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Le mouvement des rastas de Guinée organise une journée porte ouverte

‘’Le rastaman n’est pas un fou. Il n’est pas drogué. C’est une personne normale qui a décidé d’adopter un style de vie’’. Ces propos sont de Jah Max Mara, président du Mouvement des rastas de Guinée (Mourag) qui a organisé une journée porte ouverte le weekend dernier au siège dudit mouvement à Lambanyi dans la commune de Ratoma.

Ont répondu à cet appel, le directeur du Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs (BGDA), des membres du Mouvement des rastas de Guinée : des sculpteurs, des chanteurs, des peintres, des journalistes et professionnels d’autres corps de métiers.

Au menu de la journée, les rastas de Guinée ont tenu à exprimer leurs talents à travers leurs œuvres artistiques. Des tableaux peints par les uns, tissus cousus par les autres, ces jeunes veulent changer l’image négative que la société a souvent des rastas. « Etre rastas en Guinée est synonyme de drogués. Ils sont mal vus au sein de leurs communautés. Mais le rastaman n’est pas fou. Ce sont des intellos qui savent ce qu’ils veulent et qui sont responsables », a déclaré Jah Max Mara, président du Mouvement des rastas de Guinée.

A la question de savoir les raisons de cette journée porte ouverte, Jah Max Mara rassure que cet évènement vise à montrer les talents des rastas au peuple de Guinée. « Nous avons des sculpteurs, des chanteurs, des peintres, des journalistes et professionnels d’autres corps de métiers », a-t-il précisé.

A l’actif du Mouvement des rastas de Guinée, Jah Max Mara cite l’assainissement des lieux publics de la  ville de Conakry, notamment la grande mosquée de Fayçal, l’hôpital de Donka, la Cathédrale Sainte Marie, le Palais du peuple, la RTG. Mieux, les adeptes du rastafarisme ont organisé une campagne de don de sang, et une marche pour la paix en Guinée.

Le directeur du Bureau Guinéen des droits d’auteurs, s’est réjoui de l’organisation de  cette journée porte ouverte. Pépé Koivogui a par la suite félicité les rastas pour leur volonté de contribuer positivement au développement de la Guinée. Cette journée, selon lui, permettra aux rastas de « prouver au public qu’ils ne sont pas bandits, ni des drogués, plutôt des intellos qui se sont frayés un chemin dans la cadre de la  culture. Ils veulent promouvoir à leurs manière la culture Guinéenne », argue le directeur du BGDA qui rassure le soutien de son institution ne manquera pas auprès du Mourag.

Dans l’agenda culturel de cette année, le Mouvement des rastas de Guinée organisera du 22 au 26 avril, la première édition du Festival international du reggae pour l’intégration africaine en Guinée qui attend 70 000 à 80 000 visiteurs, selon les organisateurs. Participeront à ce  Festival 14 artistes internationaux, 23 nationaux, 4 groupes traditionnels, photographes, peintres décorateurs, sculpteurs d’objets d’arts.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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