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Marie M. Dioubaté, candidate à la présidentielle : son programme agricole  

MARIE MADELAINE 1_GFLa seule femme en lice pour le fauteuil présidentiel a dévoilé dimanche son programme agricole pour la Guinée. Dans le journal de campagne, Marie Madeleine Dioubaté indique que le fondement de la politique agricole du Parti des écologistes de Guinée (PEG) est basé sur la sécurité alimentaire, la lutte contre la faim et la lutte contre la malnutrition.

En compagne d’un ancien conseiller agricole à la Primature, Mme Dioubaté a détaillé le programme qu’elle ambitionne réaliser si elle est élue présidente de la République à l’issue du scrutin du 11 octobre prochain.

Pour M. Bangoura, expert agricole, ‘’on entend dire qu’on a atteint l’autosuffisance alimentaire’’, précisant qu’il existe un indicateur simple que tout le monde peut maîtriser : ‘’Voyez tout simplement le port de Conakry,  tous les jours, le nombre de camions qui transportent le riz du port jusqu’à l’intérieur du pays. Le jour où on verra les camions transporter les produits agricoles de l’intérieur du pays pour les mettre dans un bateau, on pourra dire qu’on atteindre l’autosuffisance alimentaire’’, explique-t-il dans le ‘’Temps de convaincre’’.

Ce qui est paradoxal, souligne Mme Marie Madeleine Dioubaté, ‘’là où on produit les aliments, c’est à ce niveau qu’on trouve que les gens sont le plus affamés’’.

Pour faire de l’agriculture, indique la candidate du PEG à la présidentielle, il faut des moyens. Pour elle, depuis l’indépendance, ‘’on a quasiment pas cultivé. La façon dont nous voulons faire l’agriculture aujourd’hui, ce n’est plus les grandes exploitations. On a vu que ça appauvrit les sols. On veut faire de l’agriculture de type familial’’.

Pourquoi ? ‘’Parce que nous sommes un pays à plus de 60% rural. Nous devons organiser les filières agricoles en nous appuyant sur les groupements et les spécialiser en fonction des produits qu’ils peuvent cultiver’’, détaille Mme Dioubaté.

Elle note que la filière riz par exemple est mal organisée. A l’en croire, il ne suffit pas de donner des intrants, des pesticides, des engrais ou un tracteur tout en sachant qu’ils n’ont pas d’argent pour le carburant pour le faire fonctionner. ‘’Il faut qu’on s’appuie sur les groupements. Les organiser, être sur le terrain, donner des semences améliorées pour avoir de meilleurs rendements, suivre les techniques culturales’’, conseille-t-elle.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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