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Et maintenant, Monsieur le Président Alpha Condé ?

Vous vouliez vos élections. Vous les avez eues. Vous les vouliez calmes, sereines, elles ne l’ont pas été parce que les forces policières et de gendarmerie, à vos ordres, comme à leurs habitudes, sont allées aux lieux habituels, pour mâter la contestation en tuant, en blessant.

Vous disiez que, comme le 28 septembre 1958, les Guinéens allaient voter ce 22 mars 2020, pour avoir leur destin en main. Cela n’a pas été le cas. Depuis le 20 mars, de Conakry à Yomou, le peuple de Guinée a manifesté son opposition au coup d’Etat constitutionnel dont vous êtes le commanditaire.

Vous avez refusé de remplir les conditions minimales pour organiser des élections normales : transparentes et libres. Vous n’en avez d’ailleurs jamais organisé une seule. Que ce soit les lors des législatives 2013, de la présidentielle d’octobre 2015 ou des communales de février 2018, ces élections avaient été entachées d’innombrables irrégularités.

Rappelez-vous d’ailleurs, Président Alpha Condé, qu’en juin 2010, il a fallu annuler les votes dans la circonscription de Ratoma, bastion imprenable de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) de Cellou Dalein Diallo, pour qu’il y ait un deuxième tour. Car votre adversaire avait remporté incontestablement ces élections présidentielles.

28 septembre 1958, Élections démocratiques, 22 mars 2020, Élections “militarisées”

Le référendum de 1958 n’a rien à voir avec celui du 22 mars 2020. Au cours du premier, qui concernait la Métropole (France) et ses territoires d’Outre-mer (Colonies, comme la Guinée) seuls les Guinéens (à plus de 95 pour cent des voix) avaient choisi librement de voter contre le projet du Général de Gaulle. Celui que vous avez organisé ce 22 mars 2020, par contre, n’a rien de démocratique et la quasi-totalité des Guinéens n’en veulent pas. Ils l’ont démontré depuis octobre dernier, en soutenant les actions du Fndc.

Pire encore, vous avez préféré exposer la vie de Guinéens, surtout des jeunes guinéens, déterminés à défendre leurs droits, en déployant des forces de répression impitoyables, qui ont semé la mort et fait de nombreux blessés. Le 28 septembre 1958, les guinéens avaient voté dans la paix. Cela n’a pas le cas le 22 mars 2020. Alors, pas de comparaison possible.

D’ailleurs, depuis ce 28 septembre 1958, la Guinée n’a pas connu d’élections libres, transparentes, démocratiques. Le gouvernement en place a toujours organisé des simulacres d’élections pour se déclarer gagnant. C’est cette tradition qu’Alpha Condé cherche à maintenir.

Depuis octobre dernier, la quasi-totalité des guinéens n’a cessé de démontrer son opposition aux élections législatives et surtout au référendum auquel tient tant le président guinéen. C’est l’unique explication à donner suite aux destructions de matériels électoraux dans différents bureaux de vote à travers tout le pays. Depuis le 20 mars, des citoyens, surtout jeunes, ont affronté les forces policières et de gendarmerie, lourdement armés, et auprès desquels se tenaient des éléments des troupes spéciales de l’Armée guinéenne. Ces protestants n’avaient pas d’autres moyens d’empêcher la tenue d’élections truquées, reposant sur un fichier électoral scandaleux. En face d’eux, ces forces de répression n’ont pas hésité de tirer et tuer… Lire la suite de l’article sur Guinafnews.info en cliquant ici

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