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Présidentielle 2020 : ‘’Deux forces se font face et se regardent en chiens de faïence’’

Que réserve le 18 octobre 2020 à la Guinée ? De quoi sera faite la période pré et post-électorale dans notre pays ? Ces questions valent leur pesant d’or au regard des grands enjeux qui entourent la Présidentielle prochaine. 

De nombreux observateurs donnaient l’UFDG ‘’non partant’’ au regard de la longue liste des revendications dont elle réclamait la satisfaction préalable pour prendre part au scrutin du 18 octobre.

Mais voilà depuis dimanche 06 septembre c’est chose faite, ‘’l’os s’est stabilisé au milieu du plat’’, traduction directe de l’adage soussou ‘’khôri bara rakhara bandé fari’’. Façon de dire que l’on sait désormais à quoi s’en tenir face à une situation donnée.

La situation a évolué certes. Mais la donne n’a pas changé. Loin s’en faut. Peut-être même qu’elle s’est davantage corsée. Le discours d’investiture de Cellou Dalein Diallo tout comme la posture de circonstance de l’homme, en disent long.

La Guinée est à un tournant décisif de son histoire politique. Les enjeux de la consultation attendue restent grands. Ils sont annonciateurs d’une situation explosive à brève ou moyenne échéance. Deux forces se font face et se regardent en chiens de faïence. Elles se narguent impitoyablement et continuellement.

Deux déterminations s’affirment avec une égale intensité. L’une pour conserver le pouvoir à tout prix, l’autre pour le conquérir coûte que coûte. Aucun camp ne semble prêt à faire la moindre concession. Caricaturalement en soussou, c’est la situation Tékou vs Moukou. L’un dit je passerai ‘’tékou’’. L’autre réplique ‘’moukou’’ tu ne passeras. Le pays se trouve ainsi exposé à un risque de clash énorme et imminent.

Face à la situation, la nécessité d’une concertation s’impose pour faire bouger les lignes. Un dialogue direct, franc et inclusif doit être organisé de toute urgence, pour à minima parvenir à un fichier électoral consensuel. Et pour l’obtention de ce précieux sésame, aucun effort n’est à ménager, aucun sacrifice n’est à épargner. Serait-ce le report de l’élection.

Le dialogue pour aller à l’élection sur une base saine est la condition sine qua non pour circonscrire et atténuer la contestation des résultats électoraux. C’est le moyen par excellence d’aménagement d’un environnement de paix pré et post électoral, susceptible de contrer les vieux démons de la violence.

Constitutionnellement en Guinée, l’initiative du dialogue appartient à Monsieur le Premier Ministre. Celui-ci s’il prenait ses responsabilités face à cette urgence, rendrait de précieux services aux guinéens.

Que Dieu sauve la Guinée et les guinéens. Aameen !

Sény Facinet Sylla
Ex. Secrétaire Général Adjoint
des Affaires Religieuses

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One comment

  1. Les leaders religieux ont toujours privligié les primes et privilèges que les accorde les autorités du moment. L’imam Salifou disait qu’il ne spécule pas, qu’il attend qu’Alpha Condé se déclare candidat pour lui dire la vérité maintenant qu’il l’est depuis près d’une semaine rien n’a été fait dans ce sens. C’est aux guinéens de savoir prendre leur responsabilité ou alors que chacun continue à faire l’amalgame sachant bien que le pays va du mal en pire

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