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Organisation de la CAN 2019 : les chances de la Guinée réduites, selon un consultant sportif

La Guinée à l’instar de  la République Démocratique du Congo,  la Cote d’ivoire, le  Cameroun et la Zambie figure sur la liste des pays retenus pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 et 2021. Mais beaucoup de chemin reste à faire pour notre pays. Le consultant sportif Thierno Saidou Diakité était face à la presse ce weekend pour évoquer les chances de la Guinée d’organiser cette compétition africaine.  Thierno-Saidou-Diakité-300x224

Depuis le 24 janvier dernier, la Guinée est  présélectionnée en compagnie des cinq autres pays pour l’attribution de la CAN 2019 et 2021. Une présélection que le consultant sportif met au compte de la presse sportive de Guinée. Selon Thierno Saidou Diakité, un plan opératoire doit être mis en œuvre  afin que le dossier technique de la Guinée puisse satisfaire aux exigences du cahier de charges de la Confédération Africaine de Football. Ce,  avant le mois de Septembre prochaine, date à laquelle le comité exécutif de la CAF va se retrouver pour évaluer les dossiers de candidature des six pays retenus.

Pour le consultant sportif, à la date d’aujourd’hui, il sera difficile pour la Guinée de satisfaire pleinement au cahier de charge de la CAF afin d’organiser la CAN 2019. Et pour cause, « pour la catégorie senior, la CAF exige un minimum de quatre sites de compétitions.   Le stade du 28 septembre est hors norme. Il faut qu’il soit réhabilité pour qu’il répondre aux  normes de la CAF et de FIFA. Le grand stade de Nongo est toujours en chantier.  A l’intérieur du pays, il n’y a que le stade Saifoulaye Diallo de Labé qui est aux
normes internationales par ce qu’en 1997, le stade a abrité le championnat d’Afrique militaire. Mais il a besoin d’être rénové. Au bout du compte, nous avons trois potentiels stades de compétitions, il nous en faut quatre au minimum », a-t-il expliqué.  Ce n’est pas tout, « pour organiser la CAN, d’autres infrastructures entrent en ligne de compte. Il s’agit des réceptifs hôteliers sur chaque site de compétition, les aéroports. Parce que s’il y a plus de 200Km entre deux sites de compétition,  la CAF exige qu’on prenne un avion. Autres facteurs non des moindres : l’électricité,  la sécurité », égrène le consultant sportif.

Pour être réaliste, Thierno Saidou Diakité exhorte les autorités en charge du sport de déposer une candidature pour l’organisation de la CAN Junior. « Cette catégorie de compétition n’exige que deux sites de compétitions contrairement à la CAN senior », précise-t-il, rappelant que la Guinée a organisé en 1999 la CAN des cadets. « De 2019 à 2021, notre pays pourra compléter les autres infrastructures exigées par le cahier de charges de la CAF », recommande-t-il..

 « Parmi les six pays  dont les candidatures ont été retenues,  la Guinée et la RD Congo n’ont  pas encore abrité cette édition. La RD Congo a eu un apport financier de la part de la Chine et le gouvernement congolais a mis en place une commission qui travaille  sur la faisabilité de l’organisation de la CAN 2019 qui prépare l’arrivée de la commission de la CAF.  Ce qui devrait motiver les autorités guinéennes de tendre la main aux sociétés en place. » a suggéré Mohamed Kanta Soumah, Journaliste sportif.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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