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L’Afrique de l’Ouest connaîtra la croissance la plus rapide du continent en 2013/14

En 2012, les performances de la croissance ont été très inégales sur le continent. Les pays exportateurs de pétrole ont enregistré une progression du PIB bien supérieure à celle des pays importateurs – un résultat qui s’explique en grande partie par la reprise de la production en Libye. Cet avantage devrait se confirmer en 2013 et en 2014, même si l’écart avec les pays importateurs s’amenuise peu à peu.

L’Afrique de l’Ouest devrait poursuivre sur sa lancée, avec un taux alerte de 6.7 et 7.4 % en 2013 et 2014, ce qui fait d’elle la région la plus dynamique du continent. La croissance s’appuie sur les secteurs pétrolier et minier mais aussi sur l’agriculture et les services et une demande solide, tirée par la consommation et les investissements. Le Nigeria devrait enregistrer des taux de croissance respectifs de 6.7 et 7.3 % en 2013 et 2014, alors que l’on attend des taux moyens supérieurs à 8 et 9 % pour le Ghana et la Côte d’Ivoire. Dans la plupart des pays de la région, la croissance devrait repartir en 2013/14, à plus de 5 %, même si ces bons chiffres ne concernent pas le Bénin, le Cap-Vert ou la Guinée-Bissau.

Avec le redémarrage de la production et des exportations de pétrole, le PIB de la Libye a rebondi de 96 % en 2012, dopant la croissance de l’Afrique du Nord, qui atteint 9.5 %, après une année 2011 de stagnation. L’incertitude politique et la morosité de la conjoncture internationale devraient pénaliser la croissance en Égypte, à 2 % en 2013 puis à 3.5 % en 2014 – un rythme inférieur aux niveaux d’avant la révolution. Après une croissance négative d’environ 2 % en 2011, l’économie tunisienne a rebondi en 2012 de plus de 3 %. Elle devrait conserver cette trajectoire haussière en 2013, autour de 3.5 %, qui s’accélèrera en 2014, à près de 4.5 %. Le Maroc et la Mauritanie conserveront un rythme de croissance alerte en 2013/14, avec des taux respectifs moyens de 6 % et pratiquement 5 %. En Algérie, le rythme devrait se renforcer, à plus de 3 % en 2013 et à 4 % en 2014, contre 2.5 % en 2012.

La plupart des pays d’Afrique de l’Est – notamment l’Éthiopie, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie – sont sur une trajectoire de croissance soutenue, entre 5 et 7 % environ pendant la période de prévision. Au Kenya et sous réserve que les élections n’entraînent pas de remous, la croissance devrait s’établir à 4.5 % en 2013 avant de s’accélérer à plus de 5 % en 2014. Au Soudan, l’économie a été à la peine après la sécession du Soudan du Sud. Le PIB s’est contracté en 2012 et ne devrait progresser que de manière modérée en 2013, avant de remonter en 2014.

En Afrique centrale, le PIB devrait continuer sur sa lancée et gagner 5.7 % en 2013 et 5.4 % en 2014, soutenu par des taux de croissance supérieurs à la moyenne en RDC et au Tchad. En RDC, ce dynamisme est à imputer aux mines, à l’agriculture et à la construction. Mais pour assurer une croissance durable, le pays va devoir améliorer sa stabilité politique et la sécurité dans l’Est du territoire, où la situation a profondément perturbé l’activité économique. Au Tchad, la production pétrolière et l’agriculture sont les deux moteurs de la croissance.

En Afrique australe, les prévisions tablent sur une progression d’environ 4 % en 2013 avant une accélération à 4.6 % en 2014, grâce au dynamisme de pays comme l’Angola, le Botswana, le Mozambique et la Zambie. Le Malawi sortira sans doute de la crise économique qui l’a plombé en 2012 pour renouer avec une croissance solide. Les performances de l’Afrique du Sud en 2012 ont été affectées par des grèves importantes dans le secteur minier et par la récession dans la zone euro. Avec la reprise de la demande mondiale et des politiques macroéconomiques de soutien, l’économie sud-africaine devrait redémarrer en 2013 et en 2014. Le Zimbabwe continue d’enregistrer des taux de croissance positifs, supérieurs à 5 %. Mais du fait de la crise économique qui a entraîné un recul de la production jusqu’en 2009, le PIB en volume à fin 2014 devrait rester inférieur d’un quart à son niveau de 2001. Le Swaziland conserve son statut de lanterne rouge de la région et du continent tout entier. Tous les secteurs sont en berne, même si de meilleures conditions météorologiques devraient améliorer la production agricole. Les mesures d’austérité introduites après la crise budgétaire ont contribué à redresser le solde budgétaire du pays, tout en déprimant la demande à court terme (pour un détail des performances économiques des régions et des pays africains.

Source: Perspectives économiques en Afrique

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