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Imma siguii mougnè fée moumma[1] ? Pour que nos ar-tristes soient têtes de listes !

orangeEt vlan ! Prends ça dans ta gueule de voleur impénitent. Tu croyais quoi, gros presseur de nos talents ? Hein ? C’est bien à toi que je cause cossu cambrioleur aux bouseux relents. Pourquoi tu tournes ta grasse face de rat d’abusif marchand ?

T’es même pas foutu de t’en prendre aux gabarits éminents. Avec tout ce que tu suçotes déjà à la populace obligée d’hypothéquer jusqu’à la dernière ficelle de son string fluorescent, il te faut en supplément d’autres suçons plus malveillants.

Regarde-moi bien en face parce que je peux t’assurer que t’as piqué dans la mauvaise caisse à présent. Non content d’arnaquer le peuple avec tes offres aux tarifs délinquants, désormais tu t’attaques à ceux qui nous aident à faire passer ton comprimé répugnant. On dirait bien que les multiples maudissements de tes clients ont fini par être agréés par le Tout-Puissant et l’insatiabilité de tes ventouses commerciales te revient tel un boomerang virevoltant.

Hey, toi, espèce d’empaffer révoltant, tu croyais que ça durerait éternellement ? On t’a chopé la pince dans le sac farfouillant. C’est vrai que le contenu était un peu trop affriolant. C’est vrai qu’il était un tantinet alléchant. Voilà pourquoi l’attrape-nigaud a fonctionné correctement. Pourquoi t’as pris un truc sans que le proprio te donne son consentement ?

Heureusement qu’on est à köro-kötö-land branlant, sinon ta main aurait goûté à un sabre tranchant. Heureusement. Sinon, ce n’est pas de l’oseille qu’on allait te réclamer en chantonnant. Absolument. Parfaitement. Sinon, ce serait un tribunal aussi subjectif que diligent. Non d’une chansonnette enfantée laborieusement, douloureusement, qu’est ce qui a bien pu te prendre de jouer le chipeur impertinent ? Au vu et au su de tout körö-kötö-land complaisant. Pendant que tes bénéfices caracolent au firmament, la mère du bébé chapardé vivote péniblement. Pour joindre les deux bouts et vivre décemment, qui sait ce que la nénette a traficoté au cœur d’un monde de tout trafiquant.

La musique ne nourrit pas son homme est la fatalité à laquelle on vit en s’accrochant. Un petit succès passant, un spectacle-dédicace reste le seul contentement. Être reconnu par un passant, la seule étincelle qui fait frémir un espoir chaque fois décevant. Pourtant, chaque œuvre artistique est un difficile enfantement. Elle est tenue par le filament ténu d’un cerveau tonitruant qu’on triture indéfiniment.

Pendant que les autres pioncent tranquillement, l’artiste se creuse la caboche pour accoucher d’un rejeton qu’il veut que tout le monde adopte instantanément. Dans chaque ligne qu’il trace péniblement, tristement ou agréablement, il espère y insuffler un vent de rêve qui porte les cœurs au-delà du monde des vivants. Comme Dieu au premier jour de la création tâtonnant, il alterne fierté de la beauté d’une idée qui obtient son sacrement et incertitude d’autres idées tombant sous le couperet de l’effacement.

Hésitant et chancelant, traçant lentement et sûrement, il esquisse les limites d’un monde fascinant et attachant qui s’obtiennent au prix de plusieurs nuits d’insomnie et de jours de solitude au milieu des gens. Et toi, toi, t’as le fichu culot de te pointer pour lui arracher son sacrifice devenu fringant. Alors que tout le monde pionçait en ronflant et en bavant, le pauvre artiste grattait une inspiration entre la flamme frétillante d’une bougie et la lumière d’un Kaléta à la putainerie déconcertante.

C’est comme une meuf qui s’est faite titiller le nid sans gants. La voilà en cloque spontanément. La voilà qui se tape nausées et vomissements. La voilà à renifler des trucs aussi bizarroïdes que les toilettes d’un bouffeur de lafidi dormant. La voilà, neuf mois durant, qui grossit de toutes les portes et de toutes les pores aveuglément. La voilà engendrant une progéniture qui fait des jaloux permanemment. Des yeux aguicheurs et séduisants. Des lolos à réveiller un castré de mille ans qui pourraient les gober goulument. Un derrière, oh putain ce derrière récalcitrant, derrière impoliment déroutant, n’obéissant qu’aux pulsions primaires d’un mâle désobéissant. Cette graine de femelle donc arrive dans un foyer moralement et normalement. Elle y fait de magnifiques enfants. Et la belle-mère, sous prétexte qu’on a refilé à son bambin la nana au regard dérangeant, au derrière insultant et aux mamelons dépravants, trouve qu’elle peut exploiter les rejetons sans que la génitrice ne donne son agrément.

Bordel de beaux-parents agonisants ! Ils ont dû péter une durite certainement pour imaginer que s’approprier ce qui n’est pas à soi peut se faire impunément. Parfois, vaut mieux leur chatouiller aux petits chenapans de chapardeurs leur popotin proprement.

Revenant à notre léefouré gbéeli[2] jusque-là crânant, espérons qu’il va raquer le pognon rapidement. Sans autre forme de procès maintenant, comme on le dit dans ce type de moment. Quelques petites poussières de nos francs glissants, pour réparer le préjudice et donner gage du repentant.

T’as piqué trop longtemps, maintenant il faut qu’il y ait un petit remboursement. En tout cas c’est ce que le tribunal a rendu comme verdict retentissant. Comme on dit souvent, il y a neuf jours pour le voleur dégoûtant. Mais le dixième est celui du propriétaire patient. Awa, cette fois-ci on t’a djö[3] naturellement. On t’a djö comme un bleu qui pensait qu’il est plus malin évidemment. Le p’tit kleptomane est ferré tout gentiment. Absolument. Exactement. Parce qu’on aurait pu le faire passer par le pneu et l’essence gratuitement.

Finalement, on est bien gentils à köro-kötö-land de temps en temps. Alors dites au léefouré gbéeli de gicler le paiement ! De préférence de petites coupures usagées. Pas de virement. Plutôt les maalé bèkii que de foutus virements. Il y a deux mariages dans les pipelines simultanément. Alors soyez sympas et galants. De toutes les façons, tel que se déploie le présent, dans le futur plus-que-parfait, léefouré gbéeli est perdant et Suk’arts gagnant. De mon côté, je pense que j’ai assez causé sans discernement. Et si je veux pas perdre ma part de ce gâteau géant, il est temps que je ferme ma gueule et… vous connaissez la suite !

Par Soulay Thiâ’nguel          

[1] Pourquoi t’as volé ma chanson

[2] orange mure

[3] on t’a chopé

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