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Un responsable de la société civile accusé de ‘’détournement de fonds et de harcèlement sexuel’’

Abdourahamane Baldé

                         Abdourahamane Baldé

Abdourahamane Baldé, président du Parlement des jeunes leaders de la société civile fait face à une fronde interne au sein de l’organisation qu’il dirige depuis des mois. Accusé de harcèlement sexuel et de détournement de fonds, il a été destitué de ses fonctions par des membres dudit parti à l’issue d’une réunion qui a eu lieu samedi à Lambanyi.

Maladho Diallo, coordinateur national dudit parlement, s’est confié dimanche matin à notre rédaction : ‘’Nous reprochons à M. Baldé une gestion très opaque de la structure. Il n’a aucun respect pour les membres. Il démet les gens à sa guise et fait plein d’autres choses’’.

Et quand on lui demande d’être plus précis, il répond : ‘’Je préfère le dire comme ça (…). Il y a un détournement de fonds, il gère tout ce qui est finance. Il est le seul ordonnateur, ne discute avec personne, pense qu’il peut réfléchir pour tout le monde et que ses idées comptent. Il va voir des gens au nom du parlement sans nous consulter, prend des positions. Ça ne peut pas continuer ainsi’’.

‘’Il a fait des avances à presque toutes les filles. Il les envoie dans des motels’’, indique M. Diallo qui reproche au président du parlement d’empocher des fonds : ‘’Des gens nous appuient souvent, seul Abdourahamane Baldé part récolter les fonds. Il ne nous fait pas de compte rendu. C’est un vendeur d’illusions. Il rencontre des personnalités pour leur dire que nous sommes une organisation de jeunes, celles-ci lui donnent de l’argent pour le parlement’’.

Approché par VisionGuinee, le mis en cause, qui dit être en réunion avec certains membres dudit parlement, évoque une divergence d’idées qui ne date pas d’aujourd’hui et dénonce une cabale organisée pour l’évincer de son poste.

‘’Nous avions organisé une conférence pour demander l’opposition et la mouvance d’aller au dialogue. Le président de la République a accepté d’inviter le chef de file de l’opposition, le dialogue a eu lieu. Certains sont aujourd’hui d’accord avec les conclusions, d’autres non. Quand Dr. Faya Millimono s’est exprimé sur le sujet, personnellement, j’étais d’accord avec sa position puisqu’il défend des principes démocratiques. Je l’ai appelé pour le féliciter, puis il est venu me rencontrer pour me proposer de s’organiser pour mener une lutte’’, explique M. Baldé.

Et de poursuivre : ‘’Au niveau de notre parlement, nous ne pouvons pas rester sans rien dire. Nous n’avons pas d’agrément, certes, mais nous avons tenu à organiser une conférence de presse au cours de laquelle nous avons salué l’accord et félicité la mouvance et l’opposition’’.

Après avoir exprimé sa position au nom de son parlement, il est interpellé par l’un de ses membres qui lui a exprimé ouvertement son désaccord. ‘’J’ai été invité à la radio Lynx Fm et j’ai défendu la même position parce qu’il faut mettre la paix en avant. C’est ce qu’il ne fallait pas faire apparemment. Le responsable des relations extérieures, qui ne venait même pas à nos réunions, m’a appelé pour me dire qu’il n’est pas d’accord. Je l’ai invité à venir en parler au cours d’une réunion au lieu de s’absenter’’, souligne-t-il.

Par la suite, accuse-t-il, ‘’ils ont organisé deux réunions secrètes pour me déstabiliser. La réunion d’hier, c’est moi qui l’ai convoquée. Mais les filles qui prenaient la parole parlaient de sexe pour dire que je les ai envoyées dans des motels, ceci, cela. Heureusement, certaines d’entre elles n’ont pas parlé. Ils parlent de détournement de fonds, je me demande de quels fonds s’agit-il ? Parce que pour adhérer, on ne paie que 100.000 francs guinéens non remboursables, tous les membres réunis n’ont pas fait une cotisation mensuelle de plus de 200.000 francs’’.

Destitué par ses pairs, Abdourahamane Baldé a rendu les clés du siège du parlement. Il dit être serein et promet de se soumettre à la décision si les 2/3 des membres de l’assemblée générale valident son éviction. ‘’J’ai créé le parlement, mais en tant que démocrate, si les 2/3 des membres de l’assemblée générale votent pour une possibilité de destitution du président que je suis, je signerais le procès verbal’’, s’engage-t-il.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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