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La tension reste vive dans la banlieue de Conakry

Au lendemain du meeting de l’opposition, émaillé de violences, la tension n’a pas baissé dans la banlieue de Conakry. Plusieurs dizaines de jeunes ont rendu la vie dure aux usagers de la route de l’axe Hamdallaye-Cosa-Bambeto, en cette journée du jeudi 8 janvier 2015.

Emeutiers manifPlus aucun véhicule ne circule sur cet axe, pris d’assaut par des émeutiers qui y sèment la terreur, en l’absence des forces de sécurité. Seules quelques motos circulent sur une partie de l’axe, confie une source locale.

‘’Ils ont brûlé des pneus sur le goudron. Tous les magasins et boutiques ont fermé. C’est le sauve-qui-vive au marché Koloma’’, confirme un témoin de la scène. ‘’Ils ont barricadé la route. Aucun véhicule ne circule. Les émeutiers jouent au foot au beau milieu de la route’’, ajoute-t-il.

A la veille du meeting de l’opposition, le porte-parole de la police a menacé de ‘’sévir contre les fauteurs de troubles’’ qui se hasarderaient à s’aventurer sur la voie publique. ‘’S’ils se mettent sur la voie publique à faire autre chose, nous allons sévir, parce que personne n’est au-dessus de la loi’’, déclarait le commissaire Boubacar Kassé.

Des milliers de personnes ont participé mercredi à la manifestation de l’opposition sur l’esplanade du stade du 28 septembre.

Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo estimait, lors du meeting, qu’Alpha Condé  n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle, appelant ses militants à se mobiliser pour exiger des élections libres, équitables et transparentes. Parce que le pouvoir actuel, selon lui,  sait qu’il ne peut gagner les élections si elles sont libres et transparentes.

L’opposition dénonce la gouvernance d’Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et réclame la recomposition de la commission électorale nationale indépendante qu’elle juge ‘’partiale’’. Elle exige aussi la reprise du recensement général de la population et de l’habitat, l’organisation des élections locales avant la présidentielle, ainsi la mise en place d’institutions républicaines prévues par la constitution guinéenne.

L’ex-premier ministre menace d’exiger le départ d’Alpha Condé, avant même la présidentielle prévue en 2015, si les revendications de l’opposition ne sont pas satisfaites par le pouvoir.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

00224 628 32 85 65/sidy.bah@visionguinee.info

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