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La CENI fixe les conditions avant d’aller aux élections

On en sait un peu plus sur les causes du retard des élections locales en Guinée. La Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée d’organiser les élections dans en Guinée a fait des révélations non des moindres ce samedi, 12 juillet 2014, à son siège. L’institution a élaboré un budget prévisionnel de près de 224 milliards de Francs Guinéens, mais dit n’avoir reçu que 132 milliards GNF. Elle serait également confrontée à de nombreuses difficultés. Pathe dieng

Au cours d’une rencontre avec les hommes de médias, Pathé Dieng, directeur de la planification de l’institution a indiqué que l’organisation des élections communales est une obligation pour la Céni. C’est pourquoi, explique-t-il, parallèlement à tout ce qui a été dit, la Céni n’est pas restée dans son coin sans se projeter sur l’organisation de ces élections communales. ‘’Elle s’est dotée d’un document de vision préparée et validée en plénière. Ce document de vision a relevé un certain nombre de contraintes d’ordre juridique, technique, politique, socioculturel’’.

Pathé Dieng n’a pas manqué de révéler à la presse des discordances entre le code électoral et celui des collectivités locales qui pourtant est incontournable pour l’organisation des élections communales. ‘’En fouillant dans les textes, on s’est rendu compte qu’il y a des incohérences qu’il faut absolument lever’’, explique le chef du département planification de la Céni.

‘’Dans l’article 2 de la constitution, poursuit Pathé Dieng, il est indiqué que le suffrage est universel, direct, égal et secret.  Alors que le code électoral mentionne que l’élection des chefs de quartiers et de districts se fait à mains levées ou par alignement’’. Etant donné que la population Guinéenne a connu une hausse, le chef de département planification pense que le nombre de conseillers communautaires doit croitre aussi.

Sur le plan technique, au sortir des élections législatives, nombreuses anomalies ont été signalées sur le fichier électoral et la cartographie des bureaux de vote. La Céni, selon Pathé Dieng était face à une alternative : corriger ces anomalies avant d’aller aux communales et communautaires, ou ne rien corriger. ‘’Au finish, nous avons opté pour la correction des anomalies’’, rapporte M. Dieng.

Pour organiser les communales en Guinée, la Céni a élaboré un budget prévisionnel de prés de 224 milliards GNF qui, selon Pathé Dieng n’était pas exhaustif. Malheureusement, après l’adoption de la loi des finances par le Conseil national de la transition, l’institution électorale n’a obtenu que 132 milliards d’où un gap de 92 milliards à combler avant d’aller aux élections.

L’autre contrainte qui empêche la tenue des élections communales est lié au facteur socioculturel puisqu’il y a des villages qui ne coexistent pas ensemble. ‘’Il y a aussi beaucoup d’acteurs non traditionnels qui interviennent dans l’organisation des élections locales. Si dans les élections nationales, seul un parti politique légalement constitué présente des candidats à des élections nationales, pour les élections locales, tel n’est pas e cas. Il y a des candidats indépendants. Ça veut dire qu’il faut faire intervenir d’autres acteurs et se référer aux différents démembrements de la Céni’’, précise Pathé Dieng, qui estime qu’il faut que toutes ces contraintes soient levées pour pouvoir aller aux élections.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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