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Ebola: des navigants d’Air France refusent d’embarquer vers la Guinée

Certains personnels navigants d’Air France «n’ont pas souhaité effectuer leur mission» pour se rendre en Guinée, en Sierra Leone ou au Nigeria, pays touchés par l’épidémie d’Ebola, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la compagnie, affirmant que tous les vols avaient été maintenus» sur ces destinations.Air France

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Des personnels «n’ont pas souhaité effectuer leur mission» vers des destinations telles Conakry (Guinée), Freetown (Sierra Leone), et Lagos (Nigeria), a expliqué un porte-parole de la compagnie française, ne pouvant pas donner de chiffres précis.

«Dans tous les cas, tous les vols sont partis avec des équipages composés en totale conformité, en nombre comme en qualification, avec la réglementation», a affirmé la compagnie française, soulignant qu’«il n’y avait eu aucun impact et que l’ensemble des programmes de vols avaient été maintenus» sur ces destinations.

Selon Air France, «la compagnie n’oblige pas un membre du personnel navigant commercial a effectuer sa mission vers des destinations telles Conakry, Freetown, et Lagos».

Ces trois villes sont classées comme destination à risque par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) d’Air France.

La compagnie dessert «quotidiennement Conakry, ainsi que Lagos et trois fois par semaine Freetown».

Lundi, le syndicat national du groupe Air France (SNGAF), minoritaire, a lancé une pétition, demandant «l’arrêt immédiat de la desserte des pays touchés par le virus Ebola».

«Nous savons que nous avons un métier à risque, mais avec des risques mesurés. Là, c’est totalement hors de contrôle, les informations ne sont pas les mêmes d’un jour à l’autre», a déploré Sophie Gorins, secrétaire générale du SNPNC, syndicat de navigants (3e).

Selon Mme Gorins, «si nous ne sommes pas capables d’assurer davantage d’hygiène ou (d’établir) un cordon sanitaire, il faudrait annuler les vols [à destination de ces pays), sauf à dire que nous sommes réquisitionnés pour porter secours», a-t-elle martelé.

«Les mesures qui consistent à distribuer des gants ou des fiches sont un pis-aller, nous n’avons aucune certitude que nous ne transportons pas une victime ou que nous ne sommes pas nous-mêmes porteurs de la maladie», a-t-elle regretté.

Un commandant de bord peut invoquer son droit de retrait s’il estime encourir un «danger grave et imminent » pour sa vie ou sa santé. Ce droit est alors appliqué à l’ensemble de l’équipage, qui est remplacé par un équipage de réserve. Confrontés à la même situation, les hôtesses et stewards peuvent invoquer une «clause de fatigue»

En 2009, en raison de la grippe porcine, des équipages d’Air France avaient ainsi fait valoir leur droit de retrait pour ne pas embarquer à bord de vols à destination du Mexique.

AFP

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