif qu’on a aujourd’hui, c’est qu’on a déjà pu bien former nos jeunes. Même si notre dernière participation a été avortée pour des raisons d’administration. Mais on ne perd pas d’espoir. On sait dans un proche avenirla Guinéeoffrira à ses athlètes de très bonnes conditions de voyage et de participation aux différentes compétitions.

Beaucoup d’observateurs estiment que l’Etat guinéen se consacre seulement au niveau du football au détriment des autres disciplines. Qu’en est-il de votre avis ?

C’est aussi un problème en Guinée. Lors des entretiens qu’on a eus, les journalistes ne constatent pas. Ils nous font dire des choses pour nous mettre en mal avec l’Etat, et vous savez qu’en Guinée, les gens sont rancuniers. Les gens n’oublient pas. Il suffit de dire la vérité ici. On dit que tu as insulté. Donc je vous repose la même question. Quel est votre constat ? Si c’est le basket-ball qui est favorisé ou bien si c’est le football.

Quels jalons avez-vous posé pour la réussite des jeunes qui n’ont d’autres ambitions que de devenir des basketteurs de renommée internationale ?

Je crois que le rêve est permanent. Je vous signale que cela faisait déjà trois ans qu’il n’y a pas eu de compétitions au niveau national. Mon slogan de campagne, c’était organisation des compétitions. Le pari était faux parce qu’on a reçu aucun centime au département de sport. On s’est battu avec des personnes et des partenaires sociaux qui nous ont poussés et aidés. On a pu organiser le championnat national. C’est un bilan  qui est déjà satisfaisant.

Qu’est ce qui a causé la défection de l’équipe nationale féminine (U-18) pour la participation du championnat d’Afrique de la catégorie à Dakar ?

Comme je le disais la procédure est impossible. Pour le problème de voyage si c’est l’équipe A du syli qui doit jouer, le décaissement se fait même avant la procédure. Parfois même vous apprenez sur les ondes que les joueurs ont reçu leur prime. Nous, les primes quand on les reçoit, c’est trois à quatre mois après les compétitions. Donc on s’endette le plus souvent quand on voyage. Mais cette fois-ci c’était risqué pour nous de s’endetter sans voir le ministère des sports et autres. Le remboursement n’était pas garanti. Nous n’avions reçu aucun Franc pour l’organisation de nos activités. Nous avons donc évité de prendre ce risque parce que nous avons un nouveau championnat qui se pointe à l’horizon au mois de Novembre. C’était très hasardeux donc pour la fédération de s’endetter sans garantie. Voila pourquoi nous avons déclaré forfait pour éviter d’aller se faire humilier à l’étranger. Vous savez le sport demande de gros moyens. Un voyage demande l’achat de billets d’avion aller et retour pour tout le monde, des frais de restauration et d’hébergement… C’est tout un paquet d’argent. Et quand cela n’est pas disponible aller à l’étranger, c’est hasardeux.

Votre mot de fin ?

Je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer dans les colonnes de votre magazine. Mes remerciements vont à l’endroit de la presse sportive guinéenne qui nous a accompagnés durant toutes ces compétitions. Et j’espère grâce à Dieu l’année prochaine on pourra mieux servir le basket-ball à la jeunesse.

Interview réalisée par Boussouriou Doumba

(In Magazine Vision-jeunes, Parution N°003/Octobre-novembre 2012)

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