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Blaise Compaoré à propos de son état de Santé : « Je me porte bien et si je dois disparaître, j’ai préparé un projet de communiqué »

C’est au cours d’une conférence de presse très détendue, pleine de convivialité, que le président du Faso, Blaise Compaoré, s’est prononcé sur son état de santé et sur bien d’autres sujets qui font l’actualité au plan national. C’était le 14 mai 2013 à l’aéroport international de Ouagadougou. Et cela quelques minutes avant de s’envoler pour la Belgique où il doit prendre part à une conférence internationale de haut niveau pour le soutien et le développement du Mali.

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« Les Burkinabè s’inquiètent de votre état de santé ; pouvez-vous nous rassurer que vous allez vraiment bien ? » A cette question des journalistes, le 14 mai dernier, au salon présidentiel de l’aéroport international de Ouagadougou, à l’occasion d’un point de presse animé par le président du Faso, celui–ci a répondu après un rire : « Je ne suis pas mon propre docteur malheureusement, mais je pense que je vais bien ». Comme pour couper court aux rumeurs, le président du Faso donnera plus de précisions sur son dernier voyage en Europe. « C’est vrai qu’au mois de mars, j’avais quitté sans signal, mais c’est parce que j’avais besoin d’aller prendre un peu d’air en montagne située entre le Nord de l’Italie et le Sud-Est de la France où j’ai fait cinq jours et qui avait, à l’époque, suscité beaucoup de commentaires sur cette absence. Comme, entre vous, vous êtes à la fois journalistes, médecins et tout (rires). Mais je pense que je me porte bien et si je dois disparaître, j’ai préparé un projet de communiqué (rire prolongé entre tous les officiels présents) ».

A propos des enseignants en grève, soutenus dans leur action par les élèves qui, depuis hier, (lundi 13) sont descendus dans la rue. Est-ce que le gouvernement a prévu une sortie de crise pour éviter que l’année scolaire soit compromise ? A cette question, le président du Faso fait un pas en arrière et demande à son Premier ministre de répondre (rire). Luc Adolphe Tiao a d’emblée fait remarquer que le gouvernement a toujours privilégié la voie du dialogue avec les syndicats. C’est ainsi qu’il a souligné que le vendredi 10 mai 2013, jour de la grève des enseignants du secondaire, le gouvernement a tenu un conseil de cabinet qui a porté sur leurs doléances. A l’issue duquel des propositions ont été dégagées et ont été soumises, le 14 mai, aux syndicats des enseignants par le ministre Moussa Ouattara. Le chef du gouvernement a souligné qu’entre 2011 et aujourd’hui, beaucoup d’efforts ont été consentis en faveur des travailleurs, et que le gouvernement, malgré sa bonne volonté, est souvent obligé de tenir compte de l’évolution du budget pour satisfaire les autres revendications des syndicats. Tout en déplorant les actes inciviques constatés ces derniers temps, le Premier ministre a appelé les uns et les autres à toujours privilégier la voie du dialogue pour la résolution des crises.

Le Mali est sur la bonne voie

Sur la crise malienne, le président du Faso a déclaré que le Burkina Faso sera toujours aux côtés du peuple malien pour trouver une solution durable à cette crise. Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, dira que les choses ont beaucoup évolué dans le bon sens au Mali avec une feuille de route claire en vue des élections démocratiques, libres et ouvertes sur l’ensemble du territoire. A cette étape des choses, le médiateur pense qu’il appartient maintenant aux politiciens de réunir toutes les conditions pour ramener l’intégrité territoriale du Mali pour permettre « que ces élections puissent se dérouler normalement ».

Sur les élections prévues pour se tenir en juillet au Mali, Blaise Compaoré dira qu’il ne sait pas si la date du 7 juillet sera respectée. Mais il pense qu’il y a un engagement fort pour que, dans le mois de juillet, le premier tour puisse avoir lieu. En rappel, à cette rencontre de Bruxelles, le président du Faso donnera sa vision d’une sortie de crise définitive au Mali et sur l’amorce d’un développement socio-économique inclusif au Mali. Le président du Faso a souligné que cette rencontre allait également permettre de trouver une solution pour une paix durable au pays de Soundiata Kéita et surtout pour sa stabilité qui repose sur la reconstruction du Mali.

 In Le Pays

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