Accueil » Politique » Aboubacar Sylla: ‘’ce dialogue n’est pas sincère‘’

Aboubacar Sylla: ‘’ce dialogue n’est pas sincère‘’

Ouvert ce jeudi 07 mars 2013 au palais du peuple et présidé par le premier ministre, le cadre de dialogue et de concertation mis en place a été qualifié par certains acteurs de ‘’théâtre et de folklore‘’. A la sortie de cette première rencontre, Aboubacar Sylla porte-parole de l’opposition s’est exprimé au micro de notre reporter.

‘’Nous avons été mandatés par tous les partis politiques membres de l’ADP, du collectif et de CDR pour les représenter, parler à leur nom dans ce cadre de dialogue qui a été mis en place à notre insu dans un format que nous n’apprécions pas. Nous avons donc délivré le message de l’ADP et du collectif, de l’ADP et du CDR.‘’ a-t-il expliqué au micro de notre reporter.

‘’ Ce message dit-il est très simple, nous sommes ouvert au dialogue, nous l’avons réclamé depuis deux ans. Nous avons payé le plus fort pour qu’il y ait le dialogue structuré avec le pouvoir. Nous avons eu des militants qui ont été tué dans des manifestations. Nous avons eu des blessés, nous-mêmes, nous nous sommes investis à fond pour que ce dialogue puisse avoir lieu. Mais le dialogue que nous recherchons c’est un vrai dialogue.‘’ a-t-il ajouté.

‘’C’est un dialogue qui met face à face les tenants du pouvoir qui ont la réponse à notre revendication et nous qui avons des revendications relativement à la gestion au processus électoral.‘’ a-t-il précisé.

S’accentuant sur la concertation, le porte-parole de l’opposition dira que: ‘’ce cadre que nous avons vu aujourd’hui, c’est un forum à l’image d’ailleurs de ce qui s’est passé en décembre 2011 jusqu’à février 2012 qui a donné lieu à un rapport que vous connaissez, qui s’est contenté de présenter juste les divergences, de mettre en avant les positions exprimées par les uns et les autres. Ce rapport qui a été transmis au président de la République depuis le mois de février 2012 et jusqu’à aujourd’hui qui n’a pas donné lieu à une réaction de sa part ou de la part du gouvernement. Donc on est entrain  de s’acheminer vers le même type d’exercice et nous disons que nous ne somme pas prêts à jouer à ce jeu. Nous ne voulons pas être des faire-valoir. Nous avons dit que ce genre de concertation ne nous convienne pas. Nous ne voulons pas être des faire-valoir dans un simulât de dialogue qui n’en est pas un. Nous avons dit également que le contexte dans lequel ce dialogue se tient est un contexte accusé du point de vue de l’adversité par le pouvoir. Nous attendons tous la déclaration du président de la République. Nous attendons tous la déclaration du ministre de l’administration du territoire. On ne peut pas, pendant qu’on fait le dialogue en même temps menacé voir même insulté et traité de tous les noms d’oiseaux ses interlocuteurs. Cela veut dire tout simplement que ce dialogue n’est pas sincère et n’est soutenu par une volonté politique réelle d’amener les Guinéens tous à la même table et de discuter sincèrement avec eux des problèmes qui assaillent notre pays‘’.

Et de renchérir: ‘’si le cadre de concertation n’est pas convenu avec nous, et qu’il ne permet pas de mettre face-à-face les protagonistes concernés au premier degré par la gestion du processus électoral, nous ne participerons pas à cette concertation. D’autre part nous avons mis en avant certains préalables.  Dans le souci d’apaisement et d’accalmie, nous demandons au gouvernement comme préalable, de libérer tous nos militants et sympathisants qui sont incarcérés au jour d’aujourd’hui dans des conditions inhumaines et dégradantes dans les prisons à cause de leur participation à la manifestation du 27 février. Ensuite nous avons demandé à ce que le gouvernement prenne en charge les blessés au moins aller  présenter des condoléances dans les familles des victimes. Nous avons exigé l’indemnisation des victimes qui ont eu leurs biens détruits, pillé et vandalisés. Bref nous avons demandé à ce qu’un minimum de conditions soit réuni afin qu’on puisse aller à un dialogue. Nous n’avons pas eu de réponse d’abord. Le premier ministre a pris bonne note de tout ceci. Je crois qu’il s’est engagé à nous contacter ultérieurement pour voir dans quelle mesure nos revendications et nos préalables soient satisfaits‘’.

Boussouriou Doumba, pour Visionguinee.info

Abonnez-vous à la newsletter de VisionGuinee pour suivre l'actualité sur la politique, société, économie, sport etc. en Guinée

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Suivez nous sur les Réseaux sociaux !

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour suivre les dernières actualités de VisionGuinee.info