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Oumar Mariko, ce vilain petit canard qui s’invite dans le marigot politique guinéen

Qualifié de bon chirurgien par des medias maliens, le docteur Oumar Mariko traine des casseroles au pays d’IBK. Indésirable sur l’échiquier politique malien, il s’invite dans le débat en cours sur le projet de nouvelle constitution en Guinée.

Jusque-là méconnu du grand public guinéen, son nom est sur toutes les lèvres depuis le samedi 25 mai, date à laquelle il a décidé de se mêler au débat sur le référendum constitutionnel dans notre pays.

‘’C’est sa nature ! C’est un politicien qui fait de la polémique pour se faire entendre‘’, commentent des professionnels de médias maliens approchés par VisionGuinee après la sortie médiatique du président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi).

Dans un article publié le 4 avril dernier, Maliactu rapporte que Mariko, malgré son statut d’homme politique, a été interdit de parole à l’assemblée nationale après avoir traité d’illégitimes les députés lors de l’interpellation du gouvernement du mercredi 3 avril dernier.

Le député insiste pour se faire entendre. Mais le patron du perchoir Issiaka Sidibé se veut catégorique. Se rendant compte qu’il n’aura pas droit à la parole, Oumar Mariko quitte l’assemblée nationale.

‘’Oumar Mariko, un vilain petit canard dans le marigot politique malien’’, décrit pour sa part SlateAfrique. En avril 2012, après le renversement du régime d’Amadou Toumani Touré, suite à une marche, le palais présidentiel a été envahi et le président par intérim Dioncounda Traoré a été blessé.  Une agression qui a été notamment condamné par la CEDEAO.

Mariko sait l’occasion pour créer la polémique. Il exprimé le souhait de ‘’passer un grand coup de balai sur un régime familial et clanique qui a livré le pays au pillage national et international, un pillage rendu possible par  la complicité active d’une partie de la classe politique’’.

‘’Tout ce qui passe dans le pays est commandité par Mariko, qui ne veut pas qu’on le sache (…). Le problème du pays, c’est lui’’, lit-on dans ledit article de presse..

Oumar Mariko, c’est aussi un soutien affiché aux ‘’putschistes et rebelles’’. Dans Jeune Afrique, on apprend que ‘’depuis plusieurs mois, la France refuse de lui accorder un visa. Paris lui fait comprendre, selon nos confrères, que c’est à cause de ses ennuis judiciaires, au moment où un diplomate admet : ‘’On ne va pas donner un visa à un homme qui passe son temps à critiquer la France’’.

’’Quand l’intervention militaire se dessine début 2013 pour contrer l’offensive jihadiste, il fait tout pour s’y opposer. Après la débâcle de l’armée malienne à Kidal, le  21 mai dernier, ce sont ses partisans qui scandent : ‘À bas la France complice du terrorisme !’’’, ajoute-t-il dans les colonnes de JA.

‘’A 15 ans, il participe à ses premières grèves. A 21 (nous sommes en 1980), il les organise. À 22, il crée son premier parti dans la clandestinité. À 27, il goûte aux geôles de Moussa Traoré. À 31, il est de ceux qui font tomber le despote. L’Association des étudiants du Mali, qu’il a fondée, est le fer de lance de la contestation en 1991. C’est à cette époque que Mariko devient populaire dans les casernes’’, rapporte le journal.

‘’Pour de présumés liens avec des jihadistes et autres…, le député Oumar Mariko devait être entendu hier par la justice’’, estime le journal malien L’Indépendant dans un article paru en avril 2014, qui affirme que collusion du parlementaire avec ‘’les auteurs du coup d’Etat militaire du 22 mars 2012 qui a dévasté les institutions républicaines, a mis en péril la démocratie et l’Etat de droit, causé d’immenses torts à des millions de citoyens’’.

Oumar Mariko est accusé de ‘’déclarations et agissements en rapport avec des groupes rebelles et terroristes de nature à compromettre la sécurité de l’Etat. C’est sur ces divers points qu’un juge, dont l’identité n’a pas été dévoilée, devait entendre Oumar Mariko’’.

Par Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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One comment

  1. Un autre Bandit des Grands Chemins.

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