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Statut du chef de file de l’opposition : comment la loi a été accueillie par les opposants

A l’opposition, la promulgation du statut des partis politiques de l’opposition n’est pas un évènement important. C’est ce qu’a dit Aboubacar Sylla qui fait office de porte-parole de l’opposition. Depuis 2007, dit-il, il y a une loi qui fixe le statut de l’opposition. Alpha Condé aurait dû simplement la promulguer après plus de 4 ans au pouvoir.  

Aboubacar syllaL’opposant reconnait tout de même que la nouvelle loi 036 telle que votée au Parlement va un peu loin en désignant un chef de file de l’opposition en lui accordant un statut officiel. ‘’C’est une loi qui existait qu’on pouvait parfaitement mettre en vigueur au lieu de rentrer dans des calculs politiciens’’, a déclaré Aboubacar Sylla, dans l’émission Espace Expression.

Dans un pays démocratique, les droits de l’opposition sont reconnus et respectés, affirme-t-il. Le chef de file de l’opposition a un rang protocolaire qui lui permet de participer aux manifestations publiques, d’être consulté par le président de la république sur des questions essentielles concernant le pays.

 ‘’On aurait pu le faire beaucoup plutôt’’, estime M. Sylla.

Le décret signé mercredi par le président Condé est ‘’un non-évènement’’, aux dires du porte-parole de l’opposition qui pense que le simple fait que le projet de loi sur le statut du chef de file de l’opposition ait été annoncé lors de la visite du président François Hollande en Guinée ‘’est suffisamment révélateur des intentions cachées d’Alpha Condé’’.

Cependant, se contredit Aboubacar Sylla, la promulgation de la loi sur le statut de l’opposition est une bonne chose pourvu que son contenu soit effectivement respecté par le régime en place. Car pour lui, en officialisant le statut du chef de file de l’opposition, le président Condé a l’intention de faire croire à la face du monde qu’il est un démocrate parfait, et qu’il va organiser des élections transparentes.

L’opposant prévient que le chef de l’Etat sera jugé sur les faits. ‘’On verra si dans les faits, les droits de l’opposition vont être effectivement reconnus. Si on va accepter que l’opposition guinéenne pourra apporter un programme alternatif à celui du gouvernement et si elle aura la possibilité de s’exprimer librement à tout point de vue et jouir pleinement les droits que lui concède la constitution’’, a-t-il conclu.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

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One comment

  1. Le problème est que la loi n’est jamais respecté même par ceux qui la promulgue

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