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Meurtre d’une fille de 4 ans : le collectif ‘Touche pas à ma sœur’ hausse le ton

violences sexuellesLe collectif « touche pas ma sœur » a appris avec amertume la nouvelle déchirante d’agression sexuelle suivie de mutilations et du meurtre commis, ce 27 janvier 2016, sur une petite de fille de 4 ans Kagbélen-plateau dans la préfecture de Dubréka.

Le collectif présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée, condamne fermement cet acte d’une barbarie inouïe et demande que la lumière soit faite sur les faits ayant conduit à l’agression et à la mort de la victime.

Cet acte ignoble interpelle l’Etat et la société guinéenne sur l’existence de crimes rituels en Guinée. Une autre forme d’insécurité à laquelle sont exposées les couches vulnérables que sont les femmes et les enfants. Il est urgent d’y remédier avant que ça ne prenne de l’ampleur.

Dans l’idéal de son mémorandum adressé aux autorités compétentes de notre pays lors de la marche qu’il a organisé le 4 novembre 2015, le collectif s’indigne face la récurrence des violences faites aux femmes et filles guinéennes, violences de plus en plus dirigées contre les enfants à bas âge.

Il interpelle encore une fois les autorités de notre pays sur la nécessité :

1) D’adopter une politique de tolérance zéro contre les criminels coupables de viols ou autres violences commises à l’encontre des femmes et enfants. Une telle politique nécessite :

  • l’inscription des violences susmentionnées aux priorités du gouvernement et la dynamisation de l’action des pouvoirs publics dans le combat contre ce fléau ;
  • la mise à disposition des autorités policières de ressources, formations, et autre support nécessaires à la conduite d’enquêtes de qualité permettant d’appréhender les coupables ;
  • une justice avertie, impartiale et implacable œuvrant pour le respect et l’application de loi dans toute sa rigueur afin que des sanctions exemplaires soient prononcées contre les auteurs des crimes.

2) De mettre en place des campagnes d’éducation/sensibilisation sur le sujet et autres mesures préventives afin d’adresser le mal à sa racine et réduire l’occurrence des violences faites aux femmes et aux enfants en Guinée.

3) De renforcer de manière tangible les structures d’accueil et de prise en charge (sanitaire, psychologique et juridique) des victimes et de leurs familles qui sont souvent livrées à elles-mêmes après avoir traversé une des expériences, sinon l’expérience, la plus traumatique de leur vie.

Encore une fois, nous faisons appel aux autorités de notre pays afin qu’un signal fort, de la volonté de notre gouvernement à endiguer cette plaie qui gangrène notre société, soit lancé à travers une réponse urgente et retentissante des ministères responsables de la promotion féminine et de l’enfance, de la sécurité, de la justice, et de la protection des droits des femmes et enfants en Guinée.

Le collectif interpelle aussi le parlement guinéen sur le besoin impératif de dissuasion des criminels par l’adoption de lois punissant sévèrement les violences sexuelles et physiques commises contre les femmes en général, et plus particulièrement, contre les jeunes enfants. Au vue de la multiplication des agressions contre nos sœurs et nos enfants, nous invitons donc notre parlement à travailler sur et voter des lois permettant d’offrir plus de protection aux femmes et aux enfants tout en durcissant la répression contre les criminels.

Pour finir, le Collectif voudrait appeler les parents, familles et la société guinéenne à plus de vigilance dans un environnement dans lequel les prédateurs s’attaquent de plus en plus aux plus jeunes et vulnérables pour assouvir de vils desseins (pulsions malsaines, sacrifices humains etc.).

Il nous revient à tous de garder les yeux ouverts, et faire attention aux plus jeunes, à leurs déplacements et aux personnes avec lesquelles ils interagissent afin de réduire les risques de violences commises à leur encontre.

Le collectif renouvelle son engagement pour l’éradication des violences faites aux femmes et invite les ONGs locales et autres organisations civiles à travailler de concert pour bouter hors de notre société ces pratiques indignes.

Le collectif « Touche pas à ma sœur »

*Collectif composé d’associations et d’individus alarmés par les violences contre le genre émaillant notre société

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