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A bas la politique de Kôrô et Kôtô (opinion)

alpha-daleinTout d’abord, nous avons eu et nous continuons à avoir une mauvaise expérience et d’horribles influences de la politique politicienne et ses victimes mortes et vivantes. Des personnes, meurent, des boutiques sont détruites, des véhicules sont démolis, et des bien en général ruinés et rien ne nous arrête, on continue sur la même lancée itérative, tels des butés.

Une culture de manifestations ingurgitée par bon nombre de gens tout en oubliant que la manifestation autorisée par la loi a aussi en même temps des conséquences néfastes sur le pays. Donnons une petite illustration, supposons que les employés de la Bonagui entreprennent une grève, chose autorisée, quand ils veulent une augmentation en salaire ou une prise en charge liée à leur condition de vie -assurance maladie par exemple-.

Mais il est à noter que cette grève peut aussi causer un préjudice majeur à l’Etat et à la population consommatrice. La Bonagui sert les vendeurs grossistes et détaillants, ça signifie que ceux-là n’auront pas les produits pour vendre et ensuite la population qui paye et consomme sera chagriné. Donc, d’une part, il y a de l’argent perdu et il y a des clients en colère qui peuvent arrêter même d’acheter les produits de la Bonagui si la grève devient longue et/ou répétitive.

D’ailleurs, au Singapour, on ne manifeste pas, ça ne les empêche pas d’avancer, c’est un pays exemplaire en matière d’émancipation. Il y a une chose à noter, c’est que le manque d’exigence de l’Etat ou son absence soit-elle totale ou partielle entraîne les individus à épouser des attitudes immorales qui iront dans le sens de tenir tête à l’Etat sur toute initiative, il faut aussi noter à côté de cela qu’un Etat responsable n’opprime pas et travaillera toujours pour son peuple.

Dans une République où l’Homme mauvais triomphe, cela montre une maladie sociétale à traiter d’urgence avant qu’elle ne devient chronique. L’opposition -UFDG- a challengé le peuple en acceptant un accord qui ne renferme que leur intérêt et celui du pouvoir. Ils viennent pleurnicher devant les militants pour demander seulement à sortir peut-être pour faire pareille acrobatie qu’ils furent récemment.

Pour moi, on doit laisser ces gens et nous tourner le regard vers le progrès qui n’est pas forcément politique politicienne. Il faut savoir que l’on doit s’émanciper personnellement et que participer au développement du pays est un devoir ou sinon se développer personnellement signifie aider l’Etat. Pour ce faire, je propose :

  • Que les jeunes se forment et arrêtent leurs Mamayah suivis du mot « sous le haut patronage de son excellence… ». On nous a longtemps dit que l’avenir de ce pays appartient à la jeunesse. Mais si cette jeunesse n’est pas prête, elle ne peut en aucun cas élever ce pays d’un seul degré vers la prospérité tant recherchée. Une jeunesse qui se tue et s’abrutie à travers les vices : alcool, drogue et maintenant la chicha en vogue, la cigarette, ce n’est même pas un vice pour certains. L’éducation scientifique et celle traditionnelle ne sont plus des voies que la jeunesse emprunte.

Les gens auxquels on disait qu’ils représentaient l’avenir de ce pays parce qu’ils étaient jeunes sont même devenus vieux de nos jours et à leurs tours formulent les mêmes bêtises à cette jeunesse actuelle qui se détruit. Rencontrez un jeune universitaire, aujourd’hui, demandez-lui, vous avez lu combien de livres en entier, vous serez étonnez de la réponse !

Cette jeunesse aime blâmer le gouvernement et dans la plupart des cas, elle veut être parasite de l’Etat. Si l’avenir du pays est mal préparé en famille et à l’école, c’est que ce pays n’a pas d’avenir, on dirait! Le premier ingrédient de tout développement est l’éducation, quand elle est faible, ça dit beaucoup sur le pays et sa condition. Eduquer n’est pas une suffisance en soi quand cette éducation n’a pas de morale.

  • Que l’éthique raisonne dans tous les domaines !

Du président au plus petit des sujets de l’Etat, que l’éthique raisonne. Aujourd’hui, nous voulons que la ville soit propre, cela ne peut se faire sans éthique, car « nettoyer est bien mais ne pas salir est meilleur » enseigne le dicton. Le manque d’éthique est aussi visible dans la rue à travers l’insolence des chauffeurs et leur non-respect des policiers et des passagers. C’est là-bas tu peux voir un vieux en pleine circulation injurier tel un gamin sous l’effet de la drogue.

Dans un véhicule très propre, très cher, tu vois le propriétaire descendre la vitre et jeter des couches pour enfants pleines de merde, des mouchoirs sales, des ordures de fois… Mais bon, c’est vrai qu’il est difficile de trouver aussi des poubelles dans tous les coins où on peut jeter les ordures sans gêner les autres. L’Etat a le devoir de pourvoir les poubelles et d’éduquer cette population qui n’est pas habituée à jeter dans un lieu spécifique fait à cet effet à épouser cette attitude.

  • Un développement économique sain ne peut s’élever que sur une base sociale renfermant une éthique et une éducation traditionnelle/moderne consistante. Le développement n’est pas qu’économique, il est social, culturel, politique, écologique, etc. Chez nous, tout a été réduit à la politique, pourtant cette dernière est latente et ne fait que des victimes. C’est soit on voit un jeune qui chante la gloire d’un chef qui ne vaut rien ou soit on voit un autre qui critique jusqu’à saboter même ce qui est bien.

Cette génération de vieux politiques fait des nous des abrutis ambulants. Ils nous prennent pour des poissons qui jusque maintenant n’ont pas compris que le pêcheur utilise une même technique, puis que dès qu’il lance le hameçon, ils se précipitent et l’avalent, c’est quand ça fait mal à la gorge qu’ils comprennent qu’il y avait un piège.

  • Faisons face aux politiques de développement et n’acceptons surtout pas qu’un M. comme Safiou de Labé soit à la tête de notre circonscription, s’il est là pour dire Dieu a voulu ou a fait ceci ou cela qu’il parte à la Mosquée. Sinon, dire qu’il faut obéir à un chef, c’est quand il nous ordonne de faire le bien ou le désobéir est un devoir.

Veiller à ce que les responsables aux niveaux des collectivités locales soient des hommes intègres, car tout développement commence à la base, c’est d’ailleurs l’objectif du découpage administratif, ce n’est pas un fait hasard pour embellir la cartographie du pays, c’est plutôt une stratégie de développement qui consiste à diviser les tâches pour que les travaux de part et d’autres soient plus efficaces…enfin, seuls ces deux politiques -deux K- ont pu produire des prolixes et des insolents dans ce petit pays de 245.857 km2.

BALDE Elhadj Ousmane

Sociologue-Ecrivain




2 comments

  1. C’est alpha qui est derrière tout ça mais nous on n’est prêt a tous

  2. salut
    [img]http://www.visionguinee.info/wp-content/uploads/2017/01/alpha-dalein-1-300×190.jpg[/img]
    merci bcp
    tchao

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