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Que vaudrait la peine de s’investir pour le rayonnement de la culture en Guinée?

Si la République de Guinée a conquis l’Afrique et le reste du monde à travers sa Culture riche et variée, les réalisateurs de cet inédit exploit ne sont guère récompensés à hauteur même de 1/100ème de leurs efforts fournis au service du pays.

Pour preuve, rappelons-nous des conditions misérables dans lesquelles des artistes comme Laplaya, Fodé Conté, Yakhouba Pèssè, Saidou Sow, Ablos Touré et tant d’autres, ont fini leurs carrières. Ceux qui, par amour de la patrie se sont vaillamment investis dans cette Culture pour apporter leur pierre quant à l’édification d’une Guinée culturellement prospère et qui n’a rien à envier aux autres.

Prince Théo au secours de qui, le président Alpha Condé a volé après que ce dernier ait passé plusieurs mois dans une maladie qui l’a finalement emporté. Et le chef de l’Etat n’a fait ce geste qu’après le décès du ‘’roi’’ de la musique forestière.

Cet acte d’Alpha Condé a retenti comme un écho dans le milieu artistique guinéen où des gens n’ont pas manqué de signaler qu’il a joué au ‘’médecin après la mort’’.

Et aujourd’hui également, nombreux sont ces ex-ambassadeurs de la culture guinéenne à se retrouver dans un état d’oubli total et au nombre desquels, nous citerons en premier lieu, Amara Touré (Pelé), cette ancienne gloire du Hafia 77 qui s’est donné corps et âme à cette équipe nationale dont il a incarné la fierté, mais qui se trouve paralysé aujourd’hui par une tension artérielle et ‘’abandonné’’ aux frais des siens, à son domicile de Boulbinet, sous l’indifférence notoire des autorités.

Restons dans ce même sillage pour citer entre autres, Mme Jeanne Maccauley, ex-sociétaire des Ballets africains, ayant procuré d’énormes prix à la Guinée à travers le monde.

Aujourd’hui, cette soixante-dizaine restée accrochée à cette Culture qu’elle a toujours tant aimée, n’a qu’un seul repère que la Paillotte à Kameroun dans la commune de Dixinn pour la trouver, et dans un état d’extrême pauvreté ; ce qui n’encourage point.

Citons également le chanteur et humoriste guinéen, Lanfia Kouyaté célèbre sous le nom de Sarah. Voici un autre vieux de la vieille qui est foutu à jamais dans la corbeille. Agé de plus de 80 ans, Sarah n’a plus qu’un vélo et sa kora qu’il joue à l’hôtel Bâtè à Kankan pour les étrangers et visiteurs qui viennent là pour y passer leurs séjours.

L’état de ces défenseurs de la Culture guinéenne aujourd’hui laissés pour compte, doit attirer l’attention toute particulière des autorités, notamment du ministère de la Culture et du Patrimoine historique, du ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Emploi-Jeunes et le Bureau guinéen des droits d’auteur (BGDA), mais aussi celle des personnes de volonté de venir en aide à ces braves fils de la Guinée afin qu’ils terminent de façon décente leur vie.

SOS donc pour nos anciennes gloires pour que vive la Culture guinéenne au bénéfice de la Guinée, de l’Afrique et du monde tout entier !

Mady Bangoura, pour Visionguinee.info

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