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Prostitution à Conakry : Enquêtes et révélations !

Dans la plupart des pays du monde, la prostitution est une issue pour certaines personnes. De nos jours,  ce métier en République de Guinée atteint un niveau galopant. Certaines prostituées justifient la pratique de ce métier à cause de la pauvreté. D’autres par contre avouent vendre leur corps par plaisir.

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Dans cette pratique, les prostituées pratiquent d’autres méfaits qui les rendent habiles dans ces actes : la consommation de l’alcool, la cigarette et tant d’autres. En Guinée,  des mineures sont parfois dans la danse.

A Conakry, un tour nocturne suffit pour s’en rendre compte. Les coins sont nombreux dans la capitale pour ne pas dire très nombreux. Mais les plus réputés, sont notamment Kaloum précisément au niveau de la cité chemin de fer à quelques mètres du ministère de la jeunesse et des sports ; à Taouyah carrefour communément appelé ‘’Transit’’, à Kipé sur la transversale ‘’Centre émetteur Bambeto’’, à Matoto derrière la cité Rusal, pour ne citer que ceux-là. Pour cette minutieuse enquête que nous avons menée, nous avons  fait un tour à la cité chemin de fer au cœur de Kaloum, à Kipé dans la commune de Ratoma et à Matoto.

Un tour dans les différents lieux de prostitution

A Kaloum, le vendredi 22 août dernier, aux alentours de 22 heures. La réalité est palpable. Dans la rue, ce sont des mineures qui sont arrêtées au bord de la route, à moitié nues. Les lèvres abusivement colorées de rouge en lèvres, cigarettes à la main. Quelques secondes à peine après notre arrivée sur les lieux, une prostituée se dirige vers nous. Sans doute en quête de client. Visiblement,  mineure, elle nous interpelle sur le champ. ‘’La passe dans une chambre est à 50 mille Francs Guinéens’’, a-t-elle annoncé. Pour combien de temps ?, interroge-t-on.   ‘’Les 5O mille, c’est juste pour une éjaculation’’, a-t-elle répliqué. ‘’D’accord pour le prix, mais pour toute la nuit’’, negocie-t-on. La réponse de la professionnelle du sexe ne s’est pas fait attendre. Elle est catégorique sur son offre.

Selon elle, il est imprudent de s’aventurer au domicile d’un client, car  cela pourrait engendrer des problèmees. Le plus souvent, explique-t-elle, celles qui se déplacent, reviennent avec des cicatrices, des entorses ou des blessures ouvertes. Cependant, précise-t-elle, les prostituées sont toujours prêtes à aller dans un motel. ‘’Le prix augmente en fonction de la distance du motel’’, souligne-t-elle.

La discussion prend du temps. D’autres prostituées sont attirées par notre conversation. Elles se dirigent vers nous. L’une d’entre elles détient une cannette de bière  et l’autre un verre d’alcool. Souriantes, elles nous interpellent : ‘’Bébé ça va ? On peut aller blaguer à côté ? Ce n’est pas cher et à l’heure là il fait frais. Pardon allons blaguer mon Bébé’’ lancent-t-elle.

Se voyant offensée, notre première interlocutrice, visiblement sur les nerfs, commence à insulter les deux nouvelles professionnelles du sexe. Aussitôt, ces derniers repliquent. Nous profitons de ce tohu bohu pour nous éclipser.

Cap sur Matoto, dans la soirée du vendredi, 30 août 2013. A coté de la cité de Rusal, ces sont des femmes qui ont entre 30 et 40 ans qui défilent accompagnées, parfois de mineures toute la nuit en quête  de ‘’clients’’.  A notre arrivée, l’une des ‘’vendeuses’’ n’a pas hésité à nous montrer un coin nocturne pour le besoin. Certains hommes habitués à fréquenter ce lieu rapportent que la plupart de ces femmes envoient les ‘’clients’’ dans ce lieu  juste dans l’intention de  les dépouiller leur argent.

La pauvreté : cause de la prostitution?

A Kipé, dans la commune de Ratoma, le samedi, 31 Aout 2013, l’enquête se poursuit. Aux alentours de 00h, à la transversale Centre-Emetteur- Bambeto. Elles étaient en fil indien. Habillées en Mini-jupes, ces prostituées hélent les passants, notamment les propriétaires  des véhicules de luxe. Les  unes avec un air innocent, attendent patiemment les ‘’clients’’. Les autres par contre  se chamillent constamement entre elles. Des injures opprobres alimentent les discussions. Des boutiquiers dans cette zone nous révèlent  que dans ce lot de prostituées, il y a des femmes mariées. Mais le plus souvent, nous précisent-ils,  ce sont des étudiantes qui abandonné leurs études qui marchandent.

A  la question, de savoir pourquoi elles ont opté pour le plus vieux métier du monde, certaines filles se jusitifient par la pauvrété. ‘’ Je n’ai personne sur qui compter, je me prends entièrement en charge. Il faut que je vive’’ , s’exprime une marchande de sexe. L’une d’entre elles revèle qu’elle exige toujours le préservatif. D’autres par contre  font de la prostitution un vrai travail et non par contrainte.

Au marché de Koloma, où la plupart des noctambules de Kipé se logent, la pratique de la prostitution se fait sentir par endroit. Parfois, ce sont les murs des maisons qui servent de lits, juste pour la satisfaction du client. Des préservatifs usés sont retrouvés par endroit. Un acte qui agace parfois les habitants du marché qui passent leur temps à maudire les prostituées.

Rencontré, un sage du marché affirment que les habitants de ce marché connaissent ces prostituées.  Des réligieux ont une fois refusé de participer aux funérailles  d’une prostituée décédée des suites d’une maladie.

Bien que la prostitution  n’est pas légalisée en Guinée,  le métier du sexe semble très rentable.  ‘’Je gagne plus de 200 cent mille par nuit’’, confesse une prostituée. ’En 2010, les autorités du Conseil national pour la démocratie et le développement avaenit fermé des bars et maquis pour limiter la pratique de la prostitution dans notre pays. Une mesure de feu de paille, car la pratique du plus vieux métier au monde a repris depuis belle lurette. Des pratiquantes de ce métier sont souvent victimes de la pauvreté et piégées par l’amour de l’argent facile.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 666 90 54 16

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One comment

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