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Fria sous perfusion, un ressortissant en appelle à une synergie d’actions entre ses fils

La ville de Fria est plongée depuis le 3 avril 2012 dans une crise sociale jamais enregistrée dans son histoire due à une grève ouvrière. Ce qui amène les enfants de cette préfecture aujourd’hui à redoubler d’efforts pour consoler la galère des friakas. Plusieurs actions sont entreprises ça et là par l’Association des ressortissants et sympathisants de Fria (Arsyf) qui se bat pour redonner espoir à ces populations.

SOUL BAHDans cette entrevue qu’il nous a accordée, le président de cette structure se penche sur le mobile qui a prévalu à la création de cette ONG qui se bat sur tous les fronts pour la bonne cause de cette ville. Souleymane Bah énumère également les réalisations à l’actif de l’Arsyf, avant d’en appeler à la conjugaison des efforts pour mener à bien le projet visant à sortir Fria de cette impasse. Lisez !

VisionGuinee : Vous êtes président de cette ONG qui se bat depuis plusieurs années pour la noble cause de Fria. Qu’est ce qui a motivé la mise en place de cette structure ?

Souleymane Bah : Je dirai d’abord que l’Arsyf est une association créée plusieurs années avant la crise. C’est comme si on voyait les choses venir. Nous l’avons créée dans les années 2005-2006 en Belgique. Et nous l’avons fait grandir à travers le monde, notamment en France, aux Etats-Unis, au Canada, et en 2008, en Guinée. Notre vision de départ était très claire : unir les enfants de Fria à travers le monde pour la cause du développement de la ville. Parce qu’on a compris qu’on était beaucoup en retard en termes de vie solidaire, en termes de solidarité entre les enfants : solidarité orientée vers le développement. C’est vrai qu’on aime beaucoup la ville. Chaque fois, on se rencontre, on s’amuse ensemble. On a rarement uni nos efforts pour la cause du développement. Parce que les citoyens étaient suffisamment, je ne vais pas dire riches, mais chacun se suffisait dans son petit coin. Et on n’a jamais pensé que ça allait venir. Arsyf donc a été créée dans cette optique pour recadrer cet élan de solidarité et l’orienter vers les actions de développement. C’est ça l’objectif de l’association. Et depuis qu’elle a implanté ses racines en Guinée, l’objectif est dorénavant de construire des projets de développement pour faire bénéficier la ville de Fria, amener les gens qui ne sont pas de Fria, qui sont en Guinée ou à l’étranger, à découvrir Fria à travers un partenariat avec les acteurs locaux afin d’amorcer un nouvel élan de développement en concert avec l’évolution du monde.

Près d’une dizaine d’années depuis sa création, quelles sont aujourd’hui les réalisations à l’actif de l’Arsyf ?

A notre actif aujourd’hui, nous avons déjà consolidé un réseau de coordination à travers la Guinée. Arsyf a son siège à Fria. Elle a un bureau de travail à Conakry, au marché de Koloma. On a un bureau à Kamsar, un à Mamou et dans les communes rurales de Fria comme à Tormèlin, à Banguini. Ça, c’est côté réseau.

Nous avons mis en place une institution managériale que je dis assez démocratique, qui travaille de manière participative pour créer des projets et chercher des préfinancements et les réaliser de manière participative à Fria. Un nouvel élan s’est enclenché depuis la survenue de la crise en 2012. On a dit que si jusqu’ici on a été visionnaire, en pensant que ça allait venir. Maintenant, c’est venu. Alors, il faut recadrer les choses.

La première chose qu’on a faite, a été de chercher à unir la Société civile. On est passé par des structures accréditées à cet effet. On les a mises en synergie, et nous avons défini un plan d’action à suivre à court, moyen et long termes. Aider vraiment Fria non seulement à juguler les effets de la crise, mais également contribuer à la nouvelle orientation économique qu’on veut mettre en place. Donc, en partenariat avec une association, les actions de court et moyen termes ont été rapidement démarrés. On s’est mis sur le terrain pour demander aux partenaires, aux bonnes volontés d’intervenir pour la cause humanitaire. Et des gens qui travaillaient, comment ils gagnaient leurs vies. Ils se retrouvent dans une situation de faim, de misère, il faut les aider surtout sur le plan alimentaire pendant les moments les plus creux comme le mois de Ramadan par exemple.

Ça fait 3 ans maintenant, chaque mois de Ramadan avec beaucoup de succès, on arrive à collecter des denrées alimentaires, et aussi à attirer l’attention d’autres partenaires qui viennent eux livrer directement les denrées sans forcément passer par Arsyf. Parce que l’objectif est que ça aille aux destinataires. Même si ça ne passe par nous, ce n’est pas un problème.

Egalement sur le plan scolaire, nous avons rapidement fait une étude, parce qu’avant d’inviter les partenaires à s’impliquer, il faut d’abord faire une étude réaliste, montrer que le problème est là et donner des pistes de solution pour dire voilà où ça fait mal, où il faut appliquer le remède pour que le soin soit le plus efficace possible. On a révélé que les élèves de Fria sont exposés aux risques de perturbation scolaire. Donc, il fallait faire une intervention d’urgence afin de faire quelque chose. Vous savez, Fria était une ville luxe où les gens préféraient envoyer leurs enfants dans l’enseignement privé. Et d’un seul coup, ils se sont retrouvés incapables même de payer leurs scolarités. Les enfants, une bonne partie, la tentation c’est de revenir au public ou de quitter carrément Fria. Le public ne pouvant pas accueillir tout le monde, on assiste à un autre problème de table-bancs, de fournitures scolaires, des élèves qui mangent pas à leur faim, donc, qui ne peuvent pas aller convenablement à l’école, parce que tout simplement ils ont faim. Alors, il fallait réellement faire quelque chose. On a fait un rapport qu’on a soumis à nos partenaires. On a fait la restitution à la Maison de la presse. Aujourd’hui, de plus en plus, on voit des fournitures scolaires aller à Fria, des dons par ci, des dons par là. On a dit que tout cela c’est grâce à ces efforts d’alerte qu’on a entrepris dès le départ.

Côté éducation toujours, nous nous sommes dit qu’on peut aussi mieux faire en créant une nouvelle motivation chez les enfants. Donc, nous avons réhabilité une vieille compétition, un vieux tournoi qu’on appelait scolympiade. On l’a réhabilité à Fria depuis 3 ans maintenant. Chaque année, on met des écoles en compétition dans le but de détecter les la meilleure école,  meilleur élève, meilleure fille, meilleure équipe, de manière à créer un engouement avec l’octroi des cadeaux, des fournitures. Par exemple, l’année dernière, c’est une équipe 100% féminine qui a remporté le tournoi. Il y a eu beaucoup d’encouragements. Et pour montrer tout le sérieux, c’est parmi ces filles-là qu’est sortie la première de la préfecture à l’examen d’entrée en 7è. Comme quoi, quand on est bien, on est bien. Et ce tournoi est devenu un véritable indicateur, je vais dire détecteur de talent. Parce qu’à deux, le meilleur élève est venu de là sur 3 éditions. Ce qui est assez encourageant.

Aussi, nous avons créé une bibliothèque qu’on a baptisée Martin Luther King, parce qu’on l’a mise en place grâce à un partenariat de deux ONG occidentales : l’une a apporté les ouvrages et l’autre a apporté les compétences techniques pour mettre en place une bibliothèque, parce qu’on a vu que la bibliothèque préfectorale ne fonctionnait pas comme on l’aimerait et le mécanisme de gestion mis en place ne convenait pas à notre goût. Et que nous n’avions aucun programme pour changer cela. Nous nous sommes donc dit que pour accompagner les enfants de Fria, il vaut mieux créer notre propre bibliothèque que prendre ces livres-là et leur donner ; ils ne savent pas comment les exploiter, de créer un cadre où on va mettre des éducateurs à leur disposition. Ils viennent, on leur apprend comment consulter un livre. Aujourd’hui, quand vous venez visiter la bibliothèque, vous serez très content de voir que les enfants s’intéressent beaucoup à la lecture. Et bientôt, nous allons mettre un  mécanisme qui va permettre chaque fin de mois d’organiser un tournoi de lecture, un concours de dictée, d’analyse documentaire en partenariat avec la radio locale, dans l’intention que tous ces concours vont encore créer de l’engouement. Les autres enfants vont écouter et auront la tentation de venir s’inscrire à la bibliothèque, se mettre à la lecture, à la dictée.

Egalement à notre actif, nous avons mis en place un site Internet certainement que vous connaissez bien : c’est le www.arsyf.info. L’objectif c’est d’informer sur les populations sur des activités à la base. Puisque les principaux sites de la Guinée s’intéressent beaucoup plus à la vie politique nationale qu’à la vie des citoyens à la base qui contribuent au développement du pays. Donc, notre ligne éditoriale à nous, ce sont les activités associatives, communautaires et vraiment tous ces efforts de développement que ces citoyens entreprennent à la base. On a du mal un peu à mettre le site dans le plein objectif, mais en fin 2014, on s’est fixé un objectif ; celui d’avoir les 1000 visiteurs. Et aujourd’hui, on est dans les 1.300, on peut dire que cet objectif est déjà dépassé. Nous allons nous fixer de nouveaux objectifs encore plus ambitieux. On aura besoin des services de personnes de  qualité pour nous aider à atteindre ces objectifs. Pour l’instant, les moyens peinent à venir, mais j’espère que bientôt les mettre en place.

La ville de Fria vit au rythme d’une crise sans précédent de son histoire depuis deux ans maintenant. Aujourd’hui comment est vécue cette situation dans cette préfecture ?

Toujours difficile, toujours pénible ! Nous vivons sous perfusion, parce qu’aujourd’hui, c’est les dons venant de par ci et par là. Et chacun veut faire un don à Fria, tant mieux ! On ne le refuse pas. Mais la meilleure solution qu’on puisse apporter à cette ville aujourd’hui, c’est de créer de nouvelles activités. C’est pourquoi nous, côté Arsyf, on s’est donné comme objectif de recadrer nos actions en faisant beaucoup moins de gestes humanitaires, en privilégiant beaucoup plus le développement durable, avec des projets à impact plus durable.

Aujourd’hui, nous sommes en train d’entrer en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans un cadre de réinsertion des anciens travailleurs à travers des micro projets conçus par certains anciens travailleurs, qu’on va essayer de soumettre aux partenaires au développement pour des projets générateurs de revenus. Mais aussi définir un nouveau cadre en partenariat avec les autorités locales, définir un cadre concerté entre les gouvernants locaux et la Société civile locale de manière à attirer plus d’institutions de développement vers Fria pour plus de projets et développer plus d’esprit d’entreprise. Je vous informe également qu’on a bâti une nouvelle équipe de football qui ne vient pas concurrencer l’équipe préfectorale, qui vient plutôt la compléter. On l’appelle Arsyf foot club. On a déjà l’agrément régional. On se bat pour avoir l’agrément au niveau de la Féguifoot pour qu’on soit inscrit dans les compétitions nationales. Donc, là aussi, on est très motivé là-dessus. C’est notre façon d’enlever les enfants dans la rue vers le terrain, de manière à les éduquer davantage. A la fin, c’est un objectif d’académie sportive qu’on veut mettre en place, mais nous allons pas à pas.

Il y a une ONG dénommée ‘‘Fria relève-toi’’ qui vient de lancer une campagne de collecte de kits scolaires pour les drainer sur la ville de Fria. Quels sont les rapports de l’Arsyf avec cette ONG ?

A priori, tous les enfants de Fria conjuguent le même verbe. L’avènement de Fria, relève-toi est une bonne chose pour la ville de Fria, parce que plus il y a d’associations qui peuvent aider, mieux c’est. Ce qu’on a juste regretté un peu, c’est qu’au départ, c’était un projet dont nous avons contribué à la conception. Parce qu’on a été approchés par les premiers concepteurs. On s’est convenu un certain nombre de démarches à faire ensemble. Après, on s’est rendu compte que les choses ne se déroulaient pas de manière concertée. Plutôt, les acteurs ont continué dans leurs démarches. Et chaque fois nous, on nous mettait devant des résultats accomplis. Mais malgré tout, on a supporté, on a continué à appuyer, apporter ce qu’on nous demande. Parce que c’est quand on te demande de contribuer que tu le fais. Si on ne demande pas, tu ne peux que prier pour que ça marche. Donc, ils ont fait une chanson qui est formidablement bien faite, qu’on a appréciée. Et personnellement, j’étais invité lorsqu’on la mettait à la disposition du public. J’ai apporté ma contribution. Je pense qu’au départ, c’était orienté vers la santé. Ce jour, j’ai eu à énumérer des difficultés dans le domaine de d’éducation. Je pense que c’est à ce jour qu’ils ont été davantage déterminés à aller vers les kits scolaires. Quand on a eu ces kits, ils ont été remis aux autorités locales de Fria. Et d’un seul coup, ce projet a été transformé en ONG. Donc nous, au niveau de l’Arsyf, notre position est de nous mettre en partenariat avec cette ONG pour qu’on ait des actions plus concertées. Ce que nous craignons, comme ils sont sur le terrain pour demander de l’aide auprès des partenaires pour aider Fria et qu’Arsyf faisait la même chose, il ne faudrait pas que les gens aient le sentiment que les enfants de Fria sont divisés ou qu’il y a de la concurrence entre les deux structures. Nous, on s’est dit que les actions de terrain, on va laisser Fria, relève-toi continuer de le faire. C’est-à-dire, demander des dons et autres, de le faire au moins de manière à ce qu’il n’y ait pas deux structures sur le terrain. On va les laisser le faire tant quand ils sont engagés à le faire. Mais dès qu’on sentira que c’est une première opération qui a réussi, et que la continuité n’est pas là, on sera obligé de revenir encore sur le terrain pour aider. Mais, on ne doit pas se permettre d’avoir deux ONG de Fria sur le terrain à aider les populations. Ce serait très mal dès le départ. On va bientôt engager des discussions avec les responsables de la nouvelle structure de manière à ce qu’on ait des actions plus concertées. S’il faut le faire, on développe un partenariat, soit on développe un partenariat où le rôle de chaque structure est défini. On va ensemble sur le terrain, on fait des opérations, on les partage ensemble. Mais si on voit qu’ils tiennent à aller seuls, on sera obligé de les laisser aller. Et nous, on va se focaliser sur autre chose, puisqu’à mon avis, il y a présent d’autres choses que ces dons sporadiques, ces dons ponctuels que tu consommes tout de suite et tu oublies demain. Je puis vous dire qu’on est engagé plus vers de nouvelles orientations. Je ne sais pas si vous avez remarqué l’année passée, on a fait venir à Fria beaucoup d’étrangers venant de la France, notamment on a reçu 11 bénévoles français qui sont venus au compte de la mission Guilde, qui nous ont aidé à concevoir des projets qu’on est en train de soumettre pour nous aider. On veut que Fria soit jumelée avec d’autres villes à travers le monde. On veut que l’association de Fria soit en concert avec les autres associations guinéennes et étrangères. C’est ce que nous cherchons à faire maintenant. On fera de moins en moins de dons, parce que les gens ont l’impression que les enfants de Fria sont en train de devenir des fainéants qui quémandent au lieu de se mettre au travail. On s’est dit donc qu’il faut transformer notre intelligence de manière à créer des projets à impact durable.

Vous avez un appel à lancer à l’endroit de cette jeunesse de Fria ?

A cette jeunesse, je vais d’abord dire que cette association est devenue une institution que je vais dire bientôt internationale. On a depuis longtemps traversé les frontières guinéennes, parce qu’on a commencé à l’étranger avant d’être en Guinée. Donc, de continuer à faire confiance en Arsyf. S’ils ont des éléments d’incompréhension, qu’ils viennent partager avec les dirigeants et les membres d’Arsyf pour qu’on trouve une nouvelle dynamique, parce qu’on n’a pas la prétention d’être parfait sur le terrain. Forcément, on a beaucoup de faiblesses. Et ce sont les jeunes de Fria qui peuvent nous aider à corriger ces faiblesses. Car, s’il y aujourd’hui une grande structure qui peut parler au nom de tout Fria, c’est une fierté pour l’ensemble des friakas. Il ne doit pas y avoir de jalousie entre les structures. Au contraire, il doit y avoir un partenariat entre elles.

Ensuite, les gens doivent être créatifs, créer des projets,  chercher des partenaires et amener des projets à Fria,  surtout nos amis qui sont à l’étranger. Au lieu de cotiser à hauteur de 5 euros, 10 euros et envoyer toujours à Fria, il y a des grandes structures aujourd’hui là-bas, des institutions de développement qu’on peut amener à Fria de manière à construire Fria avec les structures de la ville. C’est beaucoup plus efficace que les actions sporadiques que les gens font sur le terrain. C’est vers ça que je vais inviter la population de Fria, notamment les travailleurs, de ne pas rester les bras croisés, mais plutôt, créer des projets. Ils ont beaucoup de compétences, beaucoup de talents. Mais malheureusement, la dépendance qui s’est construite vis-à-vis de l’usine au fil du temps, a fait qu’ils sont restés bras croisés. Aujourd’hui, je salue tous ceux qui ont pu trouver un nouvel emploi. C’est très bien. Mais ceux qui sont restés, il faut encore qu’on retravaille. Et surtout, chacun doit savoir que même si tu trouves un emploi en dehors de Fria, il faut faire de sorte que tu crées une nouvelle action à valeur ajoutée que tu dois ramener à Fria. Même si c’est un seul jeune que tu embauches localement, tu auras contribué au développement. Moi personnellement, je m’engage vers de nouvelles initiatives privées pour aider à apporter quelques investissements à Fria. J’ai commencé déjà avec de petites actions, et je suis en train de voir d’autres partenaires, des amis qui peuvent m’accompagner à ce qu’on bâtisse une nouvelle entreprise dont le siège sera à Fria et dont les intérêts seront tournés vers Fria pour trouver à ce qu’on montre l’exemple. Parce qu’à travers l’association, on donne beaucoup de théories, il faudrait qu’en pratique, on donne un exemple. J’ai oublié de vous dire tout à l’heure qu’on a lancé nos activités agricoles depuis maintenant deux ans. Nous cultivons de l’arachide, du manioc. Et on va élargir cela au fur et à mesure sur la culture maraîchère pour montrer l’exemple à la fois parler et aussi agir.

Un mot pour conclure

Je terminerai cette entrevue par vous remercier d’avoir accepté de me recevoir sur vos lignes et de me donner la parole pour m’exprimer sur ce sujet d’une importance assez stratégique. Nous encourageons qu’il y ait plus d’associations actives et dynamiques à Fria. Mais davantage, nous encourageons que toutes ces associations se mettent en partenariat, ne pas aller seules, aller ensemble et profiter des expériences de l’Arsyf sur le terrain.

Réalisée par Mady Bangoura pour VisionGuinee.Info

00224 664 29 48 51/mady.bangoura@visionguinee.info

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