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Le coronavirus a bouleversé la géopolitique mondiale

Les invincibles d’hier sont aujourd’hui frappés par une pandémie qu’ils n’auraient jamais imaginé ainsi l’ampleur du dégât qui, d’ailleurs, connue.

Une fois dans le monde, ce lieu culte la Ka’aba a fermé ses portes, les frontières entre Etats fermés, les ensembles régionaux frappés de plein fouet sur ces valeurs centrales de libre circulation des personnes et des biens.

Le coronavirus a donné un nouvel aperçu de la géopolitique mondiale. Il bouleverse l’ordre mondial établi jusqu’ici.

Partout dans le monde, les chercheurs sont à pied d’œuvre pour trouver les remèdes pour soulager l’humanité.  Pendant que le débat sur sa certification persiste, des pays africains comme le Maroc et le Sénégal ont déjà autorisé l’hydrochloroquine associée à l’azithromycine pour traiter les patients. Et de ce traitement, certains auraient recouvré leur santé.

La Guinée peine à se prononcer officiellement sur ce qui est actuellement administré aux patients, car le pays en dispose plus d’une centaine. Seulement des patients interrogés par la presse locale disent avoir été administrés par ce même traitement. Pourquoi ce silence, est-ce pour ne pas encore les faucher sur le plan sanitaire car sur le plan politique, ils le sont déjà ?

Des chercheurs occidentaux avaient récemment déclaré avoir obtenu des remèdes qui méritaient être testés et l’Afrique avait été leurs choix. Mais la réaction amère de plus d’une star africaine avaient contraints ces derniers à s’excuser et retirer leurs propos.  A ce niveau, il est impérieux de rappeler aux dirigeants africains à repenser à valoriser la recherche sur le continent. La Guinée devrait, elle qui a été victime d’Ebola, savoir ce que représente la Recherche.

Depuis l’apparition de cette pandémie, les différents pays s’emploient à communiquer sur les mesures barrières et à développer des plans de riposte pour amortir les chocs économiques. La Guinée s’y est aussi employée à le faire après être, au vu de ce qui a été présenté, inspirée des plans développés ailleurs spécifiquement en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

A l’écoute et à l’analyse de la déclaration du Premier Ministre relative au plan de redressement économique, l’on peut noter des trente mesures développées seulement l’électricité, l’eau et le transport touchent partiellement et totalement la majorité des guinéens qui attendaient mieux du gouvernement que ce qui leur a été servi.

En effet, si certains estiment que la gratuité de l’électricité et l’eau d’avril à juin 2020 est une farce car les factures sont bimensuelle d’autres y voient même une dépense que les populations seraient déjà en train de payer avec l’actuel prix du litre de carburant malgré la baisse du baril à l’international. Il en a de même pour l’eau.

S’agissant du transport, cette mesure ne concerne que les guinéens de Conakry d’où son exclusivité. A ce niveau aussi, si les uns s’interrogent du nombre de bus disponibles et rappellent l’immobilisme du train, les autres rappellent que le respect de la règle de la distanciation amène à s’interroger sur le nombre de passagers à transporter et le nombre de tours à effectuer par jour pour soulager les usagers ?

Ce sont des interrogations qui amènent à conclure que ces mesures sont réellement insuffisantes pour répondre aux aspirations des populations en cette période.  Ainsi, l’on pourrait se permettre d’additionner les charges de l’Etat dans ces mesures qui s’élèvent à 488 milliards de nos francs et s’en convaincre que l’État guinéen a préféré opter pour la facilité.  Car ces dépenses pourraient être soldées par la surtaxe du prix du carburant à la pompe.

Avant ce plan de redressement économique, des mesures d’urgences avaient été prises dont le couvre-feu qui semble ne pas être suivi de mesures de protection civile. Est-ce que les sapeurs-pompiers sont mis à contribution pour porter assistance à toute personne qui se trouverait dans une situation nécessitant une évacuation : femmes en travail, des malades …?

En somme, toutes ces mesures se sont avérées insuffisantes voire inefficaces en ce sens qu’elles ne touchent pas directement le citoyen lambda ou le touchent très peu. Voilà pourquoi l’on a assisté à un ras-le-bol sur la toile à la publication du plan de riposte. Car nombreux sont aujourd’hui les guinéens qui estiment que maintenir le prix du carburant à 9000 GNF, c’est déjà faire payer au peuple toutes ces dépenses évoquées dans le plan de redressement économique. Car la surtaxe serait autour de 4000 GNF par litre. Les guinéens seront plus sensibles à une réduction importante du prix du carburant qu’à toutes ces mesures évoquées qu’ils considèrent comme une farce.

Pendant ce temps, l’ANIES, à elle seule, dispose d’un budget de 439 milliards de nos francs déjà disponible qu’elle pourrait toucher dès la semaine prochaine.

Fodé BALDE
Homme politique guinéen
La Guinée d’abord

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