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Témoignage d’une victime qui a perdu 4 maisons dans le déguerpissement de Kaporo-rails

Elhadj Oumar Diallo est triste. Sa famille et lui ne savent plus quoi faire après la démolition de leurs concessions, fruits de plusieurs années de dur labeur, à Kaporo-rails. Ce mercredi 6 mars, devant un parterre de journalistes, il a lancé un appel à l’aide en faveur des déguerpis de ce quartier.

Après le passage des bulldozers, Kaporo-rails ressemble à un champ de mines. Ce doyen qui y a vécu dans ce quartier depuis les années 80, a assisté impuissant à la démolition de quatre de ses bâtiments.

‘’Nous sommes des victimes. En 1998, l’Etat a cassé certains bâtiments à Kaporo-rails. Les victimes n’ont jamais été dédommagées. On a la liste des victimes jusqu’à présent’’, indique-t-il dès l’entame de ses propos, rappelant que président Alpha Condé avait promis, en 2016, de dédommager les occupants du site avant toute autre opération de déguerpissement.

‘’Cette fois-ci, le ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire nous a dit qu’il est venu faire déguerpir les kiosques et garages qui occupent les parties qu’on avait cassées en 1998. Le chef du quartier de Kaporo-rails nous a indiqué que le ministère ne devait dégager que les occupants qui se sont installés sur des terrains vides’’, précise Elhadj Oumar Diallo.

A la grande surprise de tous, dit-il, ‘’quand ils ont finir de faire déguerpir ces derniers, ils se sont repartis en groupes pour mettre des croix sur des maisons. Quand on leur a demandé le pourquoi, ils nous ont dit d’aller à l’habitat pour nous renseigner. Le ministre [Ibrahima Kourouma] a dit qu’il ira jusqu’au bout. Ils sont venus casser des bâtiments sans préavis et sans état d’âme’’.

Parlant de son cas spécifique, M. Diallo indique que ‘’lors du premier déguerpissement en 1998, on a cassé 5 de mes bâtiments. Avant-hier, on a cassé 4 de mes bâtiments. Aujourd’hui, on ne sait plus à quel saint se vouer’’. Il souhaite que la justice soit faite afin que les victimes de Kaporo-rails puissent retrouver leur dignité.

Selon un recensement non exhaustif, 9430 personnes appartenant à 510 familles sont concernées par ce déguerpissement. Certains déguerpis, qui n’ont nulle part où aller, dorment à la belle étoile sous les manguiers.

Salématou BALDE, pour VisionGuinee.Infov

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