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A la découverte d’Ousmane Doghol Barry, artisan à Labé : ‘’Pourquoi j’ai abandonné l’école pour la bijouterie…’’

La bijouterie fait partie des métiers en voie de disparition. Malgré tout, des artisans continuent de  proposer leur savoir-faire  en fabriquant des bijoux malgré la concurrence. C’est le cas d’Ousmane Doghol Barry rencontré dans son atelier situé à Pounthioun dans la commune urbaine de Labé.

‘’J’ai commencé ce métier en 1985. Toute ma vie, j’ai fait la bijouterie. Mon père avait un ami bijoutier. Je faisais la 8ème année quand il a pris la décision de me quitter les bancs pour que je puisse apprendre le métier de bijoutier. Mon école était située à 7 Km de mon village. Du coup, je ne pouvais cumuler l’apprentissage du métier et l’école. C’est pourquoi, j’ai abandonné l’école pour la bijouterie’’, indique-t-il à VisionGuinee.

Passionné de son métier, Ousmane ne se voit pas exercer un autre. ‘’Je suis là et je continue à fabriquer des bracelets, des bagues, des chaînes. Nous fabriquons des bijoux destinés à la vente. Nous en fabriquons sur commande, en fonction des besoins des clients’’, détaille-t-il.

Secret du métier…

Exerçant son métier avec fierté, Ousmane Doghol Barry déclare que le travail avec les métaux précieux est un art. ‘’Chaque métier a son secret. En ce qui concerne la bijouterie, le secret c’est avoir un cœur pur et travailler honnêtement. Le vrai bijoutier ne travaille qu’avec l’or et l’argent’’, enseigne-t-il.

Il assure qu’il n’a pas à se plaindre malgré la concurrence. ‘’J’ai beaucoup de clients qui viennent acheter les bijoux que je fabrique. C’est grâce à ce métier que j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille’’, révèle-t-il.

Un métier avec des risques

S’il arrive à joindre les deux bouts, M. Barry déclare que son métier comporte des risques comme tout autre. Il avoue qu’il s’est fait arrêter pour recel de bijoux. Et il n’est pas prêt d’oublier sa mésaventure.

‘’Sans le savoir, en 2015, il m’est arrivé d’acheter 95 grammes d’or volé qui appartenait à un haut placé de l’administration. Un beau jour, j’ai vu des gendarmes débarquer pour m’accuser d’avoir volé 140 grammes d’or. J’avais fait 9 jours de prison et on m’a fait payer 42 millions GNF’’, se souvient-il.

Aujourd’hui, il joue la carte de la prudence pour vivre de son travail sans se créer des ennuis

De Labé, Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info 

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