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Retard du projet de loi des finances 2014 : Kiridi Bangoura donne les raisons

Les avis divergent sur le décret convoquant une session extraordinaire du Conseil national de transition en vue d’examiner le projet de loi des finances initiale 2014. Invité des GG sur radio Espace ce jeudi matin, le ministre secrétaire général de la présidence, Naby Youssouf Kiridi Bangoura a donné les raisons du retard accusé pour l’ouverture de la session budgétaire 2014.

Selon lui, depuis 3 ans notre pays a réussi à tenir ses engagements à la fois constitutionnelle sur le respect du délai d’adoption de loi des finances et ses engagements contractuels dans le cadre du programme d’ajustement avec les institutions de Bretton Wood notamment le Fonds monétaire internationale et la Banque Mondiale. « Les négociations entre le FMI, la Banque mondiale et la Guinée ont pris fin début décembre. Nous avons des exigences avec ces institutions. Si nous pouvions faire notre budget, le boucler sans financement extérieur, on aurait respecté les délais légaux. Mais il a fallu que le ministre des Finances et son homogène du Budget discutent avec nos partenaires à Washington pour se mettre d’accord  sur le cadrage macroéconomique et sur le budget prévisionnel en dépenses et recettes. C’est après cet exercice que ces deux ministres ont soumis au gouvernement la proposition du budget 2014 qui est devenu un projet de loi envoyé au CNT », indique Kiridi Bangoura.

Et de rappeler plus loin qu’au cours des deux dernières années, le budget national a toujours été adopté avant le 31 décembre. Mais, explique-t-il, le contexte actuel a fait que la longue période d’attente avant les recours et l’arrêt de la Cour suprême n’a pas permis au CNT de se saisir du projet de loi des finances afin de l’examiner dans les délais requis.

« Avec ce retard accusé, le président de la république a le pouvoir de prendre une ordonnance qui lui permet de faire adopter le 12e provisoire. Cette ordonnance aurait permis à l’administration de fonctionner, Le pays ne connaitra pas d’investissements pour la réduction de la pauvreté et le développement national ».

Et pendant ce temps, l’opposition qualifie d’illégal le décret du chef de l’Etat convoquant le CNT à examiner la loi du budget 2014. Après une plénière tenue ce mercredi, elle  a décidé d’attaquer à la Cour suprême la décision et le décret du chef de l’Etat.

« Depuis le 15 novembre 2013 avec l’arrêt de la cour Suprême, le CNT est devenu inutile. Nous considérons que nous sommes dans une situation illégale et nous sommes dans un pays qui n’est pas un pays de droit », a déclaré en substance Dr Fodé Oussou Fofana, Vice-président de l’UFDG, indiquant : «  C’est un recul pour la démocratie. L’opposition républicaine a donc décidé de prendre contact avec les avocats. Nous allons attaquer à la Cour suprême la décision et le décret du chef de l’Etat ».

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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