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Genève confirme l’arrestation de l’ancien directeur de la CITES et félicite les autorités guinéennes

Image de la CITESMis aux arrêts le 21 août 2015 par le Bureau National Central (BCN) d’INTERPOL, Ansoumane Doumbouya, ancien directeur de l’organe de gestion de la CITES (Convention Internationale sur le Commerce des espèces sauvages de la flore et de la Faune menacée d’extinction) en Guinée est sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.

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Le 03 septembre dernier, le Secrétariat Général de la CITES à Genève a publié sur son site web : https://cites.org/fra/guinea_arrest_20150903, une note publique confirmant l’arrestation de Doumbouya Ansoumane après que celle-ci ait été officiellement confirmée par le  Secrétariat Général d’INTERPOL à Lyon. Dans cette note le Secrétariat CITES confirme l’arrestation en première ligne : « Le Secrétariat CITES a reçu d’INTERPOL, un des partenaires de l’ICCWC (Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages), confirmation officielle de l’arrestation le 21 août par la police (Bureau national central d’INTERPOL) de M. Ansoumane Doumbouya, ancien directeur de la faune sauvage et chef de l’organe de gestion CITES en Guinée, soupçonné de corruption et d’activités frauduleuses en matière de délivrance de permis d’exportation CITES ».

L’institution précise qu’en 2011, une mission du personnel du Secrétariat CITES avait été envoyée de Génève à Conakry pour enquêter sur des préoccupations  relatives à un commerce illégal impliquant la Guinée. Ainsi, renchérit-elle, le chef de l’unité anti-corruption et le Bureau national central d’INTERPOL en Guinée avaient  été mis en alerte sur des activités irrégulières.  Et L’équipe du Secrétariat avait également repéré des problèmes sérieux dans la manière dont la Convention CITES était appliquée en Guinée. En conséquence, poursuit-elle dans sa note, « une liste exhaustive de recommandations a été formulée par le Secrétariat, en consultation avec les autorités guinéennes compétentes. La Guinée n’ayant pas soumis le rapport détaillé demandé, le Comité permanent, à sa 63e session, en 2013, a soutenu à l’unanimité la recommandation du Secrétariat de suspendre tout commerce d’espèces inscrites aux annexes CITES avec la Guinée ». Voilà ce qui a mené cette forte sanction de l’Etat Guinéen.

Rappelant le rôle des Etats en la matière, l’Institution précise : « Ni le Secrétariat ni le Comité permanent CITES n’ont compétence en matière de lutte contre la fraude. C’est aux autorités nationales de lutte contre la fraude qu’incombe la responsabilité  d’enquêter sur des allégations d’activités criminelles dans leur pays. ».

Puis, elle reconnaît l’effort fourni par les autorités en adressant un vif encouragement sur l’interpellation de A.Doumbouya : « À cet égard, le Secrétariat CITES accueille avec grande satisfaction les grands progrès accomplis en Guinée pour procéder à cette arrestation et félicite toutes les parties ayant contribué à cette enquête, en particulier les autorités nationales chargées de la lutte contre la fraude, travaillant en étroite collaboration avec le réseau EAGLE ».

Au titre du suivi du dossier, l’institution  donne ses garanties : «  Le Secrétariat suivra le déroulement de l’affaire et continuera d’apporter son appui aux autorités nationales de Guinée pour une mise en œuvre et une application efficace de la CITES ».

Au finish, le Secrétariat a rappelé dans sa note l’importance de lutter contre la corruption pour lutter efficacement contre le trafic d’espèce : « La corruption est un adversaire redoutable de la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages. Dans une résolution historique sur la Lutte contre le trafic des espèces sauvages, adoptée en juillet 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies  “demande aux États Membres d’interdire, de prévenir et de réprimer toute forme de corruption qui facilite le trafic d’espèces sauvages et de produits qui en sont issus.” Elle note, à cet égard, le rôle important de la CITES, mais aussi de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et de la Convention des Nations Unies contre la corruption ».

A rappeler que c’est suite à l’arrestation quelques jours plus tôt d’un trafiquant international du nom de Thierno Barry que Mr Ansoumane Doumbouya avait été interpellé. Thierno Barry a été pris en flagrant délit de détention de deux singes et d’un permis CITES récemment signé et cacheté par Ansoumane Doumbouya, ancien directeur de l’organe de gestion CITES pour l’exportation de deux singes à nez blanc en destination vers  la Jordanie. Grâce au concours du Ministère de l’Environnement et du projet GALF (Guinée-Application de la Loi Faunique),  les deux primates ont été relâchés dans leur milieu habituel dans les entrailles de la forêt classée de Ziamah en Guinée Forestière.  La procédure judiciaire se poursuit alors que les deux interpellés sont sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.

Coordination d’EAGLE

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One comment

  1. Voici une illustration parfaite de mauvais patriotisme en Guinee. Un malinke corrompu et un peul corrupteur. Sa presque toujours ete ainsi. Mais le malin ke lui est futer que le marchi marchali, il donne l’ere d’un grand cadre (kamaremba). Leur deux ethnies sont responsables a 90% de la fuite des richesses nationales.

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