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Monsieur Sidya Touré, les accords du 12 octobre ou la danse du lézard

SidyaToure1Depuis les accords  du 12 octobre 2016 entre le pouvoir guinéen et l’opposition républicaine, certains responsables politiques voyant leur espace se réduire comme une peau de chagrin, tirent à hue et dia.

Ces tirs à droite et à gauche sont l’expression de leur désarroi face à la perte de vitesse de leurs partis sur l’échiquier politique. Parmi les crieurs qui ne veulent entendre raison, monsieur Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines, qui voit son parti s’effilocher de jour en jour.

Le malaise qui en découle le conduit à agresser les uns et à égratigner les autres. Personne n’échappe à sa frustration de voir que son parti qu’il qualifiait de transversal n’est plus que dorsal. Et encore ! Sa base électorale, en l’occurrence la Basse-Guinée qui, naguère, semblait espérer en lui, s’aperçoit qu’il est devenu une sorte de pirouette politique. Tantôt, il est avec le pouvoir dont il est « le Haut Représentant », tantôt il est de l’opposition. Sans jamais trouver un siège stable, il vogue dans tous les sens.

Cette situation pendulaire, jugée ambiguë, y compris dans son propre camp, ressemble à ce qu’on appellerait la danse du lézard.

En effet, l’absence de positionnement de celui dont le rêve d’être le chef de file de l’opposition s’est évanoui comme brouillard et fendu comme neige, ressemble fort bien au mouvement qu’offre le lézard.

Comparons ! Le lézard aime le soleil mais il est incapable de s’y adapter. Sa tête chauffe très vite et alors il court à l’ombre. Là aussi, ses pattes fourmillent. Alors tonton lézard se met à tourniquer de gauche à droite sans avoir de position fixe,  sans savoir où aller et à quel Saint se vouer.

Ainsi agit monsieur Sidya ! Faute d’avoir trouvé une place au sein de la majorité présidentielle, comme il l’escomptait en acceptant le poste de Haut Représentant,  il tente de s’écarter de l’opposition en se prévalant  d’être du centre. Mais là aussi, il ne sait s’il est du centre gauche ou du centre droit. D’où son invention de « transversalité » qui s’est avérer être une diagonale du vide car l’UFR, à l’image de son président, navigue  dans tous les sens.

Monsieur Baïdy Aribot, sans avoir le courage de désavouer son président, le fait sentir de temps à autre. Mais il n’a jamais osé franchir le Rubicon par manque de courage politique. Il le ferait l’UFR se porterait sûrement mieux.

Entre temps, et peut-être en attendant, monsieur Sidya ethnise le débat sur  les résultats des accords du 12 octobre et qui ont été applaudis par la majorité des Guinéens.

Ecoutons plutôt quelques-unes des élucubrations dont il se fend  en parlant du président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG): « Certains ont été nommés. Bâ Mamadou m’a dit dans quelles circonstances il a donné le parti à Cellou. Il m’a dit, c’est le premier Peulh qui a été Premier ministre ; voilà pourquoi nous avons décidé de lui donner le parti. Ça n’a rien avoir avec un engagement politique…».

Que monsieur Sidya nous dise en quelle qualité, monsieur Bâ Mamadou, (paix à son âme) pouvait nommer qui que ce soit. En quoi le fait d’avoir été premier ministre absoudrait l’origine familiale de quelqu’un, Cellou Dalein, lui Sidya ou autre ? Après avoir été copté comme premier ministre,  à son arrivée en Guinée dans les conditions qu’on connaît,  lui Sidya, a-t-il renoncé à ses racines Diakanké ? Si tel est le cas, serait-il maintenant extraterrestre, sans famille et sans ethnie ? Lansana Conté qui l’a nommé au même titre que Cellou Dalein l’a-t-il fait en gommant leur origine respective ?

Nous disons à monsieur Sidya que nous disposons d’éléments probants de l’arrivée de monsieur Cellou Dalein à la tête de l’UFDG. Nous laisserons le soin à monsieur Bâ Mamadou  de répondre à ses élucubrations. Et le monde entier verra le manque de décence de celui qui, oublions son slogan légendaire : « ton pied mon pied » ne se gêne pas de mentir sur un mort en lui prêtant éhontément  des propos qu’il n’a jamais tenus.

Mais, agacé par les accords, se disant marginalisé, monsieur Sidya ne s’en prend pas moins au parti au pouvoir et à monsieur Alpha Condé, à qui il doit sa nomination, en l’accusant d’avoir fait un deal avec Cellou Dalein.

Pourtant, cette nomination il l’a librement accepté tout en sachant que le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) dont il dénonce aujourd’hui l’action est dirigé par l’actuel Président de la République. S’il allait au bout, n’aurait-il pas rendu démission ? Mais pour cela il faut un minimum de courage et d’honnêteté personnelle !

Pour se rendre compte de l’étourdissement causé par les accords inter- guinéens du 12 octobre suivons encore monsieur Sidya Touré qui ne sait plus par quel pied danser : « …Le leader de l’UFDG ne fait que suivre les pas de l’UFR. Le fait que l’opposition, quelle qu’elle soit, se rapproche (du pouvoir], l’UFR prône cela depuis un an ».

N’est-ce pas le même monsieur qui se défendait de toute proximité  d’avec le pouvoir quand on lui demandait si l’acception de son poste signifiait un rapprochement ?

Dénonçant un deal par-ci, annonçant une démarche de rapprochement depuis un an avec le RPG, monsieur Sidya donne le tourniquet. Espérons qu’il ne remplit pas de la même manière son rôle de Haut Représentant à lui attribué par le pouvoir.

Tout montre que monsieur Sidya est rongé par une jalousie tenace contre Cellou Dalein. Niant, comme on l’a vu,  tout rapprochement avec le pouvoir en affirmant « nous, nous ne sommes pas de la mouvance présidentielle », il taxe le président de l’UFDG de vouloir convoiter son poste à travers des propos farfelus «  Quand on est de l’opposition radicale, on ne doit pas signer un accord avec le président de la république pour dire qu’on devient son conseiller, son haut ou je ne sais quoi ».

Tout cela ne suffisant, monsieur Touré devient un colporteur de mensonge sur un don de véhicule fait à Cellou Dalein par Alpha Condé. Qui descend aussi bas ose pourtant se réclamer leader politique.

Rien d’étonnant en cela quand, voulant se présenter en défenseur de l’égalité des citoyens, monsieur Sidya réclamant à ce que toutes les victimes soient indemnisées n’hésite pas de  citer uniquement des familles avec lesquelles il entretient des affinités depuis la Côte-d’Ivoire: «  Je connais ici des familles telles que les familles Magassouba, les familles Fofana,  les Hadja Fanta Keita,  Siré Mady Kouyaté, Ibrahima Bambada, etc., ou des gens que je connais, qui étaient en Côte d’ivoire et qui ont investi ici lourdement,  ont perdu leurs biens en 1985 ». Qu’en est-il des autres citoyens qu’il ne connaît pas ?

Il va falloir que monsieur Sidya éclaircisse sa position. Dans quel camp politique est-il ? Mouvance ? Opposition ? Sans étiquette ?

Malheureusement, malgré son ambivalence, monsieur Sidya tente d’embrigader certains responsables tout aussi en manque de notoriété. Sachant ce qu’ils trainent dans leur baluchon, ces partis se font remorquer par quelqu’un qui dénonce ses anciens alliés et pourfend ses nouveaux collaborateurs sans jamais démissionner ou retirer son représentant au gouvernement dont il dénonce l’action. Quel courage !

L’UFDG n’a cure des attaques de monsieur Sidya qui n’épargne plus personne. Qu’il dise seulement au peuple de Guinée s’il prône la guerre en refusant la paix et le consensus issus des accords du 12 octobre.

En  tout cas, ces accords consensuels et majoritairement acceptés sont une source d’espoir pour la Guinée. A ce titre, l’UFDG, les salue et reste debout et vigilant pour leur application. N’en déplaise aux colporteurs de contre-vérités et qui taxaient l’UFDG de radicale quand ledit parti appelait à manifester pour le respect de la loi et l’accusent aujourd’hui de complicité avec un pouvoir dont il reste pourtant opposé.

Ceux-là n’empêcheront pas l’UFDG et son président d’aller de l’avant et d’œuvrer à la sauvegarde de la paix sociale comme ce fut le cas des accords du 12 octobre 2016.

La Cellule de Communication de l’UFDG, Section de l’Etranger

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One comment

  1. Sidya ou la premiere epouse NEGLIGEE … qui se rebiffe contre la derniere promise, charmante et la prunelle des yeux de Monsieur … Pitoyable UFR.

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