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Accusé d’être à l’origine des heurts entre l’UFDG et le RPG à Fria, Makissa Camara réagit : ‘’Je ne suis pas un loubard’’

Dans les rangs de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) à Fria, son nom est sur toutes les lèvres. Lui, c’est le directeur national des impôts et coordinateur régional de la campagne du RPG Arc-en-ciel à Boké. Accusé d’être l’instigateur des accrochages qui ont opposé lundi et mardi les militants de la principale formation politique de l’opposition à ceux du parti au pouvoir, il a décidé de sortir de son silence pour livrer sa part de vérité.

Dans un entretien qu’il a accordé mardi à VisionGuinee, Aboubacar Makissa Camara, qui se dit victime d’agressions de la part des militants de l’UFDG, a démenti les accusations portées à son encontre. Lisez…

VisionGuinee : Bonsoir M. le directeur. Fria a été théâtre d’affrontements entre deux camps politiques rivaux. Votre nom revient sans cesse dans les heurts. Votre réaction ?

Aboubacar Makissa Camara : Dans cette affaire, on m’agresse, on m’accuse. Ce lundi, les militants de l’UFDG ont parcouru 25 km pour agresser ma famille à Tormelin. Est-ce normal ? J’ai reçu un coup de fil du général Ibrahima Baldé de la gendarmerie me demandant ce qui se passe à Tormelin. J’ai appelé le sous-préfet pour en savoir. Ce dernier m’a informé que des motards de l’UFDG sont venus en surnombre à Tormelin, qu’ils ont brûlé deux cases sur leur passage. Ils sont allés jusque devant la sous-préfecture. Il a fallu que des gendarmes débarquent sur les lieux pour leur demander de remonter à Fria. En cours de route, ils se sont arrêtés devant ma maison. Ils sont rentrés dans ma ferme où ils ont pris trois motos avant de saccager la chambre de mon fermier et prendre l’argent de ce dernier. Ils sont restés dans la cour jusqu’à ce que les gendarmes, venus de Tanènè, les trouvent sur les lieux pour les disperser.

Tout se passait pourtant bien à Fria jusqu’au weekend dernier, comment en est-on arrivés là ?

J’étais dimanche à Fria où nous avons reçu le Premier ministre Kassory Fofana. Nous avons fait un carnaval dans la ville de Fria. Toutes les boutiques étaient ouvertes. On est allés chez le sotikemo, puis chez l’érudit avant de faire un tour au stade, puis à l’aéroport pour accompagner le patron. Les jeunes sont venus chez moi, je les ai remerciés pour la mobilisation. Il n’y a eu un seul jet de pierre.

Par la suite, je suis allé à Katroun 2, le fief de l’UFDG pour rassembler des jeunes pour les sensibiliser en leur disant que nous sommes des frères. Je leur ai dit de s’exprimer librement sans rien brûler. Les’ élections vont passer, mais nous serons encore là ensemble. Si un problème touche l’UFDG, c’est le mien aussi. Mais j’ai compris que c’est le directeur de campagne de l’UFDG à Fria qui donne de la drogue aux jeunes pour qu’ils aillent dans la rue.

Dimanche, il n’y avait pas de problèmes. Ce lundi, ils sont allés à Tormelin pour bruler des cases de paisibles populations. Ces pauvres gens sont aujourd’hui sous ma responsabilité. Les motos qu’ils ont volées sont sous ma responsabilité. Après ils vont encore dire  ‘Makissa Makissa’, ils diront aussi que tous les morts à Conakry, c’est encore moi. J’ai dit à tout le monde de ne pas céder à la violence. On ira aux élections et les urnes vont nous départager.

Le parti UFDG déclare avoir été victime d’une agression dimanche à Fatala…

Il n’y a eu aucun problème à Fatala. C’est un mensonge. Ma femme était en tournée à Sodjorè. Pourquoi eux quand ils sortent, il y a des problèmes partout où ils passent ? Fria, c’est chez nous. Nous avons intérêt à ce que la localité soit stable. Je ne céderai pas devant les accusations. Ousmane Gaoual était parti m’agresser à Fria, c’est ça battre la campagne?  Il faut qu’on soit raisonnables.

Concrètement, comment éviter la résurgence des violences à Fria ?

Il faut que les dirigeants de l’UFDG donnent de bonnes consignes aux enfants. Ils ne doivent pas les pousser dans la rue pour aller casser des maisons.  Nous, on ne répondra pas à la violence. Fria ne sera pas brûlée et ne sombrera pas dans la violence.

J’ai appelé le maire de Fria qui est issu de l’UFDG pour lui demander de sensibiliser les militants de son parti afin qu’ils ne cèdent pas à la violence. Tout ça, parce que les enfants de Fria sont mes frères. Je suis natif de Fria, c’est chez moi. Je n’accepterai que quelqu’un viennent  bruler un seul pneu dans la rue. Que ça soit clair et net.

J’ai été dans le fief de l’UFDG à Fria dimanche et j’y suis resté jusqu’à 20h pour mener des actions de sensibilisation. Tout ça, parce qu’on ne veut pas de violences à Fria.

Un message à lancer ?

La présidentielle, c’est dans moins d’une semaine, il faut que les gens se comportent de manière civilisée. Fria est une famille. Nous ne devons pas accepter qu’un enfant de Fria soit blessé. On n’a pas besoin qu’une boutique soit brûlée. Moi c’est le sens de mon combat. Quand on soutient quelqu’un, on vote pour lui dans les urnes. Ce n’est pas compliqué. Moi je suis responsable, je ne suis pas un loubard.

Par Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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One comment

  1. Mais,c’est toi qui finance et commande à distance les LOUBARDS RPGISTES à FRIA.Et,c’est connu de tous.
    Bientôt ça sera du passé,parce que tu n’auras plus accès aux fonds publics volés.

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