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Des maliens dans la rue pour exiger le départ du président IBK : ‘’7 ans de pouvoir, ça suffit’’

Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Bamako à l’appel d’une alliance de religieux, d’opposants et de la société civile, pour réclamer la démission du président Ibrahim Boubacar Keita dont le pays fait face à une crise sécuritaire, économique et sociale.

‘’7 ans de pouvoir, ça suffit’’, ‘’IBK dégage’’, en référence aux initiales du dirigeant malien au pouvoir depuis 2013, pouvait-on lire sur des pancartes sur la Place de l’Indépendance, à Bamako, où étaient réunis quelque 10.000 personnes, au son des vuvuzelas.

Des banderoles réclamaient la libération de l’ex-Premier ministre et principal opposant Soumaïla Cissé, enlevé le 25 mars alors qu’il était en campagne pour les élections législatives dans sa zone d’origine, le centre du Mali, un scrutin remporté par le pouvoir mais aux résultats suivis par une grogne populaire.

Le rassemblement est organisé par une nouvelle alliance formée d’un mouvement ayant à sa tête l’imam Mahmoud Dicko, du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) qui regroupe des partis d’opposition dont le principal d’entre eux, et d’Espoir Mali Koura (EMK), un mouvement de la société civile dirigé par le cinéaste et ancien ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko. Mahmoud Dicko, éminente figure religieuse et tenant d’un islam rigoriste, fut autrefois proche du président Keita. Entré en politique ces derniers mois, il est un critique vigoureux du pouvoir.

La nouvelle alliance avait dénoncé fin mai ‘’la gouvernance chaotique et prédatrice’’ qui fait peser sur le Mali le ‘’risque de partition’’. Elle avait également mis à l’index la gestion par le pouvoir des situations sécuritaire, économique et sociale, ainsi que l’organisation des récentes législatives. Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise multiforme, sécuritaire, politique, économique.

Les insurrections indépendantistes et maintenant djihadistes menées par les groupes liés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique, ainsi que les violences intercommunautaires ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Par Belga

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2 comments

  1. Un bon exemple pour le FNDC en Guinée qui doit s’inspirer pour la relance des manifestations de rue contre Alpha Condé et son clan gouvernemental de mafieux politique.
    Faire dégager Alpha de gré ou de force du fauteuil présidentiel en Guinée après son dernier mandat présidentiel en décembre prochain.Procéder,à une révision complète de la liste électorale crédible avant les élections présidentielles à venir, sans Alpha Condé.

    Enfin,COVID-19 ou pas,les maliens sont sortis massivement contre IBK du Mali.

    • @Jallohoms7,

      Vous avez parfaitement raison à propos de cette manifestation de nos bons voisins maliens, dont le pays est non seulement confronté à la même pandémie que le nôtre, mais est de surcroît en guerre anti-terroriste particulièrement meurtrière et destabilisatrice.

      On a tendance à réduire trop facilement le mal guinéen à l’attentisme de notre peuple, qui est certes des plus « résignés à subir » de la sous-région. Mais avec les niveaux de mobilisations spontanées auxquels on a assisté notamment sous la houlette de l’UFDG et de son leader CELLOU, on voit que la réalité des choses est tout autre.

      Si la Guinée n’a jamais eu que de véreux bouffons ou des tyrans mystificateurs comme dirigeants, ce n’est pas non plus par les motivations patriotiques véritables de ses leaders notamment d’opposition politique qu’elle a réellement brillé depuis 1958.

      Quand on combat un pouvoir répressif et ethno-fascisant comme celui qui est en passe de réussir à faire sombrer le « navire Guinée », c’est le départ immédiat du mystificateur Alifa Koné (MAK), et pas autre chose, que le FNDC et les leaders des partis politiques membres devraient s’aviser d’exiger en reprenant les manifestations de rue, comme ils l’annoncent depuis 2 ou 3 semaines.

      Ne dit-on pas qu’il faut savoir faire ne serait-ce que semblant d’être sérieux et déterminé, pour être pris sérieux ?

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