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Falsification de la constitution guinéenne : le débat s’invite au sénat français

Malgré l’arrêt de la cour constitutionnelle, la polémique continue d’enfler sur la falsification de la constitution guinéenne, soumise à l’approbation du peuple par voie référendaire le 22 mars dernier.

Le débat s’est invité mercredi au sénat français lors de l’audition de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. La question a été soulevée par Bruno Fuchs, membre apparenté du Groupe du Mouvement démocrate et apparentés.

‘’En Guinée Conakry, par exemple, Alpha Condé, réfugié de longue date en France, veut, comme d’autres avant lui, changer la constitution pour s’autoriser un 3e mandat. Par un tour de passe-passe, la constitution ratifiée par référendum n’est pas celle qui a été publiée officiellement’’, indique-t-il dès sa prise de parole, dénonçant les “répressions meurtrières et aveugles” qui se sont abattues sur des civils à l’occasion du double scrutin du 22 mars.

Il rappelle au chef de la diplomatie française que ‘’la Guinée, le Gabon, le Cameroun, la Guinée Bissau et d’autres ont tous adhéré à la charte de la francophonie et signé les accords de Cotonou et notamment son article 9’’

Il poursuit en soulignant que ‘’le président Emmanuel Macron parle d’un nouveau chemin pour les deux prochaines années’’, avant de demander ‘’comment la diplomatie française va-t-elle dessiner un nouveau dans ses relations avec la France ?’’

En guise de réponse, le ministre Jean-Yves Le Drian a soutenu qu’en Afrique, y compris dans les pays en difficulté, ‘’notre posture est de soutenir et la démocratie et le droit. La démocratie dans les Etats fragiles. Vous avez cité la Guinée. Nous souhaitons que les initiatives soient prises par le président Alpha Condé pour apaiser la situation à la suite d’un référendum que nous avons contesté’’.

‘’Dans les Etats en crise, c’est vrai, en particulier au Sahel mais aussi au Cameroun, il y a des exactions qui sont commises et que nous n’acceptons. Nous le redisons en permanence aux différents chefs d’Etats’’, a-t-il précisé devant les sénateurs français.

Dans une déclaration publiée après la tenue du double scrutin du 22 mars, la France a estimé que ‘’caractère non inclusif de ces élections et non consensuel du fichier électoral, ainsi que le rôle joué par des éléments des forces de sécurité et de défense excédant la simple sécurisation du processus, n’ont pas permis la tenue d’élections crédibles et dont le résultat puisse être consensuel’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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2 comments

  1. La posture de la France en Afrique est de soutenir non seulement, et la démocratie et le droit selon le ministre des affaires étrangères français.
    En plus , Le Drian dit que la France souhaite que le président Alpha Condé prends des initiatives pour apaiser la situation après le référendum. Don tact.
    Soutenir la démocratie, c’est à dire faire de manifestations politiques, sensibilisations etc…
    Il ya aussi Les Droits de l’autre qui veut pas manifester, qui veut voté sans qu’il soit empêcher.

  2. Si le droit est respecté, chacun sera libre de faire ce qu’il veut. Mais user de la force par ce qu’on a le contrôle de l’armée et s’attendre à la tranquilité est un rêve qui ne se réalisera jamais

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