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Interpellation du président de la CAF par la police française : l’inacceptable injure à l’Afrique 

L’interpellation à  Paris du Président de la Confédération Africaine de Football, Ahmad Ahmad, par la police française et le long interrogatoire auquel il a été soumis toute la journée (8heures -19 heures) dans les locaux de l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre portant sur une affaire à 100% du Football africain est particulièrement humiliant pour tout le continent, attaqué et touché dans son intimité.

Partout, sur le continent, la révolte et l’indignation s’expriment pour dénoncer cette méthode, cette forme  de mépris au-delà de l’inacceptable. Opérer une descente musclée dans un grand réceptif hôtelier parisien, abritant les personnalités des 211 associations affiliées à la FIFA qui tenait son 69ème Congrès, et s’en prendre au président de la CAF, comme un malfrat, un vulgaire type, est une attaque, une injure qui ne s’adresse pas uniquement à Ahmad Ahmad mais à toute l’Afrique.

C’est sans doute vrai qu’il faut des personnages sulfureux africains comme l’ancien secrétaire général Amr Fahmy pour offrir l’occasion à d’autres de bafouer et de piétiner l’Afrique. Sans doute aussi  que la responsabilité du Président Ahmad est engagée par la faiblesse qu’il a manifestée dans  la nomination de cet Amr, sans envergure et sans charisme, comme si le stratégique poste de secrétariat général était un empire réservé non pas à l’Égypte, mais à la ‘’dynastie Fahmy ‘’. Après le grand-père et le père, était-il légitime de nommer aussi le petit-fils ?  Assurément, non.

Nul doute que depuis son élection en mars 2017, Ahmad et son comité exécutif ont commis beaucoup de maladresses et même de fautes comme cette déclarations :‘’Même à 4, le Cameroun ne peut organiser la CAN’, le passage brutal de 16 à 24 pays pour les phases finales de la CAN, le déplacement de ces phases finales de janvier à juin-juillet très pluvieux en Afrique de l’ouest, de l’est et centrale, la gestion de la réattribution des phases finales de 2019, 2021 et 2023 avec le fameux système de ‘glissement’ alors  qu’il aurait été plus simple de se conformer aux textes en retirant l’organisation à pays défaillant non prêt sans pour autant déranger les  calendriers déjà attribués à d’autres pays.

Bref, même si de nombreux changements notables et significatifs ont été enregistrés ces 2 dernières années, on est encore loin de la perfection hors de la portée humaine. Mais, est-ce respectueux, pour soi-même, de livrer ainsi à la risée du monde une personnalité africaine dont le seul tort aura été de faire appliquer une décision concernant uniquement le football africain et souverainement prise par tout le comité exécutif de la CAF y compris le plaignant ancien secrétaire général démis pour inconduite ?

Est-il possible que la justice ou les policiers d’un Etat africain se ruent à l’hôtel du Président de l’UEFA pour un contentieux concernant le Football européen ? Tout comme l’UEFA, la CAF n’est-elle pas libre de choisir ses partenaires, de faire ses achats et commandes selon son bon vouloir et ses intérêts ?

Même si Ahmad, comme n’importe quel dirigeant, n’est pas au-dessus  de la loi et des principes, n’avait-il pas le droit de recevoir une convocation et de s’y rendre dignement que d’être maltraité ainsi ?  Mieux, comme l’affaire concerne la CAF elle-même et non un contentieux entre Ahmad et un particulier, n’eût été pas mieux de saisir les juridictions africaines ou se limiter au niveau de la Commission d’éthique de la FIFA ?

Même si l’équipementier allemand Puma qui a perdu un marché attribué au Français Tactical Steel se livrent une guerre d’intérêts Europeo-européens, d’autre part, il ne serait pas honnête de faire un rapprochement entre cette interpellation dégradante pour tout un continent et la descente des policiers US au siège de la FIFA en 2016 contre des dirigeants reconnus coupables de corruption par des traces claires, des mouvements de fonds à travers des comptes bancaires domiciliés dans les établissements bancaires américains.

Il ne s’agit  pas non plus d’accorder un blanc-seing au Président Ahmad qui, il faut encore le préciser, n’est pas un monarque. Si les faits allégués sont vérifiés, la force de la loi lui sera appliquée. Pour autant, le continent mérite respect et considération à travers ses dirigeants. Une déclaration de protestation devrait être à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la CAF.

Par Abdoulaye CONDE

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One comment

  1. De grâce, arrêtez avec vos titres racoleurs et pathétiques! De quelles injures à l’Afrique parlez-vous? Et de quelle Afrique? Depuis 1958 ( date de votre fameux NON), vous nous gonfler avec vos discours de panafricanisme de circonstances. Si ce monsieur est dans l’illégalité? Alors qu’il assume! C’est peut-être pour cela que votre équipe de cadets de football, pratique le faux avec leur date de naissance et que ce même président de la CAF, ne voulait pas sanctionner?

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