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Interdiction des taxis-motos à Kaloum : pourquoi la décision n’entrera pas en vigueur ce lundi 25 juin…

La date d’entrée en vigueur de décision interdisant la circulation des taxis-motos à Kaloum a été reportée. Le ministre de la sécurité et de la protection civile motive ce report par la nécessité d’éviter des perturbations au moment où des candidats affrontent des épreuves aux examens nationaux. Au téléphone de votre quotidien en ligne, le ministre Alpha Ibrahima Keira a répondu dimanche aux questions de VisionGuinee.

VisionGuinee : M. le ministre, vous étiez attendu ce lundi 25 juin sur le terrain pour veiller sur l’application de la décision interdit aux taxis-motos de circuler à Kaloum.

Alpha Ibrahima Keira : Avant-hier, nous avons appris que les examens démarraient. Compte tenu de tous les soubresauts que le secteur éducatif guinéen a connus, il faut éviter de mettre en place des actions qui risquent de perturber les examens dans les différentes écoles de la commune de Kaloum. Lundi étant le premier jour de la semaine, des parents dont les enfants peuvent être en retard à cause des embouteillages pourraient être tentés de les faire venir dans les centres d’examens en empruntant des motos-taxis. Si on met en œuvre la décision interdisant la circulation des motos-taxis à Kaloum, l’opération risque de perturber la fluidité de la circulation et l’accès des élèves aux centres d’examens. Vu l’importance des examens nationaux et tous les espoirs que nous fondons sur la réussite des enfants, nous avons estimé qu’il serait bon de sursoir à l’application de la mesure.

Pourquoi interdire aux taxis-motos de circuler à Kaloum ?

L’arrêté qui règlemente le secteur est clair et net. Tout le territoire national peut faire l’objet d’exploitation de motos-taxis sauf la commune de Kaloum. C’est en connaissance de cause que tout exploitant de taxi-moto rentre dans cette activité.  La loi étant impersonnelle, elle s’appliquera à tous. Les conducteurs de motos-taxis devraient eux-mêmes s’abstenir de la violer.

Vous décidez d’ajourner l’entrée en vigueur de l’interdiction. Pendant ce temps, les taxis-motos peuvent donc continuer à circuler…

Nous demandons aux conducteurs de taxis-motos de saisir cette trêve d’un mois pour se conformer aux prescriptions règlementaires. Ils circulent n’importe comment, ils ne respectent pas les règles. Il serait bon de mettre de l’ordre. Nous avons autorisé l’exploitation des motos-taxis pour lutter contre le chômage des jeunes, mais on doit comprendre que nos routes n’ont pas de bandes cyclables réservées aux engins à deux ou trois roues. De ce fait, les motos empruntent la même voie que les camions et autres véhicules avec tous les risques que cela représente. Dans la circulation, les conducteurs des taxis-motos font des dépassements dangereux. Parfois, ils se constituent en gangs comme aux Etats-Unis. Quand ils te touchent dans la circulation, s’ils ne sont pas contents du constat fait par la police, ils peuvent bruler ton véhicule, même si la faute incombe au conducteur de la moto. Il faut mettre en place un dispositif pour que la réglementation en la matière soit respectée.

Les motos-taxis font partie du quotidien des guinéens pour qui se déplacer est un véritable casse-tête chinois. Votre décision ne risque-t-elle pas d’être impopulaire ?

Ecoutez, on n’est pas en politique. Il n’y a pas de décisions impopulaires. Quand l’Etat décide, c’est la règlementation. Ce qui est important pour nous, c’est la fluidité de la circulation. Si les usagers de la route sont en sécurité, dans le confort et qu’il n’y ait pas d’accidents ou d’embouteillages, c’est l’idéal recherché.

Que risquent ceux qui braveront l’interdiction ?

La loi est là, on la fera respecter. Tout se fera conformément à la règle. On [vous] verbalisera avant de [vous] traduire devant les cours et tribunaux, s’il le faut, si vous portez des actes délictuels ou si vous portez atteinte aux agents [de la police routière]. Nous devons faire en sorte que tout le monde respecte la discipline pour le bon fonctionnement de la République.

Par Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

00224 664 93 14 04/cire.balde@visionguinee.info




One comment

  1. Merci Mr le ministre mais surtout tolérance zéro

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