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‘‘Je ne suis pas un imbécile pour qu’on me marche sur la tête’’, déclare Antonio Souaré

Le coup d’envoi de la finale de la super coupe jouée entre le Horoya athletic club et l’A.S Kaloum le weekend dernier avait connu un léger retard. Cet état de fait s’explique par la furie du président du club Horoya qui s’est senti trahi et léger dans l’affichage des supports de communication des deux adversaires sur le terrain.

Antonio Souaré

Antonio Souaré

Il vient d’offrir une conférence de presse au cours de laquelle il a éclairé la lanterne des uns et des autres sur la question. Gêné d’explorer cette piste qui avait pourtant été dépassée il y a quelques jours, Antonio Souaré répond :

‘‘Je ne voulais pas du tout revenir sur ça. L’incident était clos. Mais comme vous avez posé la question, je vais éclairer un peu l’auditoire. Tout simplement, c’était un problème d’image. J’aime dire toujours aux gens et il faut qu’ils comprennent qu’en matière de communication, quand on parle de sponsoring, il est différent du mécénat’’, a-t-il tout d’abord tenu à clarifier.

Il y a eu deux sponsors pour la saison sportive écoulée : le premier pour le championnat national, et le second pour la coupe nationale. ‘‘Ce qui est d’ailleurs une première en Guinée, parce que la coupe nationale n’a jamais eu de sponsor par le passé’’, rappelle M. Souaré.

Une compétition étant régie par des lois et des règlements, il était clairement dit que la super coupe n’a pas de sponsor. Ceci étant, les deux sociétés qui ont été des sponsors, pouvaient communiquer sur la finale. Et que la super coupe n’est organisée que par la Fédération guinéenne de football a fait remarquer le président du club de la banlieue doublé de responsable d’entreprises.

Rentré de Malabo à 48 heures de la rencontre, pour assister la finale, Antonio s’est déclaré surpris de n’avoir constaté sur le terrain que les panneaux publicitaires de son potentiel challenger dans le sponsoring des deux prestigieuses compétitions du pays. Il dit pourtant n’en être informé ni par courrier, ni par téléphone, ni par note verbale et encore moins, de bouche à oreille.

‘’Quand on parle de ce dont je vais vous parler, c’est quand vous êtes dirigeant de société. Il faut que les gens le comprennent. Et quand nous sommes venus au terrain, des responsables de ma société sont venus me dire de monter voir la disposition du stade’’, dit-il, même s’il ajoute qu’il attend d’habitude qu’on lui dise d’aller dans les tribunes.

‘‘Je suis donc parti à la tribune pour voir cette composition du stade. Vingt-quatre heures avant, Guinée Games était partout. Je monte, je regarde, les panneaux de Guinée Games ne sont pas là’’.
Cela ne restera pas sans conséquence. Parce qu’Antonio Souaré, une fois redescendu, demandera le pourquoi. Interrogation qui restera sans réponse, selon l’orateur. Sa démarche sera de laisser cette bataille au niveau de Guinée Games qui devait dénoncer la pratique le lendemain. Et ça allait devenir un contentieux entre les deux qui ont signé le contrat. ‘‘C’était désormais hors football’’, précise-t-il.

L’autre volet de la prise de position du président du HAC pour la tenue de la rencontre suit. La Fédération qui était jusque-là censée organiser la finale, ne l’était plus. ‘‘On nous fait comprendre par après dans le stade que c’est l’adversaire en face qui organise la super coupe’’, s’étonne Souaré.
A tout cela, poursuit le président, s’ajoute un autre élément et non le moindre. C’est quand les responsables du Horoya qui joue n’ont reçu que 3 cartes.

‘‘Ils ont refusé la rentrée à mon administrateur au stade. Mes accompagnateurs ne sont pas entrés. J’ai demandé à ce qu’on me donne les supports que sont les billets et les cartes. Là également, je vois qu’ils ne sont pas fabriqués par la Fédération. J’ai vu au contraire l’annonce d’une autre société. Et mieux, ils se sont mis à jouer la musique de l’équipe adverse. Le DVD de Horoya n’est pas mis : raison invoquée, ce sont eux qui organisent et non le Horoya’’, énumère furieux, Souaré qui ne semble vraisemblablement pas cautionner de telles injustices.

‘’Donc, j’ai appelé tous mes collaborateurs pour leur dire qu’il n’y a pas match. On ne joue pas. Comme maintenant c’est décidé à qui ils doivent remettre la coupe, on va faire forfait. Et ça trouvait que l’équipe sortait avec l’arbitre. J’ai ordonné au secrétaire général d’aller dire à l’équipe de retourner dans les vestiaires. Et que j’assumais. Parce que je ne suis pas un imbécile pour qu’on me marche sur la tête. Donc, l’équipe est retournée. J’ai dit que comme ils ont décidé de qui doit gagner, c’est déjà gagné, de leur remettre alors la coupe, et Horoya a signé forfait’’.

Et pour finir, il a demandé aux uns et aux autres que s’ils veulent entrer dans quelque chose, d’être des professionnels du domaine. ‘‘Si vous ne l’avez pas appris à l’école, essayez de l’apprendre auprès des connaisseurs. Mais on ne peut pas renverser la pyramide et se faire connaisseur. Moi, je n’ai pas de complexe. Je ne me ferai pas commander par quelqu’un qui ne connait rien’’, a-t-il largué en fin.

Mady Bangoura pour VisionGuinee.Info
00224 664 29 48 51/mady.bangoura@visionguinee.info

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