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Dégradation poussée du réseau routier : Que vaudrait le Fonds d’entretien routier ?

Depuis la tombée des grandes pluies, l’on assiste à une dégradation poussée du réseau routier à Conakry et ses environs où les usagers sont confrontés à un véritable calvaire.

Le réseau routier de la capitale guinéenne mérite aujourd’hui une attention particulière de la part des autorités à cause de sa dégradation poussée à laquelle la direction nationale du fonds routier accorde peu d’importance.

C’est dans cette état que Samba Tènè Barry, chauffeur de taxi sur la route du Niger  se dit préoccupé par la situation avant de s’interroger sur l’importance des taxes quotidiennes que lui et ses confrères chauffeurs de taxi payent aux agents du syndicat des transporteurs des cinq communes de Conakry.Il se demande également de l’importance et de l’inefficacité de la direction nationale du Fonds d’entretien routier.

« Depuis le début de la saison des pluies, nous, les chauffeurs de taxi, nous sommes confrontés à d’énormes difficultés à cause du mauvais état des routes que nous pratiquons chaque jour. Sur ces routes, on constate ça et là des nid-de-poule grandement ouverts au grand dam des usagers que nous sommes », s’est-il plaint.

« Malgré des actions de certaines personnes de bonne volonté qui utilisent des cailloux pour remplir des trous, nous sommes obligés de rechanger à tout moment les suspensions et d’autres pièces souvent abimées par le mauvais état des routes. Devant une telle situation, l’on se demande sur le rôle de la direction nationale du fonds routier et les taxes qu’on paye chaque jour aux syndicats des cinq communes de la capitale. C’est vraiment dommage ! ».

Au calvaire des chauffeurs de taxi s’ajoute celui des citoyens qui en souffrent aussi sérieusement ; comme le témoigne cette marchande d’articles divers au marché ‘’Madina Avaria’’.

« En cette période de grandes pluies, nous souffrons sérieusement dans l’exercice de notre métier de commerçante. Car, avec tous les dangers que nous courons, nous passons toute la journée dans ces eaux sales. Nous acceptons tout cela pour pouvoir nourrir notre famille et subvenir à d’autres besoins vitaux », souligne Ciré Kaba, vendeuse d’habits, de chaussures et de colliers le long de la route du marché Madina.

« Je profite d’ailleurs de votre micro pour lancer un appel au président de la République qui a déjà visité le marché Madina pour connaitre nos conditions de vie, de donner des instructions aux services compétents de faire des entretiens sur la route Niger pour permettre aux automobilistes de bien circuler et permettre à nous aussi de vendre nos marchandises le long de cette route qui se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation poussée », Dixit-t-elle.

Depuis en début de cette semaine, les populations de Kagbélén, de km 36 et de Coyah ont du mal à rallier le centre-ville de Conakry suite à la dégradation très poussée du pont qui rallient ces localités à la capitale. Et si rien n’est fait urgemment, cet ouvrage de franchissement risque d’être coupé au grand dam des usagers de la route qui ne savent plus à quel saint se vouer.

A noter que Conakry est l’une des rares capitales au monde à ne pas avoir 30 Km d’autoroute, et ce, après plus de 50 ans d’indépendance.

Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info

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