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Dalein : ‘’C’est impossible d’organiser les élections législatives le 28 décembre’’

Le chronogramme décliné par le président de la CENI n’est pas faisable. On sait pertinemment que c’est impossible d’organiser des élections le 28 décembre prochain’’. C’est par ces mots que le chef de file de l’opposition a réagi samedi au chronogramme de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour l’organisation des élections législatives.

Cellou Dalein Diallo pense que le président de la CENI, maitre Salifou Kébé obéit aux ordres du président de la République. ‘’L’indépendance de la CENI n’est plus là. C’est le même Kébé qui disait, il y a quelques mois, qu’il faut 235 jours pour organiser les élections. Un chronogramme, c’est la série d’une action à mener.  Pour chaque action, il y a un délai’’, indique l’ancien Premier ministre.

‘’Puisqu’Alpha Condé a dit qu’il faut des élections à la fin de l’année, on nous dit que le logiciel va être remis à la CENI le 1er octobre. Or, dans le chronogramme de M. Kébé, le logiciel a été remis et installé dans les kits depuis 18 septembre. Pourquoi notre pays est dirigé par des gens qui racontent des choses qui ne correspondent pas à la réalité ?’’, s’interroge la figure de proue de l’opposition.

Selon Dalein, le chronogramme de la CENI ne vise qu’à bâcler les élections et octroyer à Alpha Condé la ‘’majorité qualifiée pour le dispenser de l’organisation d’un référendum sur la constitution en vue de faire adopter la nouvelle constitution à l’Assemblée nationale’’.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

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2 comments

  1. Ibrahima Sory Baldé

    Il sera impossible de s’opposer à l’organisation d’élections législatives en décembre prochain. L’erreur de l’UFR, de l’UFDG, du PADES et des autres forces politiques et sociales regroupées au sein du FNDC, c’est de ne pas concentrer leurs forces et initiatives à l’organisation d’élections crédibles et inclusives avec ou sans Alpha Condé.
    En janvier dernier, dans les colonnes du Populaire (périodique d’informations de Guinée) et de visionguinee.info, je proposais de ne pas perdre le chemin du combat patriotique pour implanter en Guinée, grâce à des élections inclusives et transparentes, un régime démocratique pour favoriser l’unité, la paix et le développement socio-économique du pays.
    Dans un scrutin libre, inclusif et transparent, dans le meilleur des cas, le Rpg arc-en-ciel, serait à peine 3ème, voire même 4 ème. Il serait laminé dans plusieurs préfectures de la Haute-Guinée, considérées par certains comme étant ses fiefs traditionnels, au profit du PADES de Dr. Ousmane Kaba et de l’UFR de Sidya Touré, sans compter que l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et le PEDN de Lansana Kouyaté y ont des bases solides.
    Se battre pour des élections crédibles plutôt que pour la défense de la constitution devrait être la solution

  2. C’est une bourde politique majeure qu’AC a commise dans son récent discours à la nation, en réclamant ouvertement à la CENI l’organisation des élections législatives avant la fin de cette année. On savait que les présidents successifs de cette institution ont certes toujours été à ses ordres. Mais dans les circonstances sociopolitiques que la Guinée vit notamment depuis les élections communales de février 2018, il a montré ainsi tout son mépris pour le peuple, nos institutions et lois et surtout pour la classe polititique, tous bords confondus.

    Alors que nul n’ignore les raisons pour lesquelles l’institution trainait les pieds depuis sa mise en place en janvier 2019, le « Mogho-Naaba de Conakry » aurait pu un peu mieux dissimuler sa mainmise totale sur Me Salifou Kébé et l’institution que celui-ci dirige. Même par la voix du PM Kassory ou du ministre de tutelle, il aurait pu dicter différemment cet ordre de bâclage du processus d’organisation des élections. Au lieu de ça, pour des considérations qui n’échappent à plus personne, et surtout pas à ses principaux adversaires politiques, il a préféré donner des ordres à quelqu’un dont il sait pertinemment qu’il ne pourra qu’obéir docilement à ses ordres.

    C’est précisément pour cela que les leaders des 3 partis dont sont issus les 7 commissaires dits de l’opposition seraient mal venus d’accepter le hold-up électoral que ce bâclage des procédures est censer faciliter. Et même pour le citoyen guinéen lambda, ce serait là une « insulte » au regard des acquis démocratiques que notre peuple avait difficilement arrachés aux dictatures précédentes.

    Il n’y aura donc pas d’élections législatives avant que tous les préalables techniques dont notamment le choix d’un opérateur neutre et crédible et la révision du fichier électoral corrompu ne soient réglés. Sinon, ce sont avant tout les leaders des partis UFDG, UFR, PEDN, Bloc Libéral, PADES et autres qui risqueront d’en perdre la face politiquement devant leurs militants respectifs et l’opinion nationale. D’où toutes leurs raisons objectives de s’opposer ainsi catéoriquement aux manigances frauduleuses du pouvoir en place. Pas d’élections législatives donc aant mars 2020, et surtout sans que les élections communales de 2018 ne soient totalement clôturées (…)

    Was-Salam !

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