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Tout savoir sur l’insémination artificielle des vaches en Guinée

Le président de la République tient à l’amélioration de la rentabilité de nombreux éleveurs. C’est dans ce cadre qu’un programme national d’insémination artificielle a été élaboré pour améliorer la production laitière.

Des inséminateurs du ministère de l’Elevage ont été déployés à l’intérieur du pays pour mettre en œuvre ledit programme. VisionGuinee a interrogé Joseph Boniface Mansaré, ingénieur zootechnicien et directeur national des productions et industries animales. Entretien !

VisionGuinee : le gouvernement, à travers le ministère de l’Elevage, vient de lancer un programme d’insémination artificielle dans le pays, en quoi consiste-t-il ?

Joseph Boniface Mansaré : Le ministère de l’Elevage a déployé sur le terrain une mission sur le terrain qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite des opérations pilotes que nous avions lancées à Boké. Nous avons fait le démarrage de l’insémination au centre d’appui et de démonstration de l’élevage de Boké où nous avons touché quelques éleveurs pour un effectif de 40 vaches.

Après l’insémination, nous avons obtenu un taux de réussite de 85%. A la suite de cela, nous avons décidé d’élargir les opérations pilotes à d’autres villes de l’intérieur du pays pour toucher l’ensemble des quatre régions naturelles. C’est dans ce cadre que nous avons déployé des missions dans les préfectures de Labé, Kissidougou, Guéckédou, Kankan, Kouroussa et Forécariah.

Qu’est-ce qui était prévu par le ministère de l’Elevage dans cette tournée ?

Notre objectif, c’était d’inséminer 100 vaches. Pour mener à bien ce processus assez contraignant et exigeant, nous avons déployé deux équipes sur le terrain. Dans ces six préfectures, nous avons procédé à une réplique de ce que nous avions fait à Boké. Quand on parle d’opérations pilotes, nous avons besoin de bien nous préparer pour mieux cerner les contraintes que nous rencontrerons sur le terrain avant nous lancer dans la grande campagne qui concernant 10.000 vaches. Dans chacune de ces préfectures visitées, nous avons regroupé autour de nous des inséminateurs qui sont dans ces zones et qui avaient été formés au Maroc, grâce à l’initiative du président de la République, le professeur Alpha Condé.

Comment se fait l’insémination sur le terrain ?

Nous commençons par la synchronisation des chaleurs qui permet via à des traitements hormonaux de provoquer l’ovulation. Les vaches entrent en chaleur pendant la période et mettent bas pendant la même période. C’est tout un processus, nous préparons les vaches avant de les inséminer. Chacune de deux équipes a fait une première tournée pour placer une spirale enduite d’une hormone dans la partie génitale de la vache. Huit jours après, nous revenons pour injecter une deuxième hormone. Le lendemain, on retire la spirale. Deux jours après, on peut les inséminer. Elles mettront bas au même moment. Avant notre arrivée sur le terrain, une mission était partie tester le lot d’un peu plus de 100 vaches préposées à l’insémination dans ces préfectures.

La race N’dama, la plus connue dans notre pays, produit moins de lait. La pratique de l’insémination pourra-t-elle permettre d’accroitre sa productivité ?

Oui, la N’dama est une race bovine endémique en Guinée. C’est la préfecture de Gaoual qui est le berceau de cette race. Elle est trypano-tolérante. Elle résiste aux trypanosomoses. Elle est très adaptée à notre écologie, sa chair est de qualité. Malheureusement, elle est très peu productive en lait. Elle donne à peine un litre de lait par jour à la traite. C’est difficile avec une telle quantité d’être autonome en production laitière. Pour améliorer la sécurité alimentaire, il faut accroitre la productivité.

Nous croisons la Ndama avec des races bovines européennes qui produisent près de 40 litres de lait par jour, par exemple. Le métis qui naitra de ce croisement produit jusqu’à, s’il est bien nourri, 10 litres de lait par jour. Nos bœufs les plus gros font à peine 200 Kilos. Un veau issu de ce croisement, avant 1 an, pèsera 500 à 600 Kilos. Adulte, il peut atteindre jusqu’à 800 Kilos.

Quelles sont les mesures prises par le département de l’élevage pour mener à bien cette mission ?

Sous l’égide du ministre de l’Elevage, Roger Patrick Milimono, une cellule technique a été mise en place. Elle doit accompagner la coordination nationale du programme d’insémination artificielle. Elle réfléchit sur les aspects, juridiques, règlementaires et même commerciaux, puisque tout ce qui sera produit doit se retrouver sur le marché. Des réflexions vont être menées pour la campagne d’insémination artificielle qui concernera 10.000 vaches.

Avez-vous rencontré des difficultés dans l’exécution de ce programme ?

Au départ, les difficultés étaient d’ordre social. Heureusement, de nombreux éleveurs ont fini par comprendre l’importance du programme d’insémination artificielle. Nous avons pu mener des actions de sensibilisation sur le terrain pour obtenir leur adhésion au programme.

Par Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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3 comments

  1. Eh bien, on croyait que les promesses d’Alpha Condé ne seraient jamais visibles sur le terrain!
    Ce pays là marche sacrément sur la tête!
    Sinon quoi de plus normal qu’un président annonce ses intentions et sa vision?
    Un projet se conçoit,s’étudie,avant qu’il devient une réalité.Mais en Guinée avec certains esprits tordus, l’intention d’un projet équivaut à sa sortie magique de terre.
    NB: vivement la récupération sans condition des bâtis publics spoliés par des bandits à col blanc(suivez mon regard!),il faut les foutre tous dehors et rendre sa dignité au peuple! Ainsi, ils comprendront qu’ils n’auront aucun répit qui leur laissera espérer le moindre retour en grâce et c’est pas des agitations communautaires par ci et là qui changeront quoi que ce soit à cet état de fait.

  2. Oulah manzo tu y vas trop fort là.Si sur la forme ,ce que tu dis est fonde sur un angle puremnt democratique(quoi de plus normal q’un president annonce c intentions et sa vision)sauf que l’intention et la vision c kan t candidat ,une fois aux affaires seule la concretisation interesse les gens car une vision non concretisee c de l’utopie,c pr le 1er point.Pr le second point aussi (batis publics),juridiquemt c pas faux,sauf que l’Etat est juge et partie a la fois car ce sont les fonctionnaires verés de l’etat ki sont a la base de ce problem par consequent l’Etat lui meme et vu ke l’Etat est une continuite, une indemnisation s’impose ds un pays de droit.Et les fonctionnaires responsables doivent etre egalemnt punis.Cela dit ce que les fonctionnaires pillent par jr et alpha conde en 1ere position est difficilemt quantifiable et ss exageration,on p l’evaluer a des milliards de dollars ,instrumentaliser dc le patrimoine batit a outrance a des fins politiciennes est intellectuellmt malhonnette car c le role aussi de l’Etat de loger dignemnt ses enfants.Parailleurs g v qu’on soit clair,g ne suis d’aucun parti politik carpr moi ils se valent ts (menteurs et pillards avc un machiavelism insoupçonnables).

    • Ohh que non « bel inconnu »!
      Un président peut bien annoncer ses intentions et ses projets pour telle ou telle autre zone de son Etat et c’est pas le temps que peut prendre la concrétisation effective qui devrait être synonyme de promesse non-tenue, tout de même.
      Il faut que ce débat soit un débat de fond mais pas à se limiter sur les périphériques sensationnels à capitaux politiques politiciens ou juste la recherche désespérée d’arguments pour dénigrer un adversaire.
      Ensuite, je crois que tu biaises volontairement (peut-être par inadvertance) et déforme rationnellement les faits incrimés ici mon très cher « bel inconnu ».
      -Primo: les acteurs concernés essentiellement par cette problématique, étaient de facto à la tête de l’administration de ce pays(donc ‘ton fameux juge et parti, mdr) et c’est bien à ce titre qui ont pu sans la moindre résistance d’ailleurs s’accaparer de biens appartenant à l’ensemble des Guinéens;
      -Secundo:s’ils n’étaient pas dans ces positions de forte influence autant pendant l’accaparement(1ers ministres,etc..) et maintenant; politiciens à forte dose communautaire,jamais ces acquisition auraient été devenues aussi normatives jusqu’à nos jours.
      Donc au nom de l’équité et de la justice sociales, la récupération de ses biens est une nécessité impérative tant sur le plan moral que sur le plan de l’éthique.

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