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Ministère de la Culture: Un département aux parents pauvres !

Le bloc administratif du ministère de la Culture et du Patrimoine historique, situé à Cameroun, à l’entrée du centre-ville de Kaloum se trouve dans un état de délabrement très avancé avec des toits suintant à tous les niveaux, a-t-on constaté.

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Si la culture guinéenne a conquis le monde entier par des valeurs qu’elle a incarnées depuis la première République, force est de reconnaitre de nos jours que cet acquis ne trouve sa place désormais que dans les oubliettes. C’est du moins, l’analyse qu’a fait notre reporter après une visite dans les locaux du ministère de tutelle.

Ce département souffre de sérieux problèmes, notamment de toiture et de toilettes. La hiérarchie dudit département (qui n’a certes pas eu de budget de fonctionnement pour l’exercice 2013) se contente de recouvrir la toiture par des bâches en attendant la saison sèche.

Cette réalité devrait interpeller l’attention de plus d’un, en vue de soigner l’image choquante de cette institution.

La toiture du ministère de la culture, des arts et du patrimoine historique

Opérateurs culturels, l’Harmattan Guinée, la Maison du Livre, le Centre culturel franco-guinéen, le Musée national de Sandervalia, l’Agence guinéenne de spectacles, hommes de Lettres et de culture, peintres, dramaturges, caricaturistes, hommes de médias, musiciens, artistes de tous ordres et décideurs, restons mobilisés pour un S.O.S en faveur du département orphelin du ministre Ahmed Tidiane Cissé. Car, la culture est l’un des rares secteurs qui a procuré à la Guinée de prestigieux prix depuis Sékou Touré jusqu’aujourd’hui via l’ère Lansana Conté.

L’on se souviendra pendant longtemps des valeurs emblématiques comme Sory Kandia Kouyaté, Aboubacar Demba Camara, Fodéba Keita, Hadja Mama Kanté, Sona Djély Kouyaté, Djély Mamoudou Kandé, Kadé Diawara, les Ballets africains et Djoliba, l’Ensemble instrumental national et tant d’autres pour leurs efforts pour la promotion de la culture guinéenne à travers d’autres cieux.

Cette trace est suivie de nos jours par des jeunes talents car, faut-il le rappeler, il y a seulement 2 ans quand l’artiste Sia Tolno a été sacrée lauréate du prix RFI Découvertes 2011. Mohamed Mouctar Soumah alias Takana Zion à travers son prix du meilleur album reggae africain en 2012. Mais aussi Elie Kamano, récipiendaire au mois de juin 2012 dernier aux Etats Unis, du prix de l’artiste engagé pour la restauration de la démocratie en Guinée, ainsi que plusieurs autres artistes qui font le jumelage entre la tradition et le modernisme ; et qui leur réussit nettement bien.

Mady Bangoura , pour VisionGuinee.Info

00 224 664 29 48 51

 

 

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