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Le jour où Dadis Camara a pris le pouvoir…

Captain Moussa Dadis Camara of Guinea gestures during a meeting with political parties and local people at the military camp Alpha Yaya Diallo in ConakryAprès 24 ans au pouvoir, le général Lansana Conté a tiré sa révérence dans la nuit du 22 décembre 2008. Quelques heures après l’annonce de son décès, le capitaine Moussa Dadis Camara fait son apparition sur le petit écran et annonce la prise du pouvoir par le Conseil national pour la démocratie et le développement. Huit ans après les faits, VisionGuinee vous invite à (re)lire un article de l’Agence France Presse (AFP) publié peu après le putsch militaire.

Après la mort du général Lansana Conté, au pouvoir depuis 24 ans, Moussa Dadis Camara a demandé aux membres du gouvernement de se rendre dans un camp militaire.

Quelques heures à peine après la mort du chef de l’Etat, le général Lansana Conté, une tentative de coup d’Etat militaire est en cours en Guinée. Les putschistes regroupés dans un «Conseil national pour la démocratie et le développement» (CNDD) ont en effet demandé ce mardi matin aux «membres du gouvernement et à tous les officiers généraux de se rendre» au principal camp militaire du pays, à Conakry. Un camp situé près de l’aéroport international – et abritant des troupes d’élite – qui serait aux mains du CNDD.

«Le CNDD invite la paisible population de Conakry et de l’intérieur du pays à rester chez elle et à éviter tout acte de vandalisme et de pillage. Les regroupements sont formellement interdits», ont ajouté les putschistes dans une série de communiqués lus à la radio. Aucune violence n’a d’ailleurs été signalée dans le pays depuis le décès présidentiel.

Un peu plus tôt dans la matinée, le capitaine Moussa Dadis Camara avait lu un premier communiqué: «à compter d’aujourd’hui, la Constitution est suspendue, ainsi que toute activité politique et syndicale». «Le gouvernement et les institutions républicaines sont dissous», a-t-il ajouté en annonçant qu’un «conseil consultatif» allait être mis en place, «composé de civils et militaires».

Camara était chef de la section carburant à l’intendance des armées

Le président Conté, 74 ans, était arrivé au pouvoir en 1984 à la faveur d’un coup d’Etat militaire, peu après la mort du «père de l’indépendance» Ahmed Sekou Touré. Il s’était toujours appuyé sur l’armée pour se maintenir au pouvoir mais des divisions entre les officiers et la troupe étaient récemment apparues.

Le capitaine Camara, qui était jusqu’à présent chef de la section carburant à l’intendance des armées, a lu un communiqué de teneur résolument sociale, évoquant le «désespoir profond de la population» et accusant les gouvernants d’en être responsables.

Selon lui, «les détournements de deniers publics, la corruption généralisée, l’impunité érigée en méthode de gouvernement, l’anarchie dans l’appareil de l’Etat ont fini par plonger notre pays dans une situation économique catastrophique, particulièrement dramatique pour la grande majorité des Guinéens».

Et pour justifier le putsch, il accuse: «Les membres de l’actuel gouvernement sont en grande partie responsables de ces crises sociale et économique sans précédent, de même les institutions républicaines ont brillé par leur incapacité à s’impliquer dans la résolution de cette crise.»

La gestion des affaires devait revenir au président de l’Assemblée nationale

Dans la nuit de lundi à mardi, le président de l’Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, avait annoncé à la télévision d’Etat le décès de Lansana Conté et demandé au président de la Cour suprême de faire appliquer la Constitution. La gestion des affaires du pays devait alors revenir temporairement à Aboubacar Somparé, chargé d’organiser une élection présidentielle dans les 60 jours.

A la télévision, le chef du gouvernement avait également lancé à la population un appel au «calme» et à la «retenue», relayé par le chef d’état-major de l’armée, le général Diarra Camara, qui se trouvait à ses côtés.

L’Union africaine (UA) a de son côté exprimé son inquiétude: «Nous appelons toutes les forces politiques de Guinée et autres institutions de l’Etat, notamment les forces armées, à assurer une transition constitutionnelle, pacifique et consensuelle, dans le respect de l’ordre démocratique», a déclaré le commissaire à la Paix et la sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra.

Source : AFP

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