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Citée dans une affaire de non paiement des primes aux enseignants, WAHA brise le silence

Dans un article de presse que nous avons publié le 18 novembre sur votre quotidien électronique VisionGuinee, l’ONG Women And Health Alliance (WAHA international) était citée dans une affaire de malversation liée au non paiement des primes de formation aux enseignants de Ratoma et de Matoto dans le cadre de la riposte à l’épidémie d’Ebola.

Chiekh Mbaye

Chiekh Mbaye

La réplique s’est vite fait sentir depuis l’arrivée de Paris du manager et coordinateur régional de l’organisation qui a tenu à apporter toute la clarification sur le contrat qui a lié son institution aux autorités guinéennes via le ministère de l’Enseignement pré universitaire dans le cadre d’aide humanitaire axée sur la lutte contre la maladie.

D’entrée, Cheikh Mbaye a commencé par présenter son ONG et ses actions depuis son implantation en Guinée en 2009. ‘’Nous sommes une ONG française basée à Paris d’où je viens. Nous travaillons dans plus de 20 pays en Afrique pour soutenir les ministères de la Santé sur les questions de santé publique, et principalement pour la santé de la femme et de l’enfant’’.

‘’Nous sommes présents en Guinée depuis 2009 où nous avons appuyé le ministère de la Santé sur plusieurs programmes. Nous avons un accord avec l’hôpital Ignace Deen où nous traitons la fissile obstétricale. Nous sommes en train de travailler sur beaucoup d’autres projets’’, a introduit le manager.

Poursuivant, l’orateur a dit qu’il a été demandé à WAHA international d’appuyer le ministère de l’Education et la Coordination nationale dans le cadre de la riposte à Ebola en marche vers la rentrée scolaire.

‘’C’est dans ce cadre que nous avons commencé à travailler pour chercher une solution. Quand la Coordination nous a demandé de lui donner un coup de main, elle nous a confié la commune de Ratoma et Matoto, la préfecture de Boké et une partie de Kindia. Ce faisant, nous avons tout de suite commencé à aller contacter les DCE des zones qu’on nous a affectées, notamment Ratoma et Matoto. Nous leur avons demandé de nous donner un pool de formateurs qu’on va former et qui, à leur tour, vont former les autres’’, a-t-il rappelé.

Aux dires de Chiekh Mbaye, son ONG était en train de faire ce travail quand le coordinateur national de riposte à Ebola l’a a rappelée pour lui dire qu’il faut plutôt se mettre en rapport avec le ministère de tutelle que de travailler avec les services déconcentrés.

‘’Nous sommes donc partis voir le ministère qui nous a dit que les ministères en charge de l’Education en Guinée ont une stratégie et un modèle de formation basée sur la formation en cascade. En fait, qu’ils ont un pool de formateurs nationaux qu’il faut former et qui vont aller démultiplier la formation reçue à un deuxième niveau. Et ce 2è niveau va faire la même chose à un troisième niveau. Pour ce faire, nous étions d’accord avec eux qu’il fallait faire un manuel de formation’’, a-t-il indiqué.

Selon lui, les responsables de son ONG, les experts de l’éducation nationale et les médecins auront travaillé pendant une dizaine de jours aux frais de WAHA, pour produire ce manuel pour deux formations. Après quoi, ils ont procédé à la formation de 150 formateurs nationaux dont la cérémonie d’ouverture a connu la présence de cinq ministres de la République et du coordinateur national de lutte contre Ebola, qui leur auraient même adressé des lettres de remerciements.

Au cours de cette formation, l’ONG humanitaire dit avoir formé 150 enseignants en lieu et place de 100 initialement prévus. Et des primes et des manuels donnés dans toutes les écoles où WAHA a facilité la formation.

C’est pourquoi une nouvelle sollicitation a été faite à l’ONG par le ministère de l’accompagner au niveau suivant, qui était le niveau B pour les enseignants au niveau préfectoral. ‘’On les a accompagnés en déployant notre personnel sur le terrain. A ce niveau également, nous avons donné des primes et les manuels qui nous étaient demandés par le ministère. On n’a pas eu de demande du ministère pour donner des fascicules ou des satisfécits. Il nous a demandé d’imprimer les manuels et les fiches individuelles de suivi des enfants, ainsi que d’organiser la collation. Tout ça, à nos propres frais. Et on a là les preuves qui attestent qu’on a donné à chaque participant sa prime qui nous a été demandée par le ministère. Parce que c’est le ministère qui nous a donné la liste des personnes qui doivent participer. C’est lui ministère qui nous a indiqué le montant à donner à chaque personne. Et donc, on s’est tenu à ça. Voilà ce qu’on a fait’’, a précisé Cheikh Mbaye.

A la question de savoir pourquoi alors des voix s’élèvent pour accuser l’ONG de refus de paiement des primes à plus d’un millier d’enseignants formés à Ratoma et Matoto, malgré tous ces efforts de WAHA international sur le terrain, le coordinateur régional affirme que ‘’le niveau C dont il est maintenant question et d’où vient la confusion, WAHA n’était pas concernée, ni engagée. C’est le ministère qui devait financer ce 3è niveau. Et ça, c’était clair avec les DCE et le ministère que WAHA devait accompagner les niveaux A et B. Et que le troisième niveau n’était pas de notre ressort. On a été donc cité par mégarde, peut-être que le DCE n’avait pas compris cette approche-là. Et c’est pourquoi nous souhaitons apporter cette clarification à travers votre canal’’,  a conclu M. Mbaye.

Mady Bangoura pour VisionGuinee.Info

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