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L’opposition extraparlementaire exclue du dialogue : voici les raisons

La coalition de l’opposition extraparlementaire est déçue par le comportement du ministre de la Justice, le président du comité du dialogue qui se tient en ce moment. Souvenez-vous qu’il y a une loi qui a été votée à l’unanimité des députés portant statut de l’opposition qui stipule, en son article 3, qu’il y a trois entités politiques qui sont reconnues en Guinée’’.

cheick_sako Ministre de la Justice

Me Cheick Sako, ministre de la Justice

C’est en substance ce qu’a déclaré le 18 juin à l’ouverture du dialogue, Mohamed Lamine Kaba, coordinateur par intérim de l’opposition extraparlementaire. Selon lui, les trois entités politiques reconnues en Guinée sont la mouvance présidentielle, l’opposition parlementaire et celle extraparlementaire.

‘’Nous nous sommes de l’opposition extra-parlementaire, la logique voudrait qu’on soit invité [au dialogue]. Il y a de cela deux mois, nous avons reçu une lettre du ministre de la Justice en nous invitant à ce dialogue. Nous avons dis que nous avons de préalable et nous sommes prêts à venir’’, raconte-t-il à la presse après son expulsion de la salle du dialogue.

Mais, enchaîne ce dissident du parti au pouvoir, ‘’à notre surprise générale, dans le communiqué, nulle part le nom de l’opposition extraparlementaire n’a été mentionné. C’est une déception et le ministre Sako doit démissionner, pas du gouvernement mais de la présidence de ce cadre de dialogue’’.

Mohamed Lamine Kaba et ses acolytes n’attendront cependant pas longtemps pour découvrir les raisons qui expliquent leur absence autour de la table de négociations. ‘’C’est vrai que la Coordination de l’opposition extraparlementaire n’a pas été invitée au dialogue, mais on ne peut pas inviter tout le monde’’, explique le ministre de la Justice, Maître Cheikh Sako.

Pour le déroulement du dialogue politique, précise-t-il, ‘’j’ai changé de méthodes. Avant son ouverture, j’ai été voir plusieurs fois l’opposition républicaine, la mouvance, la société civile dont les femmes. Je n’ai jamais été contacté par l’opposition extraparlementaire’’.

Le plus important, note le président du cadre de dialogue, c’est l’intérêt supérieur de la nation. ‘’Au-delà des partis politiques, l’essentiel est que la Guinée rentre enfin dans le concert des nations en respectant les règles internationales, que les guinéens se respectent entre eux pour qu’on puisse avancer’’, souligne Maître Sako, qui se réjouit de la poursuite des négociations autour de la table entre pouvoir et opposition.

‘’Le dialogue est en cours, on a déjà purgé un point essentiel qui est la question préjudicielle de l’opposition républicaine qui a été accepté par toutes les parties. Nous allons progresser, c’est plus importance’’, se félicite-t-il à nouveau.

Aissatou Diallo, pour VisionGuinee.Info

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