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Massacre du 28 septembre : Bah Oury ne veut pas que l’Etat guinéen organise un procès

Il y a aujourd’hui 6 ans jour pour jour que les massacres du 28 septembre ont eu lieu dans le stade du même nom faisant au moins plus de 157 morts et plusieurs femmes violées. C’était sous la présidence du Moussa Dadis Camara, récemment inculpé par un pool de juge Guinéen depuis Ouaga où il est en exil.

BAH Oury, 1er Vice-président de L'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)

Bah Oury, vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)

Le vice-président de l’UFDG ne souhaite pas que l’Etat guinéen dans les circonstances actuelles organise le jugement de cette tragédie. Selon Bah Oury,“6 ans après le drame, il y a un problème dans la construction judiciaire du dossier. La plupart des victimes sont dans une profonde détresse, pour celle qui continue de vivre la plupart se trouve abandonnée ”.

Le numéro deux de l’UFDG estime, “qu’il n’y a jamais eu une volonté manifeste de l’Etat guinéen d’organiser de manière équitable une procédure judiciaire au-dessus de tout soupçon et en toute équité. Ils ont utilisé la tragédie du 28 septembre 2009 comme une épée de Damoclès sur la tête de certains responsables du CNDD en leur disant si vous faites ceci on va vous transférer à la CPI, restez tranquille ne vous occuper pas du reste le dossier va traîner”.

“A partir du moment où Dadis a montré sa volonté de rentrer au pays contrairement au souhait d’Alpha Condé la procédure a été précipité. Pas pour la justice, mais tout simplement pour faire peser des menaces sur certain prévenu”, indique-t-il.

C’est pourquoi, se répète Bah Oury, “je ne souhaite pas dans les circonstances actuelles que l’Etat Guinéen organise le jugement des massacres du 28 septembre”. Car,explique-t-il, ‘’la justice à l’Etat a montré des défaillances graves et on ne pourra pas obtenir de la manière la plus objective et claire un éclaircissement de la responsabilité des uns et des autres dans les massacres du 28 septembre”.

Cependant, précise-t-il, “je ne plaide pas pour que l’Etat Guinéen nous fasse un jugement bâclé. Mais pour une chambre exceptionnelle africaine qui se chargera de ce dossier avec une compétence de personnalités pour que nous puissions avoir un jugement clair et équitable comme Hissène Habré est en train d’être jugé actuellement”.

Djiwo Barry, pour VisionGuinee.Info

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info




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