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Réunion à Conakry d’experts contre la circulation et la prolifération des armes légères

Après Abuja, Monrovia, Abidjan et Niamey, Conakry abrite ce lundi 7 mai, sous la présidence du ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, les travaux de la 7ème  réunion du Comité de pilotage du projet CEDEAO-UE sur les armes légères.

Ce projet vise notamment à lutter contre l’abondance des armes légères et les petits calibres.  La rencontre de Conakry obéit au principe de rotation dans les pays couverts par le projet depuis son lancement en avril 2015.

Une réunion du comité technique des commissions nationales de lutte contre les armes légères se tiendra du 8 au 9 mai à Kindia.

Selon le général Bambo Fofana, président Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (COMNAT), l’ONU estime que plus de 600 millions d’armes légères sont en circulation dans le monde.

Et sur 49 conflits majeurs, 47 ont été menés par des armes légères et de  petits calibres. Le général Fofana affirme que l’abondance des  armes légères et de petits calibres caractérise ‘’les conflits contemporains qui sont de plus en plus menés sans discipline militaire et souvent responsables de graves violations de droits humains’’.

L’Afrique subsaharienne demeure la plus affectée dans le monde par l’impact d’utilisateurs des armes légères et de petits calibres. Pour lui, le contrôle effectif des armes légères et de petits calibres est devenu une préoccupation majeure pour la CEDEAO et ses partenaires au développement.

Pour gagner le pari du contrôle des armes légères, dans le cadre du 10ème Fonds européen de développement (FED), le projet sur les armes légères visant la mise en œuvre de ‘’programmes pilotes de collecte des armes a été lancé en 2015.

Plusieurs activités ont été menées depuis le lancement du projet, selon le général Bambo Fofana. C’est le cas notamment de l’organisation de sessions de dialogue communautaire au profit de 400 personnes directement touchées et 7300 personnes de façon indirecte.

Dans le cadre de renforcement des capacités des parties prenantes, une formation de 193 personnes a été organisée autour de la consolidation de la paix, de la collecte et du transport sécurisé des armes légères et de petits calibres, ainsi que sur les violences basées sur le genre. Il a été aussi question de mise en place de quatre conteneurs sécurisés pour stocker des armes et minutions.

Pour le directeur adjoint pays du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), Eloi Kouadio IV, l’occasion sera donnée aux experts réunir à Conakry de tirer, après 3 années de mise en place de ce projet, tous les enseignements pertinents.

‘’Outre cette rétrospective, vous aurez à réexaminer l’avancement des travaux initiés dans le cadre du projet. Il s’avère important de réfléchir profondément sur l’impérieuse nécessité d’intégrer les particularités nationales dans les efforts régionaux’’, a-t-il dit aux participants.

Il rappelle que les armes illicites, facilement disponibles, menacent les processus électoraux, sapent l’autorité policière, favorisent la violence sexuelle et le recrutement des enfants soldats.

Au nom de la CEDEAO, Joseph Ohoba dira que les efforts fournis au niveau régional et national continuent d’avoir un impact positif sur la réduction de la circulation illicite des armes légères et petits calibres, de munitions et autres matériels. Au niveau international, rassure-t-il, ‘’nous sommes impliqués dans la mise en œuvre de la feuille de route pour faire taire les armes d’ici 2020’’.

Présidant la rencontre, le ministre d’Etat chargé de la Défense nationale a souligné que les problèmes de l’insécurité liée à la circulation illicite des armes légères et de petits calibres en Afrique de l’Ouest sont le plus souvent tributaires de conflits violents.

‘’Ces conflits armés peuvent réduire à néant les biens faits du développement social et économique. Les enjeux du développement sont directement liés à la paix et à la sécurité. Pourtant, sans la paix et la sécurité, il ne peut y avoir de développement durable. La recrudescence de la violence armée entraine de perte en vies humaines et de mouvement de la population’’, a fait remarquer Dr. Mohamed Diané.

‘’Le trafic des armes légères et de petits calibres ne fait pas souvent les gros titres [de la presse], mais ces armes tuent chaque jour, exacerbent des conflits et entrainent une culture de la violence et de l’impunité. Partout où elles ont servi, elles y ont semé la mort et la désolation et les efforts de développement, la résolution des conflits et l’application des accords âprement négociés ont été compromis’’, a souligné le ministre d’Etat.

Il se dit convaincu que les résultats atteints par la phase pilote du projet CEDEAO-UE sur les armes légères plaident largement en faveur de son expansion. C’est pourquoi, il a réaffirmé l’engagement de la Guinée à collaborer avec la CEDEAO et l’Union européenne afin de contribuer à augmenter le nombre de communautés vivant sans armes et dans la paix.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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