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Salif Kébé tenait à organiser les élections le 15 mars, la cour constitutionnelle lui oppose un niet catégorique

Le 9 mars dernier, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a introduit une requête à la cour constitutionnelle aux fins de l’autoriser de saisir le président de la République pour la fixation de la date des élections législatives et référendaire le dimanche 15 mars prochain. La gardienne de la constitution ne lui a donné aucune autorisation de fixation de la date de ce double scrutin.

Maitre Salif Kébé dans sa requête a soutenu que la CENI est techniquement prête pour organiser ces deux scrutins le 15 mars 2020, en indiquant à la cour constitutionnelle que toutes les activités liées à l’organisation de ces élections sont exécutées, tous les matériels électoraux sont acheminés dans les différentes localités.

Dans son argumentaire, le président de la CENI informe la cour constitutionnelle que les agents des bureaux de vote ont été déjà formés, les commissions de réception et transmissions de procès-verbaux ont été mises en place et positionnées par endroits.

Selon toujours le patron de l’organe de gestion des élections, les membres des commissions administrations de centralisation des votes ont été formés et affectés, ajoutant que distribution des cartes d’électeurs est presque terminée dans la plupart des commissions administratives de distribution des cartes d’électeurs.

Dans son arrêt rendu le 10 mars, la cour constitutionnelle a rappelé à Salif Kébé que les élections législatives et référendaire ont été reportées pour des raisons liées à la recherche d’un consensus autour du fichier, tout en indiquant qu’un comité d’experts a été mandaté pour auditer le fichier électoral afin d’y purger les éventuelles irrégularités.

Au moment de publier de son arrêt, la cour constitutionnelle a indiqué au président de la CENI que la mission n’a pas encore présenté les conclusions de son rapport d’audit du fichier électoral.

Elle estime que sa saisine est alors inopportune pour prescrire une quelconque mesure allant dans le sens de la tenue de ces élections le 15 mars, précisant qu’elle ne peut en l’état, autoriser la CENI à saisir le président de la République.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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