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Les ordures continuent de tuer en masse : et si l’on essayait ce qui marche sur la T8 et la T7 à Conakry

Malgré que des subventions estimées à plusieurs milliards soient allouées à la propreté de la ville de Conakry depuis l’avènement d’Alpha Condé à la magistrature suprême le 23 décembre 2010, en plus de la création vendredi 5 avril 2019 d’un ministère en charge de l’Hydraulique et de l’assainissement, l’eau de ruissellement continue de tuer en masse.

Dernière hécatombe en date dans la capitale, 5 enfants emportés par les eaux dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mai 2019 à Dabondy. Mais que fait-on pour réduire les tas d’ordures qui tuent des innocents et perturbent régulièrement la circulation en cet endroit où se trouve le Grand Marché de Conakry construit par un homme d’affaires actuellement en détention aux Etats-Unis pour une affaire de finance noire?

Pour quelles raisons les autorités en charge de l’assainissement ne recherchent-elles pas dans l’expérience réussie dans les autres quartiers réputés propres et bien gérés comme ceux de la T8, T7 et ailleurs sur la route Leprince, une expertise locale pouvant aider Dabondy à curer ses caniveaux, assainir convenablement ses rues jonchées d’ordures, afin de se prémunir de ces cas regrettables? Ou bien va-t-on continuer à tendre la main au Ciel alors que Dieu n’aide que qui sait se mettre à la tâche ?

Va-t-on se contenter de rouler jovialement des « R » dans des discours creux au sujet de la salubrité de Conakry, à applaudir des tribuns qui ne pensent qu’à se remplir les poches ou encore à répéter après les Imams des psalmodies de versets sans effet véritable sur notre quotidien lorsqu’on sait qu’un certain mardi 22 août 2017, pendant les grandes pluies, un éboulement de la décharge de Dar-es- Salam située à seulement quelques kilomètres de Dabondy avait fait 9 morts ?

Non, il est temps de nous retrousser les manches et agir concrètement pour favoriser un changement dans ce sens à Dabondy et ailleurs ! Il s’agit, certes, d’un quartier populaire situé entre l’autoroute Fidel Castro et l’océan atlantique, mais soulignons-le d’emblée, Dabondy n’est pas à l’abandon. Il n’est pas au rang des quartiers laissés- pour-compte des régimes qui se sont succedé en Guinée. Il mérite donc d’être sauvé. Pas par les businessmen de la compagnie turque Albayrak qui s’occupent de la collecte d’ordures dans des quartiers considérés comme les plus favorisés du moment.

Mais par un modus operandi local qui peut être trouvé en commençant par rassembler les présidents des conseils de quartiers autour d’une table d’échange d’informations et d’expériences sur ce qui marche et ce qui devrait et pourrait bien être expérimenté ici à Dabondy. Puis, dans les autres quartiers insalubres et partout où il faut faire de la prévention une priorité dans la gestion des ordures. Car, c’est connu depuis des siècles, mieux vaut prévenir que guérir. J’ai dit.

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