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La Guinée est un pays où la violence est une culture, selon le correspondant de Reuters

Ce qui passe aujourd’hui en Guinée est extrêmement dangereux, alerte Saliou Samb, correspondant local de l’Agence Reuters qui était l’invité mercredi de la radio Lynx Fm. Il tire la sonnette d’alarme tout en déplorant le fait que la presse travaille dans des conditions difficiles. 

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Dans l’émission Œil de Lynx, Saliou Samb a dressé un bilan mitigé du fonctionnement des médias en Guinée. Selon lui, ‘’il y a à la fois du bon et du moyen bon. Mais, estime-t-il, il y a une certaine constance, tous les médias qu’on critique jouent le rôle qui leur est dévolu, c’est à dire : informer et éduquer‘’.

La meilleure arme du journaliste, c’est l’éthique et la déontologie, soutient notre confrère qui prodigue au passage des conseils aux hommes de medias dans l’exercice de leur métier : ‘’Quand vous respectez l’éthique et la déontologie, vous n’aurez même pas besoin de connaître la loi sur la liberté de la presse. Parce que vos productions obéiront à un certain nombre de valeurs‘’.

Souvent lors des manifestations politiques, des reporters sont pris à partie par des agents de forces de l’ordre. Mais pour Saliou Samb, il ne faut pas se limiter qu’à des critiques et dénonciations des bavures commises par les hommes en uniforme. ‘‘Il faudrait aussi qu’on se dise et accepte que dans la presse aujourd’hui, nous constatons malheureusement certaines dérives. Il y a des confrères qui se penchent beaucoup plus sur un camp, que sur l’autre‘’, déplore-t-il.

Pour revenir aux cas de violences sur des journalistes durant les manifestations, le correspondant de l’Agence Reuter estime que ‘’nous sommes dans un pays où la violence est une culture’’, ajoutant que la presse travaille dans des conditions difficiles. ‘’Ce qui se passe aujourd’hui est extrêmement dangereux. Certains journalistes risquent leur vie sur le terrain pour informer‘’, souligne-t-il.

Et d’ajouter : ‘’Si on ne peut pas les aider à travailler dans de meilleures conditions, il ne faudrait quand même pas par excès de zèle qu’on confonde des journalistes à des manifestants’’, non sans rappeler les cas d’agression de reporters par des forces de l’ordre dans la haute de banlieue de Conakry.

Djiwo Barry, pour VisionGuinee.Info

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One comment

  1. Il faut arrêter de condamné et agir contre les bavures réellement quand ont va geler les avoirs et interdir de vol certaines personnalités du régime vous ferrez que dans la surenchère

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