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Un nouveau bras de fer entre les médias et l’Etat pointe à l’horizon

Tout porte à croire qu’on s’achemine vers un nouveau clash entre les entreprises de presse et les autorités guinéennes. A l’origine de cet énième bras de fer, un arrêt conjoint du ministre de la communication et son homologue des finances fixant les tarifs appliqués aux prestations et supports médiatiques en République de Guinée.

Selon l’arrêté, tous les supports publicitaires, les prestations de service en publicité, spots publicitaires (production et diffusion), communiqués, annonces, publi-reportages, affichages, marketing mobile et tout autre type de publicité, sont soumis à paiement.

Les radios et télévisions privées sont appelées à payer 10% du prix de prestation à l’Office guinéen de publicité (OGP). Pour la publicité sur site web, 15% du tarif doit être payée à la même structure.

Au terme d’une réunion d’associations de presse vendredi au siège de l’Urtelgui, Moussa Iboun Conté a déclaré que les médias rejettent cet arrêt qui, selon lui, ne repose sur aucun fondement juridique.

« Nous rejetons cet arrêté qui est illégal. Il n’a aucun fondement juridique, ni dans la constitution, ni dans les lois organiques. Il est illégal parce que l’OGP a changé de statut juridique. Ce n’est plus une régie de recettes de l’Etat, encore moins un service public de l’Etat. C’est une société comme la radio Sabari FM, comme le journal Le Lynx. Donc, il ne nous appartient pas, en tant qu’entités privées, de verser de l’argent à une autre entité privée’’, a indique le président de l’Association guinéenne des éditeurs de presse indépendante (Agepi).

Il ajoute que les patrons de presse ne resteront pas les bras croisés. ‘’Nous pouvons attaquer cet arrêté devant la chambre administrative de la Cour suprême’’.

Le directeur de l’OGP lui annonce que cet arrêté qui entre en vigueur à compter de janvier 2018 ‘’e sais que les medias privés ont des difficultés avec des charges énormes. Mais il faut savoir que les médias publics payent plus cher. Un taux de 10% pour les médias privés, c’est quelque chose d’abordable’’, a indiqué à VisionGuinee Paul Moussa Diawara, ancien patron de presse.

Aissatou DIALLO, pour VisionGuinee.Info

00224 621 82 08 53/aissatou.diallo@visionguinee.info

 




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