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Amadou Damaro Camara rappelle l’opposition à l’ordre

Décidément, le député Amadou Damaro Camara ne décolère pas face à ses pairs de l’opposition qui accusent le pouvoir d’Alpha Condé d’être responsable de la crise politique que traverse le pays.

Honorable Amadou Damaro Camara

Honorable Amadou Damaro Camara

Ce, par le refus, disent les opposants,  de la mouvance d’entériner les relevés de conclusions issues du dialogue inter-guinéen mené sous la direction du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Cheick Sako.  Mais le président du groupe parlementaire de la Majorité présidentielle ne l’entend pas de cette oreille. Pour l’honorable Damaro, le pouvoir d’Alpha Condé a à faire à des gens qui trouvent leur  »galon » dans la surchauffe politique. « Mais, dit-il, on fait la démocratie pour que le dialogue quitte la rue pour aller à l’hémicycle. A partir du moment où on a une Assemblée, le dialogue devrait désormais se transférer à l’hémicycle où il y a quinze partis les plus représentatifs, qui constituent plus de 95% de l’électorat du pays ».

Pour un dialogue franc, peu politicien et constructif, l’honorable Camara dit en être partant, citant en exemple que le pouvoir est d’accord avec son opposition autour de la mise en place des institutions républicaines comme la Haute autorité de la Communication et la Cour des comptes, entre autres. Et également l’examen du Code électoral élaboré par le Conseil national de transition.

« Nous avons été les premiers à interpeller le Premier ministre lors de son passage devant les députés. J’ai été personnellement rencontrer le Premier ministre plus de deux fois à propos de ces institutions. A ce niveau, nous sommes en droite ligne avec eux, parce qu’il faut compléter l’armature démocratique ».

Comme par hasard, le député Damaro était membre du Conseil national de la transition dirigé par Rabiatou Sérah Diallo. Au moment de la refonte de la Céni, il dit que cette institution qui faisait office de parlement sous la transition, avait voulu d’une Céni administrative.

« Nous sommes restés sur le projet, quand nous avons reçu une lettre de M. Sidya Touré pour nous dire : je ne serai pas d’accord sur ce que vous voulez proposer. Nous avons reçu une délégation de M. Cellou Dalein Diallo pour dire qu’il n’est pas d’accord sur le genre de Céni que nous voulons proposer. Nous avons reçu un appel du Pr Alpha Condé pour dire qu’il n’est pas d’accord sur cette forme de Céni. Personne n’était d’accord. On a dit donc de faire une Céni politique comme ils le souhaitent, composée de dix représentants de la mouvance, dix de l’opposition, trois de la Société civile et deux de l’administration », précise le président.

Ce qui fut fait. Mais contre toute attente, l’opposition, aux dires de Damaro, a plutôt privilégié la parenté au profit des compétences dans le choix de ses représentants au sein de cette instance. « Aboubacar Sylla a envoyé sa femme, Charles Pascal Tolno, sa fille, Elhadj Cellou Dalein Diallo a envoyé la sœur de sa femme, plus Dieng, qui est un bon technicien des problèmes électoraux, Lansana Kouyaté a envoyé le grand frère de son épouse, etc ».

Et c’est pourquoi le président du groupe parlementaire de la Majorité présidentielle n’accorde pas de crédit à cette autre revendication qui, à ses yeux, n’a nullement sa raison d’être. « Aujourd’hui, on crie qu’il y a trois personnes qui répondent au nom de l’opposition. Mais quand ton frère, ta femme, ta belle-sœur, ton beau-frère, ne t’écoutent plus, on ne peut pas changer de loi chaque fois qu’il y a  des scènes de ménage. Pour nous, c’est des problèmes de famille çà.  C’est une loi organique qui dit que les membres de la Céni sont désignés pour sept ans non renouvelables », clarifie-t-il.

A défaut, les opposants peuvent faire des propositions à l’Assemblée nationale, en vue du changement de lois réglementant le mandat des commissaires électoraux.  « Son bureau va les examiner et se déterminer sur la recevabilité de la proposition des lois », conclut l’honorable Damaro.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

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