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Crise à l’UFDG : les conseils de Tibou Kamara à Bah Oury…

dalein ouryEntre Bah Oury et Cellou Dalein Diallo, ce n’est plus le parfait amour depuis la défaite de l’UFDG à l’élection présidentielle. Le vice-président de l’UFDG, qui dit ne pas consulté dans la prise des décisions au sein du parti, souhaite que les leçons de cette défaite soient tirées.

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Interrogé sur la crise que traverse l’UFDG, l’ancien ministre secrétaire général à la Présidence estime qu’il appartient aux militants de l’UFDG de trancher aussi bien cette question de légitimité que la question du leadership. ‘’Il n’y a pas si longtemps, il y a eu un congrès de l’UFDG pendant lequel les candidatures pour la présidence étaient ouvertes. Il y a eu une convention de l’UFDG pendant laquelle les candidats pour l’élection présidentielle devaient être choisis’’, introduit Tibou Kamara.

Et de poursuivre : “Je ne me rappelle pas pour la présidence du parti aussi bien pour l’investiture du candidat à l’élection présidentielle qu’il y ait eu un concurrent face à Cellou Dalein Diallo. Les militants l’ont investi comme président du parti et candidat à la présidentielle. Il a encore cette légitimité en attendant un nouveau congrès’’.

Pour Tibou Kamara, malgré sa défaite, Cellou Dalein Diallo n’a pas démérité, parce que, dit-il, ‘’l’élection présidentielle s’est passée, pas dans les conditions d’équité, de transparence souhaitées par tous parce que la Céni ne s’est pas montrée à la hauteur de ce défi historique de permettre aux guinéens de choisir librement le président de la République’’.

Bah Oury peut ouvrir le débat sur leadership du parti. Toutefois, indique le ministre Tibou, il doit tenir compte de son statut particulier au sein de l’UFDG : ‘’C’est le premier des vice-présidents et c’est lui en cas d’intérim qui assume la présidence de l’UFDG. Ça ne lui donne pas que des droits, ça lui impose également des devoirs et limites à ne pas franchir’’.

En tant que responsable, conseille-t-il, ‘’il (Bah Oury) ne doit pas être le premier à fragiliser le parti, à ouvrir au sommet du parti une querelle de succession ou de leadership qui ne ferait que donner une mauvaise image du parti et qui ne serait pas à l’honneur de tous les dirigeants de l’UFDG’’.

‘’Dans l’armée, on dit que celui qui ne sait pas obéir ne saura pas commander. S’il ne se soumet pas à la discipline du parti, même lorsqu’il en prendra la tête, il lui sera difficile d’asseoir son autorité et de ne pas avoir sa légitimité contestée’’, prévient Tibou Kamara.

En lieu et place d’une guerre de succession, l’ancien ministre secrétaire général à la Présidence pense que : ‘’Le combat aujourd’hui qui doit le sien, c’est de retrouver son pays, recouvrer pleinement ses droits et exercer ses activités politiques dans un climat de confiance, de sécurité et dans la compréhension avec ses partenaires de l’UFDG’’.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

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