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La Cedeao a-t-elle validé le double scrutin du 22 mars ?

En date du 16 juin, Général Francis A. Behanzin, Commissaires aux Affaires politique, Paix et Sécurité de la Cedeao a écrit au Président de l’Assemblée nationale de Guinée, sans citer de nom, pour l’inviter à désigner “de préférence, les Chefs de la Majorité et de la Minorité”, pour participer à une Réunion de concertation régionale dans la perspective de l’élaboration de la politique bipartisane de la Cedeao, qui doit se tenir dans la capitale ghanéenne, Accra.

Même si le Général Béhanzin n’a pas nommé Amadou Damaro Camara, élu président de l’Assemblée issue des élections controversées du 22 mars dernier, au sujet desquelles la Cedeao, par la voix du Président de sa Commission, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, a annoncé avoir pris acte, selon un commentateur, “on peut comprendre que c’est à lui Damaro que cette missive a été adressée. Et maintenant, on peut croire que la Cedeao a entériné ce fait accompli sans se demander si les guinéens vont accepter cette situation. Cette assemblée issue des élections tout comme la prétendue nouvelle constitution sont illégitimes et illégales. Ces gens de la Cedeao, que ce soit Jean-Claude Kassi Brou ou ce Général Béhanzin, devraient le savoir mieux que quiconque et agir en conséquence“.

Pour ce commentateur, “de commun accord avec le gouvernement guinéen, la Cedeao a envoyé des experts électoraux en Guinée. Aucune des recommandations de ces experts, surtout en ce qui concerne l’organisation d’élections inclusives, n’a été respectée par Alpha Condé et ses partisans. Alors, sur quelle base cette même Cedeao, en toute connaissance des événements reliés aux élections guinéennes du 22 mars, devrait-elle reconnaître les résultats de ce double scrutin, si les critères qu’elle a fixés n’ont pas été atteints ? Alpha Condé a refusé la participation des canadidats l’Opposition, notamment ceux de l’Ufdg, de l’Ufr, du Pedn, du Pades, du Bl, etc. aux élections“.

‘’On ne nous a pas permis de participer aux élections’’

Commentaire que partage Sidya Touré, président de l’Ufr qui a déclaré dans l’émission des Grandes Gueules : “nous avons passé trois ans, de 2010 à 2013, à nous battre dans la rue pour obtenir qu’on nous organise les élections législatives. Après, on a mis 8 ans pour les élections communales. On ne doit pas nous accuser de boycotter quoi que ce soit. Pour les élections législatives (de 2020 ndrl), nous avons dit que nous n’acceptons pas l’idée qu’il y ait le référendum et les législatives ensemble et la manière dont ça se passe, notamment en ce qui concerne le fichier. Nous l’avons récusé pour des raisons évidentes. La preuve c’est que tout le monde est venu de l’extérieur, CEDEAO, OIF…, pour nous donner raison. A partir du moment où on nous a donné raison, on a dit oui, vous avez raison, mais vous ne participez plus aux élections. Donc arrêtez de parler de boycott, on ne nous a pas permis de participer aux élections législatives”… Lire la suite de l’article sur Guinafnews.info en cliquant ici.

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