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Procès des accusés du faux coup d’État : libérez-les !!

‘’N’ayez jamais peur de faire ce qui est juste, surtout si le bien-être d’une personne ou d’un animal est en jeu.  Les punitions de la société sont faibles comparées aux blessures que nous infligeons à notre âme quand nous détournons notre regard.‘’  Martin Luther King

Comme le dit si bien Dan Brown dans son dernier ouvrage intitulé Inferno (mai 2013), je cite « les endroits les plus sombres de l’enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale ».

La Guinée mon pays ne vit pas seulement une crise, mais bien trois à la fois, morale, sociale et politique, et le tout sur fond de relent d’ethnocentrisme, donc il devient difficile en tout cas pour ma part de garder le silence vu le sombre tableau qui se dresse devant nous. J’avais décidé de ne pas intervenir dans le fameux dossier «du coup d’État »du 19 juillet 2011 tant ce dossier est singulier et truffé d’incohérences. Mais devant l’étendue de l’injustice, de la manipulation politique, des règlements de comptes et de la vengeance, il est de mon devoir de citoyen d’attirer l’attention des uns et des autres sur les dérives que nous devrions tous combattre afin de faciliter l’émergence d’un État véritablement dont les actions seront orientées sur la recherche unique du bien-être pour tous les fils et filles de ce beau pays.

Les lignes qui suivent sont le résultat des heures et des heures de visionnement du procès des accusés du 19 juillet et elles reflètent MON INTIME CONVICTION par rapport à ce dossier.

La singularité « du coup d’État » ou de l’attaque du domicile du président de la République réside dans le fait que le cerveau de l’affaire est une femme Dame Fatou Badiar. De mémoire d’Africains malgré de nombreux coups d’État des vrais qui ont émaillé l’histoire récente du continent jamais une femme de surcroit civile n’a pris la tête d’une telle entreprise.

À ce niveau il convient de relever les cas suivants qui démontrent à suffisance la planification et l’exécution d’un complot préparé par les agents au service de l’État donc dans ce dossier c’est l’État qui s’attaque lui-même.

Le cas de Dame Fatou Badiar Diallo. Poursuivie pour complicité et ethnocentrisme et présentée comme instigatrice, on lui reproche d’avoir loué deux pickups pour acheminer ses biens au village et lesdits pick-up n’ont pas participé à l’attaque. Elle a un contrat en main dont l’échéance se situe avant la date du coup d’État. Purement absurde.

Le cas du commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB). Poursuivi comme auteur principal en complicité avec dame Fatou Badiar, il sera celui qui avertira la sentinelle en disant « prenez garde, il y a des assaillants qui veulent me tuer et vous tuer par la suite ». Selon la logique un assaillant qui est venu faire une attaque n’avertit pas sa cible en lui disant de prendre ses précautions.

Le cas du capitaine Abdoulaye Diallo (mécanicien de son état) envoyé en mission avec une équipe composée de trois personnes pour dépanner un char le 19 juillet 2011, il sera arrêté le 21 juillet tout seul sous l’accusation d’avoir saboté ledit char. Les deux autres personnes de son équipe qui sont de la «bonne ethnie » n’ont pas été inquiétées, cela démontre à suffisance le caractère ethnocentriste de ce montage grossier

Le cas du commandant Sidiki Camara (de Gaulle). Poursuivi pour détention de chanvre indien. Battu presqu’à mort il a eu la vie sauve sur intervention d’un haut gradé, accusé à tort il lui a été demandé de choisir entre la détention de chanvre indien et son implication dans le fameux « coup d’Etat » entre le mal et le pire il a pris le mal pour sauver sa vie. Il a été dépossédé de ces quatre véhicules par des éléments militaires. Son seul crime est d’être un proche de Sékouba Konaté.

Il convient de souligner que toutes les couches sociales sont impliquées dans cette attaque, du forgeron au malade mental, en passant par le maitre coranique, une première dans le monde.

Les quelques cas exposés ci-dessus illustrent parfaitement l’ampleur de la bêtise humaine et la capacité du Guinéen à détruire d’autre Guinéens. Dans cette logique il convient de nommer les concepteurs de ce complot ethnocentriste.

En tête de cette triste liste trône un personnage lugubre en la personne du commissaire Aboubacar Fabou Camara, ce fieffé menteur, spécialiste de complot en tout genre, menteur au sang-froid ayant participé à toutes sortes d’injustices depuis qu’il a intégré les services de police de la République de Guinée. Doit être mis hors d’état de nuire, il est secondé dans cette sale besogne par le commandant Gabriel Tamba Diawara.

Ce petit homme dont l’arrogance fait deux fois sa taille est un cas unique dans notre pays, arrondissant ses fins du mois par l’extorsion des malheureux prisonniers qui se retrouvent dans son service. Il a été le concepteur de la fameuse preuve audio présentée à la cours. Les sieurs Camara & Diawara répondront tôt ou tard devant une juridiction crédible afin d’établir la vérité et innocenter à tout jamais les personnes qui sont incriminées aujourd’hui.

Je ne saurais terminer ce papier sans évoquer le cas du procureur général de la République Williams Fernandez notre HONTE NATIONALE. Imbibé de sa personne et ne respectant aucune consigne, menaçant à l’occasion le président de la cour, difficile par moment de croire que ce monsieur représente la partie civile, car il a tous les tics d’un chef loubard avec les gestes et les grimaces qui vont avec. Il représente la face LÉGALE de ce faux coup d’État.

Devant cet océan d’injustice, tout citoyen pétri de justice doit s’indigner et réclamer avec la dernière énergie la mise en liberté pure et simple de ces accusés.

La Guinée doit combattre les démons du passé, on ne peut pas construire une vraie démocratie sur le mensonge, les arrestations arbitraires, l’ethnocentrisme et le rejet de l’autre. Tout État responsable a pour socle la justice qui représente la pierre angulaire de la NATION, elle doit être équitable et appliquée avec honnêteté afin de favoriser le sentiment d’appartenance et préserver notre intérêt commun : la Guinée.

Que de temps perdu en nous neutralisant les uns et les autres pendant que nous avons des défis immenses à relever (l’eau potable, l’éducation, la santé, l’énergie, etc..).

Dans cette noirceur, il y a une lumière qui pointe à l’horizon, je veux parler des jeunes avocats de la défense qui ont démontré à la face du monde que la justice guinéenne de demain sera meilleure. Qu’ils sachent que des millions de nos compatriotes ont suivi avec un intérêt soutenu leurs efforts; qu’ils en soient remerciés.

L’espoir suscité au lendemain de l’élection du président Alpha Condé ne doit pas s’éteindre, les gouvernants actuels ont une obligation de résultat. Il est encore temps de s’inscrire dans la logique du changement VÉRITABLE afin que notre pays ne prenne la destination du CHAOS.

Amara Kaba

Observateur de la politique guinéenne

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